Le propos de notre Premier Ministre, relève du bon sens : l’Europe doit dire stop, unie, aux lubies trumpiennes. Elle en payera, sans doute, un lourd tribut. Mais moins que si elle les acceptait, désunie, ce qui reviendrait à faire d’elle l”esclave misérable” des USA.
Nous voici donc avec un BDW quasi plus euroenthousiaste que Maxime Prévot ! Le 16, décidément, vous change un homme… De trublion communautaire à véritable homme d’Etat, comme son attitude remarquée sur le dossier des avoirs russes l’avait déjà esquissé ? On achèterait bien l’idée, mais sans se laisser griser par l’instant. Le De Wever de Davos n’efface ni le De Wever des compromis communautaires calculés, ni le stratège flamand attentif à ne jamais diluer l’intérêt régional dans un grand récit européen.
Son européisme est conditionnel, pragmatique, utilitaire. Il ne repose pas sur une foi nouvelle dans le projet politique européen, mais sur un constat lucide : face à Trump, l’Europe n’a pas le luxe de la division. Et un peu comme Batman, qui n’est pas le superhéros parfait mais celui dont Gotham a besoin, De Wever porte le message européen, sans doute imparfait, mais dont l’Europe de 2026 a, qu’on le veuille ou non, grand besoin.