L’État luxembourgeois est un important actionnaire pour plusieurs grandes entreprises du pays, c’est-à-dire qu’il détient des parts desdites entreprises, dont certaines cotées en bourse. En août 2025, une réponse parlementaire avait permis d’apprendre que le Luxembourg avait investi 1,2 milliard d’euros dans 45 entreprises du pays.

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Parmi les grandes sociétés luxembourgeoises entièrement détenues par l’État, on retrouve notamment Post, la Spuerkeess ou encore Lux-Airport.

En revanche, l’une de ces sociétés dénote: il est possible de constater que les Chemins de fer luxembourgeois sont détenus à «seulement» 94% par le Luxembourg. Les CFL précisent d’ailleurs sur leur site que les parts restantes sont détenues par la Belgique (4%) et la France (2%). Mais qu’est-ce qui explique précisément cette tripartition?

Les parts belge et française beaucoup plus importantes à l’époque

Contactés, les CFL ont fourni des éléments d’explication. «Par convention du 17 avril 1946, la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois a été créée entre l’État luxembourgeois, belge et français», explique la société ferroviaire, dont l’acronyme était à l’époque SNCFL.

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La répartition des parts était très différente de l’actuelle: tandis que la SNCFL était détenue à 51% par l’État luxembourgeois, la Belgique et la France se répartissaient les 49% restants à égalité (24,5% chacune, donc).

La création de la SNCFL a conduit à la dissolution d’anciennes compagnies ferroviaires, telles que la Compagnie des chemins de fer Prince Henri ou encore la Société royale grand-ducale des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.

Pourquoi ces parts se sont fortement réduites

À la fin du siècle, une restructuration majeure intervient: «À la suite de l’évolution du droit communautaire, une réforme de la SNCFL a eu lieu en 1997 à la suite de laquelle les CFL, maintenus comme société anonyme intégrée, sont mandatés par l’État luxembourgeois pour gérer l’infrastructure ferroviaire et effectuer les transports de voyageurs par chemin de fer», poursuivent les CFL.

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Bien que la collaboration avec les États belge et français soit maintenue, la part d’investissement du Luxembourg est devenue bien plus importante qu’avant. Depuis cette restructuration, les CFL sont donc détenus à 94% par le Luxembourg, 4% par la Belgique et 2% par la France.