C’est plus facile de motiver les gens à voter pour toi en te presentant en sauveur dans un monde où tout va mal, c’est vieux comme le monde comme discours
Oulah t’as du courage de poster cet article
Les gauchistes vont répondre que c’est juste la Chine; la Chine de Shrödinger qui est à la fois communiste et capitaliste. Même si c’est statistiquement faux.
Je n’ai pas accès à l’article mais est-ce que je fais une erreur en me disant qu’en tête de leur papier L’Express a cité les livres qui les arrangeaient pour leur démonstration ?
JLM n’a manifestement pas mis les pieds dans un pays pauvre depuis un moment…
On peut avoir l’article en commentaire stp ?
De ce que j’ai lu, j’ai l’impression qu’ils disent que le niveau de vie a globalement augmenté, et que donc la globalisation profitent aux pays pauvres. C’est ça ?
La question que je me pose, c’est si ils partent du principe que le niveau de vie n’aurait pas augmenté sans globalisation ?
Si c’est le cas c’est un peu bancal comme argumentation non ?
Ceci dit, je ne sais pas dans quel contexte melanchon a dit ça, c’est possible qu’il ait dit une connerie hein, mais c’est vrai que la globalisation a cet effet pervers qui fait que les pays d’Afrique, par exemple, qui sont assis sur les plus grandes richesses de la planète et fournissent le monde entier, ne voient que très peu la couleur de cette richesse qui vient se concentrer dans les pays occidentaux. Est-ce que c’est directement et uniquement imputable à la globalisation ? J’en sais rien, mais en tout cas, ça a sûrement accéléré la tendance.
Edit : ce que j’essaye de dire dans mon dernier paragraphe, c’est qu’à mon avis, la globalisation profitent bien plus aux pays occidentaux qu’elle ne profite aux pays pauvres.
Jean-Luc Mélenchon aurait, sans aucun doute, fasciné le regretté Hans Rosling. Disparu en 2017 à l’âge de 68 ans, ce médecin humanitaire suédois était devenu un spécialiste du développement et des statistiques. Dans son livre posthume Factfulness (Flammarion), l’un des essais les plus importants parus ces dix dernières années, Hans Rosling plaidait pour une compréhension objective du monde qui nous entoure, plutôt qu’une vision biaisée par l’idéologie ou par notre pessimisme naturel. Les faits ? “Petit à petit, année après année, le monde s’améliore. Bien que notre planète fasse face à des défis considérables, nous avons fait des progrès formidables” assurait celui qu’on appelait le “maître Jedi des statistiques”, rappelant que “85% de l’humanité est déjà dans la case que nous appelions “pays développés””.
Jean-Luc Mélenchon n’a visiblement pas lu Factfulness, ni La Grande évasion : santé, richesse et origine des inégalités (PUF) du prix Nobel d’économie Angus Deaton, encore moins Le triomphe des Lumières (Les Arènes) du professeur à Harvard Steven Pinker, des ouvrages qui battent en brèche bien des idées reçues sur le progrès matériel. Il n’est apparemment jamais allé consulter OurWorldInData.org, ce formidable site de l’université d’Oxford, dirigé par l’économiste du développement Max Roser, qui illustre les évolutions mondiales dans de nombreux domaines : santé, alimentation, croissance, éducation, inégalités, violences… Dans un grand entretien accordé à l’Express, le nouveau patron de la gauche prouve que son goût pour les mots n’a d’égal que son mépris des chiffres.
Alors que nos journalistes lui soulignent que la mondialisation a profité au pays du Sud, à travers le recul de la pauvreté, la diminution de la mortalité infantile et l’émergence de la classe moyenne, le tribun, tout à sa critique du “néolibéralisme” et de la “globalisation”, nie. “Non, c’est faux. Il y a juste un capital qui s’est enrichi de toutes les manières possibles et partout” rétorque-t-il, avant de compléter : “En réalité, il n’y a jamais eu autant de pauvres et de mal nourris dans ces pays comme ailleurs. Des populations croupissent par millions dans des villes où ils n’ont rien à y faire et d’où elles finissent par émigrer. L’agriculture vivrière a été détruite. Contrairement à ce que vous dites, la globalisation n’a pas profité aux pays pauvres”.
