Ces derniers jours, le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, son entourage et son parti, le Likoud, ont intensifié la “guerre” qu’ils ont déclarée contre l’“État profond”, ce fantasmatique État dans l’État qui agirait dans l’ombre pour “renverser le gouvernement de droite”, selon les propres termes gênants du Premier ministre.

L’escalade des attaques contre l’“État profond” n’est pas fortuite. Cette agitation ne fera que s’amplifier à l’approche des élections législatives [prévues en octobre prochain]. Il s’agit d’une stratégie dont le seul et unique objectif est de discréditer toute critique à l’encontre du Premier ministre, des ministres en exercice et de hauts responsables de la coalition au sein de la fonction publique. Et, ce faisant, de vider de son sens la notion même d’“État de droit”.

Après tout, si les juges, le parquet, la presse indépendante, le monde universitaire et les organisations issues de la société civile font toutes et tous partie d’un État profond débridé et sans entraves – comme l’affirme chaque soir la chaîne [israélienne] de droite C14 –, qui aura encore le droit de critiquer le gouvernement ? Qui pourra contenir les détenteurs du pouvoir et les empêcher d’abuser de leur pouvoir à leur profit ?

Voici trois exemples, observés ces dernières vingt-quatre h

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Zman Yisrael (Jérusalem)

Zman Yisrael (“Le Temps d’Israël”) est un site web hébréophone et centriste lancé en 2019 par David Horovitz et Seth Klarman. Il est le “petit frère” du site The Times of Israel (lancé en 2012), mais propose des contenus différents de ce site anglophone et francophone. Surtout, Zman Yisrael bénéficie d’une rédaction autonome emmenée par Amir Ben-David (centre gauche) qui, chaque midi, publie un éditorial percutant.

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