TEC: Liège et Charleroi fortement perturbés

En Wallonie, le réseau TEC s’annonce également fortement perturbé dès ce lundi matin. Les syndicats protestent contre les mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon dans le cadre du nouveau Contrat de service public.

80% des voyages sont perturbés sur la ligne Liège-Verviers: au total, 113 lignes sont totalement à l’arrêt. Quant au réseau carolo, il est complètement à l’arrêt, à l’exception de deux lignes (109a et 365a) qui roulaient vers 7h.

Pris au piège, certains navetteurs sont frustrés

Une grève commune, cela pénalise pas mal de personnes”, regrette Isabelle, une navetteuse. Les annulations se font au cas par cas et il n’est pas toujours facile de savoir à l’avance si on pourra embarquer ou pas. Certains n’ont pas pu trouver des alternatives et se trouvent pris au piège.

Pas d’appel à la grève à la STIB

À Bruxelles, aucun appel à la grève n’a été lancé à la STIB, mais de légères perturbations restent possibles lundi matin en raison d’un rassemblement syndical prévu à la Gare Centrale.

Le point sur les perturbations au fil de la journée à suivre dans notre direct:

Le TEC: l’attestation de perturbation

L’attestation de perturbation du réseau TEC est à retrouver sur leur site.

Les navetteurs pris au piège par une grève simultanée

“Je regrette qu’ils soient en front commun en même temps”, indique une navetteuse.

TEC Charleroi: tout à l’arrêt, sauf 2 lignes

Le réseau carolo est complètement à l’arrêt, à l’exception de deux lignes (109a et 365a) qui roulaient vers 7h.

Le TEC: de nombreuses lignes perturbées

SNCB: l’attestation de perturbation

L’attestation de perturbation de la SNCB est à retrouver sur leur site.

La liste des trains qui roulent

Votre train circule-t-il? Vérifiez les informations sur le site de la SNCB. Toutes les lignes qui roulent sont listées.

Les syndicats du TEC: “On nous retire des acquis”

Autant d’économies “qui ne sont envisagées QUE sur le dos des travailleurs”, fustige Pascal Bailly, responsable CGSLB TEC wallon. “On ne peut laisser cela en l’état”, ajoutait-il la semaine passée, mettant en garde contre “au minimum” de “forts blocages” durant toute la semaine du 26 janvier, assurant que l’idée n’est pas non plus de paralyser la population durant trop longtemps.

Son collègue Karl Di Stefano, secrétaire permanent CSC Services publics, ne dit pas autre chose. “On nous retire des acquis très importants, négociés il y a plusieurs dizaines d’années et qui nous avaient été octroyés au détriment d’une augmentation salariale”, dénonce-t-il.

De son côté, la société de transport public reconnait que le dialogue social n’est “absolument pas rompu”. Elle indiquait, dès la semaine passée, s’attendre à de “fortes perturbations” sur le réseau et recommande à ses usagers d’envisager une alternative.

Le TEC liégeois fortement perturbé

Un peu plus de 80% des voyages prévus sur le réseau TEC Liège-Verviers sont supprimés. Au total, 113 lignes sont totalement à l’arrêt, dont le réseau structurant liégeois, dix lignes sont perturbées (circulation avec une fréquence moindre due à des voyages supprimés), et 82 lignes circulent normalement. Des perturbations ne sont toutefois pas à exclure en fonction de blocages éventuels en cours de journée.

Toutes nos infos ici

Au TEC, 5 jours de grève

Des actions de grèves sont aussi menées en front commun sur tout le réseau TEC de ce lundi 26 au vendredi 30 janvier.

Les syndicats s’opposent aux mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon à l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW), qui chapeaute le TEC, dans le cadre de la révision du Contrat de service public. Le texte a été approuvé par le gouvernement wallon en décembre dernier puis a été présenté au conseil d’administration de l’entreprise de transport public début janvier, avant d’être communiqué aux représentants des travailleurs.

Dans la foulée, les syndicats avaient annoncé la semaine passée un préavis d’action durant la semaine du 26 janvier. Selon eux, il est notamment question de mettre fin aux heures de chaleur et à des allocations liées aux maladies de longue durée, de revoir les horaires de travail et de diriger davantage de lignes vers des entreprises privées.

Pourquoi cette grève?

S’il s’agit de la première grève ferroviaire de 2026, le compteur dépassera les 30 jours d’arrêt cumulés depuis début 2025 au terme de cette semaine.

Cinq syndicats du rail (CGSP Cheminots, CSC Transcom, SLFP Cheminots, SIC et SACT) ont appelé à débrayer pour protester notamment contre la fin du recrutement statutaire. L’avant-projet de loi du ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, prévoit de généraliser la contractualisation à partir du 1er juin. “Le statut est la garantie d’un service public de qualité, pour les travailleurs comme pour les passagers”, soulignent-ils.

Jean-Luc Crucke a défendu sa réforme à la Chambre, assurant avoir essayé de négocier jusqu’au bout. Ce texte vise à préparer la SNCB à la “libéralisation du rail en 2032 et non à nuire au personnel ou aux voyageurs”, a ajouté le centriste.

Les syndicats dénoncent également des “objectifs contradictoires”: le gouvernement souhaite augmenter de 10% l’offre de trains et attirer 30% de voyageurs en plus d’ici 2032, tout en réalisant 675 millions d’euros d’économies.

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