Le rôle positif de l’urbanisation
Il faut rappeler à Jean-Luc Mélenchon quelques chiffres clés. En 1980, la part de la population mondiale vivant dans l’extrême-pauvreté (soit moins d’1,90 dollar par jour) était supérieure à 40 %. Aujourd’hui, elle se situe sous les 10 % (selon la Banque mondiale). Une évolution d’autant plus remarquable que la population mondiale, sur la même période, est passée de 4,4 à 7,8 milliards d’humains. Alors que la part de la population mondiale sous-alimentée s’élevait encore à plus de 30 % au début des années 1970, celle-ci est passée à 13 % en 2001 et à moins de 9 % en 2019 (selon l’Organisation des Nations unie pour l’alimentation et l’agriculture, ou FAO). La pandémie du Covid-19 a certes aggravé la situation, faisant remonter ce chiffre à près de 10 % pour l’année 2020.
La part des enfants de moins de cinq ans étant trop maigres pour leur taille (un des critères de la malnutrition) se situait encore dans le monde à plus de 20 % en 2000, contre moins de 13 % en 2020 (Unicef, OMS, Banque mondiale). Au Bangladesh, la prévalence de ces enfants en sous-poids s’élevait à 66 % en 1986, contre un peu moins de 23 % en 2019. Quant à la mortalité infantile, elle a été réduite de plus de moitié en trois décennies: 12,5 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 1990, contre un peu plus de 5 millions en 2020 (Groupe inter-institutions des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile). L’espérance de vie mondiale est, elle, passée de 45 ans en 1950 à 61 ans en 1980 et 72 ans en 2019.
“Des populations croupissent par millions dans des villes où ils n’ont rien à y faire”? Pour les experts, l’urbanisation, vilipendée par Jean-Luc Mélenchon, est justement l’un des facteurs les plus importants dans la spectaculaire baisse mondiale des taux de fécondité, tout comme dans la hausse du niveau d’éducation des femmes. “La planète s’est urbanisée à une vitesse spectaculaire. En 1950, seulement 30 % de la population mondiale était urbaine. En 2007, pour la première fois dans l’histoire, la population urbaine a surpassé celle rurale. Et en 2050, deux tiers d’entre nous devraient vivre en ville. Or à la campagne, l’enfant représente un atout économique, avec des bras supplémentaires pour travailler dans les champs. Mais quand on déménage en ville, il se transforme en un fardeau financier. Par ailleurs, et c’est sans doute encore plus important, l’urbanisation favorise l’éducation des femmes à travers le système scolaire, Internet, les librairies, les médias, mais aussi la fréquentation d’autres femmes. Et une fois que les femmes ont cette liberté, elles veulent contrôler leur vie comme leur corps, ce qui passe par avoir moins d’enfants. L’influence des religions organisées est également plus forte dans des environnements ruraux que citadins” soulignent les Canadiens Darrell Bricker et John Ibbitson, auteurs de Planète vide (Les Arènes).
Au niveau mondial, le PIB par habitant a connu une croissance spectaculaire depuis la deuxième moitié du XXe siècle : situé à 450 dollars en 1960, il était à près de 11 000 en 2022.
Alors qu’en 1960, une femme avait encore en moyenne 5 enfants, ce chiffre a chuté à 2,40 en 2019. Selon l’Unesco, le taux mondial de scolarisation des filles est passé de 73 % en 1995 à 89 % en 2020, avec des améliorations importantes en Afrique subsaharienne ou en Inde. Trois fois plus de femmes sont aujourd’hui inscrites à l’université qu’il y a vingt ans. D’un point de vue général, la part population mondiale analphabète (parmi les 15 ans et plus) s’élevait à 80 % en 1900, contre moins de 14 % en 2016 (OCDE et Unesco).
Enfin, en ce qui concerne les “pays pauvres” et la mondialisation, rappelons qu’un Etat comme le Bangladesh a depuis 1980 été marqué par une explosion de son PIB par habitant, passé de 230 à près de 2000 dollars courants (Banque mondiale). Au niveau mondial, le PIB par habitant a connu une croissance spectaculaire depuis la deuxième moitié du XXe siècle : situé à 450 dollars en 1960, il était à 2550 en 1980, à 5530 en 2000, et à près de 11 000 en 2022 (Banque mondiale). Même les économistes Thomas Piketty, Lucas Chancel, Gabriel Zucman et Emmanuel Saez, très marqués à gauche, doivent reconnaître que les inégalités entre les pays se sont “amoindries au cours des deux dernières décennies”, tout en mettant l’accent sur la hausse des inégalités à l’intérieur des Etats. Comme l’explique le journaliste économique britannique Hamish McRae dans son récent essai de prospective The World in 2050 (Bloosmbury), du fait du grand rattrapage économique à l’oeuvre par rapport aux pays occidentaux, deux tiers de la population mondiale devraient faire partie de la classe moyenne, ou supérieure, en 2050. Une évolution inédite dans l’histoire de l’humanité.
