Selon une étude de la Haute école fédérale en formation professionnelle, les apprentis consacrent près de deux heures par jour à leurs trajets, avec des déplacements plus longs que la moyenne des travailleurs suisses.

31.01.2026, 10:2831.01.2026, 10:36

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La mobilité des apprentis est influencée par les frontières cantonales et linguistiques.Keystone

Les apprentis consacrent près de deux heures par jour aux déplacements, selon une étude de la Haute école fédérale en formation professionnelle (HEFP). Les frontières cantonales et linguistiques influencent fortement leur mobilité et l’accès aux écoles et entreprises formatrices.

Pour la première fois, des chercheurs de la HEFP ont calculé à l’échelle nationale les temps de déplacement des personnes en formation professionnelle initiale, peut-on lire dans un communiqué de presse de la Haute école. Les apprentis passent en moyenne 39 minutes par trajet pour se rendre au travail et 46 minutes pour aller à l’école professionnelle, soit 78 minutes par journée en entreprise et 92 minutes par journée d’école.

«Ces trajets représentent près de 20% du temps hebdomadaire disponible en dehors du travail, de la formation et du sommeil»

Les auteurs

Trajets plus longs que la moyenne suisse

L’analyse, basée sur les données de la statistique de la formation professionnelle initiale (SFPI) et du Registre des entreprises et établissements (REE) de l’Office fédéral de la statistique, porte sur l’ensemble des quelque 175’000 apprentis et apprenties en formation durant l’année scolaire 2021/2022. Elle montre que leurs trajets sont nettement plus longs que ceux des travailleurs suisses, dont le temps de déplacement quotidien atteint en moyenne 59 minutes.

Seul un faible pourcentage des formations est effectué dans une autre région linguistique. «Près de 15% des apprentis travaillaient pour une entreprise formatrice située hors de leur canton, et environ 11% suivaient une école professionnelle hors canton», précisent les chercheurs.

Enfin, les longs déplacements concernent surtout les trajets vers les écoles professionnelles, plus que ceux vers les entreprises formatrices.

«Il est nécessaire de développer une offre régionale d’écoles professionnelles pour limiter le temps de déplacement des jeunes.»

L’étude

Cela souligne le dilemme des cantons entre couverture régionale et centralisation des établissements pour des raisons économiques et qualitatives. (dal/ats)

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