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La votation sur le fonds climat pose une double question. La première est budgétaire: faut-il investir 0,5 à 1% du PIB, entre 4 et 8 milliards par an, pour accélérer l’adaptation de la Suisse à la crise climatique? La seconde est institutionnelle: est-il justifié de soustraire ces dépenses au frein à l’endettement? Introduit en 2003 après une votation, ce mécanisme oblige la Confédération à équilibrer ses dépenses et ses recettes à terme, limitant sa capacité d’endettement.
En juin 2023, près de 60% des votants ont approuvé la loi sur le climat et l’innovation, qui fixe l’objectif de la neutralité carbone d’ici à 2050. Pour les socialistes et les écologistes, cette manne offrirait les moyens de mettre en œuvre ce cap. Le fonds financerait les énergies renouvelables, la prévention des catastrophes, l’assainissement des bâtiments et l’accompagnement des entreprises vers des modes de production plus durables, selon les initiants.