Ciel il pourrait même aller jusqu’à nier les bienfaits du ruissellement, s’il continue.
Mélenchon vit dans une réalité parallèle.
Ce qui pose vraiment problème dans la « démonstration » de l’express est de trois ordres:
1- comme cela a été indique par qqn d’autre dans ce fil, effectivement, cela ne répond pas à la vraie question : est-ce que ces pays auraient été en meilleure posture sur ces mêmes métriques sans la globalisation ? (En gros, un souci de définition, d’autant plus que la globalisation est assez ambigüe : la colonisation elle même fait partie d’une première vague de globalisation)
2- les métriques proposées (santé, niveau de vie, espérance de vie…) sont elle exclusivement due à la globalisation ? C’est à voir, car dans ce cas précis, corrélation n’est pas causalité. En effet, beaucoup de phénomènes auraient pu avoir lieu sans les accords du GATT et l’OMC (d’autant plus que l’élévation de l’espérance de vie date de la décolonisation et non de la dernière vague de globalisation post guerre froide)
3- je pousserais même l’argument plus loin en disant que ces améliorations concrètes pour les populations se sont faites MALGRÉ la globalisation, ses traités inégaux, sa stratégie de monoculture agricole et de spécialisation, ses financements prédateurs…
Argument subsidiaire: un exemple souvent donné est celui de la Chine qui a réussi à sortir les deux tiers de sa population de l’extrême pauvreté (- de 1$ par jour). Or, quand on regarde la distribution des quintiles ou deciles de revenu en chine, ils les ont juste « transférés » vers la « grande pauvreté » a – de 2$ par jour. Cela relativise grandement le bon en avant (sans jeu de mot) sans nier pour autant les avancées du pays depuis les années 60 (mais ça mériterait d’être analysé plus en profondeur)
Comme quoi, il n’y a que l’idéologie qui intéresse ces personnes. Ils n’ont aucune conscience de la réalité du monde, des raisonnements logiques, argumenté de faits.
Il n’y a que l’idéologie qui est importante pour eux. La bonne et la mauvaise.
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C’est plus facile de motiver les gens à voter pour toi en te presentant en sauveur dans un monde où tout va mal, c’est vieux comme le monde comme discours
Oulah t’as du courage de poster cet article
Les gauchistes vont répondre que c’est juste la Chine; la Chine de Shrödinger qui est à la fois communiste et capitaliste. Même si c’est statistiquement faux.
Je n’ai pas accès à l’article mais est-ce que je fais une erreur en me disant qu’en tête de leur papier L’Express a cité les livres qui les arrangeaient pour leur démonstration ?
JLM n’a manifestement pas mis les pieds dans un pays pauvre depuis un moment…
On peut avoir l’article en commentaire stp ?
De ce que j’ai lu, j’ai l’impression qu’ils disent que le niveau de vie a globalement augmenté, et que donc la globalisation profitent aux pays pauvres. C’est ça ?
La question que je me pose, c’est si ils partent du principe que le niveau de vie n’aurait pas augmenté sans globalisation ?
Si c’est le cas c’est un peu bancal comme argumentation non ?
Ceci dit, je ne sais pas dans quel contexte melanchon a dit ça, c’est possible qu’il ait dit une connerie hein, mais c’est vrai que la globalisation a cet effet pervers qui fait que les pays d’Afrique, par exemple, qui sont assis sur les plus grandes richesses de la planète et fournissent le monde entier, ne voient que très peu la couleur de cette richesse qui vient se concentrer dans les pays occidentaux. Est-ce que c’est directement et uniquement imputable à la globalisation ? J’en sais rien, mais en tout cas, ça a sûrement accéléré la tendance.
Edit : ce que j’essaye de dire dans mon dernier paragraphe, c’est qu’à mon avis, la globalisation profitent bien plus aux pays occidentaux qu’elle ne profite aux pays pauvres.
Jean-Luc Mélenchon aurait, sans aucun doute, fasciné le regretté Hans Rosling. Disparu en 2017 à l’âge de 68 ans, ce médecin humanitaire suédois était devenu un spécialiste du développement et des statistiques. Dans son livre posthume Factfulness (Flammarion), l’un des essais les plus importants parus ces dix dernières années, Hans Rosling plaidait pour une compréhension objective du monde qui nous entoure, plutôt qu’une vision biaisée par l’idéologie ou par notre pessimisme naturel. Les faits ? “Petit à petit, année après année, le monde s’améliore. Bien que notre planète fasse face à des défis considérables, nous avons fait des progrès formidables” assurait celui qu’on appelait le “maître Jedi des statistiques”, rappelant que “85% de l’humanité est déjà dans la case que nous appelions “pays développés””.
