Les négociations en cours à Abou Dhabi peuvent “apporter quelque chose, au moins d’un point de vue humanitaire”, estime sur LCI l’analyste géopolitique Ulrich Bounat. Selon lui, il est “quand même intéressant d’avoir les discussions, que les deux se parlent entre eux”, pour sortir de simples “négociations parallèles”, Washington et Kiev d’un côte et Washington et Moscou de l’autre. Par ailleurs, les “interloucteurs (sont) sérieux”, ce sont des “gens qui connaissent le terrain”. “On va parler probablement parler militaire et terrain”, développe le spécialiste.

“En revanche, est-ce que cela va déboucher sur quelque chose ? C’est très peu probable”, regrette-t-il toutefois. Sur les territoires de l’est de l’Ukraine convoités par la Russie, il est “irréaliste que les Russes lâchent la moindre chose, les Américains ne sont pas prêts à mettre de pression, les Ukrainiens ne vont pas capituler”, résume-t-il. Quant aux garanties de sécurité, un accord a été trouvé entre l’Ukraine et les États-Unis, mais “pour les Russes, il est inacceptable d’avoir des troupes occidentales, quelles qu’elles soient, sur le territoire ukrainien”. “Les vrais points durs ne sont pas résolus”, insiste l’expert.