L’une des sources présentes à la réunion avec Donald Trump a dressé un parallèle entre la proposition de souveraineté américaine sur les bases au Groenland et la situation des bases militaires du Royaume-Uni à Chypre, qui sont considérées comme un territoire britannique.
Le Royaume-Uni dispose en effet de deux bases sur l’île méditerranéenne, à Akrotiri et Dhekelia. Elles ont un rôle stratégique, et le pays peut y opérer de manière souveraine, même si les lois britanniques ne s’y appliquent pas.
Selon le New York Times, qui cite trois sources proches du dossier, plusieurs hauts responsables de l’OTAN auraient échangé, quelques heures avant les annonces de Donald Trump, au sujet de la souveraineté des États-Unis sur les bases américaines au Groenland. Toutefois, ces sources ne peuvent pas confirmer que cette mesure sera bien incluse dans le cadre de l’accord.
Pour rappel, Donald Trump a assuré mercredi que le projet d’accord en discussion sur le Groenland donnait aux États-Unis “tout ce (qu’ils) voulaient” sans préciser si cela se traduirait par une possession américaine de l’île.
Le chef de l’Otan affirme que la souveraineté du Groenland n’a pas été abordée avec TrumpL’enjeu des minerais et terres rares
Par cet accord, les États-Unis obtiendraient également le contrôle de plusieurs zones où ils pourraient exploiter les terres rares, rapporte HLN. Ces matières premières stratégiques et indispensables à la fabrication des smartphones, des batteries, ou encore des panneaux photovoltaïques et des éoliennes.
“Je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position, en particulier concernant la sécurité et les minerais et tout le reste”, a déclaré mercredi le président américain.