Jean-Luc Mélenchon n’a visiblement pas lu Factfulness, ni La Grande évasion : santé, richesse et origine des inégalités (PUF) du prix Nobel d’économie Angus Deaton, encore moins Le triomphe des Lumières (Les Arènes) du professeur à Harvard Steven Pinker, des ouvrages qui battent en brèche bien des idées reçues sur le progrès matériel. Il n’est apparemment jamais allé consulter OurWorldInData.org, ce formidable site de l’université d’Oxford, dirigé par l’économiste du développement Max Roser, qui illustre les évolutions mondiales dans de nombreux domaines : santé, alimentation, croissance, éducation, inégalités, violences… Dans un grand entretien accordé à l’Express, le nouveau patron de la gauche prouve que son goût pour les mots n’a d’égal que son mépris des chiffres.
Alors que nos journalistes lui soulignent que la mondialisation a profité au pays du Sud, à travers le recul de la pauvreté, la diminution de la mortalité infantile et l’émergence de la classe moyenne, le tribun, tout à sa critique du “néolibéralisme” et de la “globalisation”, nie. “Non, c’est faux. Il y a juste un capital qui s’est enrichi de toutes les manières possibles et partout” rétorque-t-il, avant de compléter : “En réalité, il n’y a jamais eu autant de pauvres et de mal nourris dans ces pays comme ailleurs. Des populations croupissent par millions dans des villes où ils n’ont rien à y faire et d’où elles finissent par émigrer. L’agriculture vivrière a été détruite. Contrairement à ce que vous dites, la globalisation n’a pas profité aux pays pauvres”.
Le rôle positif de l’urbanisation
Il faut rappeler à Jean-Luc Mélenchon quelques chiffres clés. En 1980, la part de la population mondiale vivant dans l’extrême-pauvreté (soit moins d’1,90 dollar par jour) était supérieure à 40 %. Aujourd’hui, elle se situe sous les 10 % (selon la Banque mondiale). Une évolution d’autant plus remarquable que la population mondiale, sur la même période, est passée de 4,4 à 7,8 milliards d’humains. Alors que la part de la population mondiale sous-alimentée s’élevait encore à plus de 30 % au début des années 1970, celle-ci est passée à 13 % en 2001 et à moins de 9 % en 2019 (selon l’Organisation des Nations unie pour l’alimentation et l’agriculture, ou FAO). La pandémie du Covid-19 a certes aggravé la situation, faisant remonter ce chiffre à près de 10 % pour l’année 2020.
La part des enfants de moins de cinq ans étant trop maigres pour leur taille (un des critères de la malnutrition) se situait encore dans le monde à plus de 20 % en 2000, contre moins de 13 % en 2020 (Unicef, OMS, Banque mondiale). Au Bangladesh, la prévalence de ces enfants en sous-poids s’élevait à 66 % en 1986, contre un peu moins de 23 % en 2019. Quant à la mortalité infantile, elle a été réduite de plus de moitié en trois décennies: 12,5 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 1990, contre un peu plus de 5 millions en 2020 (Groupe inter-institutions des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile). L’espérance de vie mondiale est, elle, passée de 45 ans en 1950 à 61 ans en 1980 et 72 ans en 2019.
“Des populations croupissent par millions dans des villes où ils n’ont rien à y faire”? Pour les experts, l’urbanisation, vilipendée par Jean-Luc Mélenchon, est justement l’un des facteurs les plus importants dans la spectaculaire baisse mondiale des taux de fécondité, tout comme dans la hausse du niveau d’éducation des femmes. “La planète s’est urbanisée à une vitesse spectaculaire. En 1950, seulement 30 % de la population mondiale était urbaine. En 2007, pour la première fois dans l’histoire, la population urbaine a surpassé celle rurale. Et en 2050, deux tiers d’entre nous devraient vivre en ville. Or à la campagne, l’enfant représente un atout économique, avec des bras supplémentaires pour travailler dans les champs. Mais quand on déménage en ville, il se transforme en un fardeau financier. Par ailleurs, et c’est sans doute encore plus important, l’urbanisation favorise l’éducation des femmes à travers le système scolaire, Internet, les librairies, les médias, mais aussi la fréquentation d’autres femmes. Et une fois que les femmes ont cette liberté, elles veulent contrôler leur vie comme leur corps, ce qui passe par avoir moins d’enfants. L’influence des religions organisées est également plus forte dans des environnements ruraux que citadins” soulignent les Canadiens Darrell Bricker et John Ibbitson, auteurs de Planète vide (Les Arènes).
Au niveau mondial, le PIB par habitant a connu une croissance spectaculaire depuis la deuxième moitié du XXe siècle : situé à 450 dollars en 1960, il était à près de 11 000 en 2022.
Alors qu’en 1960, une femme avait encore en moyenne 5 enfants, ce chiffre a chuté à 2,40 en 2019. Selon l’Unesco, le taux mondial de scolarisation des filles est passé de 73 % en 1995 à 89 % en 2020, avec des améliorations importantes en Afrique subsaharienne ou en Inde. Trois fois plus de femmes sont aujourd’hui inscrites à l’université qu’il y a vingt ans. D’un point de vue général, la part population mondiale analphabète (parmi les 15 ans et plus) s’élevait à 80 % en 1900, contre moins de 14 % en 2016 (OCDE et Unesco).
Enfin, en ce qui concerne les “pays pauvres” et la mondialisation, rappelons qu’un Etat comme le Bangladesh a depuis 1980 été marqué par une explosion de son PIB par habitant, passé de 230 à près de 2000 dollars courants (Banque mondiale). Au niveau mondial, le PIB par habitant a connu une croissance spectaculaire depuis la deuxième moitié du XXe siècle : situé à 450 dollars en 1960, il était à 2550 en 1980, à 5530 en 2000, et à près de 11 000 en 2022 (Banque mondiale). Même les économistes Thomas Piketty, Lucas Chancel, Gabriel Zucman et Emmanuel Saez, très marqués à gauche, doivent reconnaître que les inégalités entre les pays se sont “amoindries au cours des deux dernières décennies”, tout en mettant l’accent sur la hausse des inégalités à l’intérieur des Etats. Comme l’explique le journaliste économique britannique Hamish McRae dans son récent essai de prospective The World in 2050 (Bloosmbury), du fait du grand rattrapage économique à l’oeuvre par rapport aux pays occidentaux, deux tiers de la population mondiale devraient faire partie de la classe moyenne, ou supérieure, en 2050. Une évolution inédite dans l’histoire de l’humanité.
Ciel il pourrait même aller jusqu’à nier les bienfaits du ruissellement, s’il continue.
Mélenchon vit dans une réalité parallèle.
Ce qui pose vraiment problème dans la « démonstration » de l’express est de trois ordres:
1- comme cela a été indique par qqn d’autre dans ce fil, effectivement, cela ne répond pas à la vraie question : est-ce que ces pays auraient été en meilleure posture sur ces mêmes métriques sans la globalisation ? (En gros, un souci de définition, d’autant plus que la globalisation est assez ambigüe : la colonisation elle même fait partie d’une première vague de globalisation)
2- les métriques proposées (santé, niveau de vie, espérance de vie…) sont elle exclusivement due à la globalisation ? C’est à voir, car dans ce cas précis, corrélation n’est pas causalité. En effet, beaucoup de phénomènes auraient pu avoir lieu sans les accords du GATT et l’OMC (d’autant plus que l’élévation de l’espérance de vie date de la décolonisation et non de la dernière vague de globalisation post guerre froide)
3- je pousserais même l’argument plus loin en disant que ces améliorations concrètes pour les populations se sont faites MALGRÉ la globalisation, ses traités inégaux, sa stratégie de monoculture agricole et de spécialisation, ses financements prédateurs…
Argument subsidiaire: un exemple souvent donné est celui de la Chine qui a réussi à sortir les deux tiers de sa population de l’extrême pauvreté (- de 1$ par jour). Or, quand on regarde la distribution des quintiles ou deciles de revenu en chine, ils les ont juste « transférés » vers la « grande pauvreté » a – de 2$ par jour. Cela relativise grandement le bon en avant (sans jeu de mot) sans nier pour autant les avancées du pays depuis les années 60 (mais ça mériterait d’être analysé plus en profondeur)
Comme quoi, il n’y a que l’idéologie qui intéresse ces personnes. Ils n’ont aucune conscience de la réalité du monde, des raisonnements logiques, argumenté de faits.
Il n’y a que l’idéologie qui est importante pour eux. La bonne et la mauvaise.