Extrême droite: Le Priol et sa bande du GUD jugés pour une sordide affaire de torture

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  1. >**Extrême droite: Le Priol et sa bande du GUD jugés pour une sordide affaire de torture**

    >Le militant d’ultradroite, principal suspect dans le meurtre du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú, comparaît à partir de ce mercredi à Paris avec quatre camarades pour le passage à tabac en 2015 d’un ancien responsable de son groupuscule.

    >Deux des prévenus sont les principaux suspects dans l’enquête ouverte pour «assassinat» après la mort de Federico Martín Aramburú, ex-international argentin de rugby abattu en plein centre de Paris le 19 mars. Loïk Le Priol et Romain Bouvier – tous deux en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du rugbyman – comparaissent à partir de ce mercredi dans une autre affaire. Une «descente» musclée qui a tout d’une séance de torture infligée à l’ancien chef du Groupe union défense (GUD), groupuscule d’extrême droite connu pour son activisme violent. Un de leurs camarades.

    >Le Priol et Bouvier ont débarqué au domicile de leur victime un soir d’octobre 2015 en compagnie de trois autres militants du groupe néofasciste : Logan Djian (alors le chef du GUD), Kleber V. et Geoffrey L.N. S’en étaient suivies de longues minutes de tabassage, de menaces et d’humiliations, selon des éléments de procédure que Libé a pu consulter. Des faits que les agresseurs ont filmés eux-mêmes, allant jusqu’à forcer l’homme qu’ils suppliciaient à danser nu. Avant de poursuivre leur équipée dans les rues de Paris.

    >Le soir des événements, Loïk Le Priol participe à une petite sauterie entre amis chez Edouard K., la victime, en présence d’une dizaine d’invités. Tout au long de la soirée, il est resté froid et a envoyé de nombreux SMS, s’éclipsant même aux toilettes pour passer un coup de téléphone. Au bout du fil, Logan Djian.

    >**Couteau sous le nez**

    >Mediapart avait révélé les images de cette soirée sordide, tournées par les suspects. Ils se sont d’abord filmés dans la rue, préparant visiblement leur coup. «Là, on arrive, donc là, grosse mise à l’amende, un peu comme j’avais fait…» dit notamment Djian. Ils surgissent ensuite chez leur victime, une fois les convives parties. Sur l’une de ces vidéos, Edouard K. apparaît confus, prostré sur son canapé. Ses agresseurs l’entourent, le frappent, le menacent. «C’est toi l’idéal du fascisme ? Mais t’es qu’une merde», éructe Le Priol. Un autre lance : «Dernière chance de te lever ou alors on te fout à poil.» Le Priol chuchote : «Et on le sodomisera à la fin.»

    >Après un passage dans la chambre où, dans le noir, continuent à pleuvoir les coups, les menaces et les injonctions à se dévêtir, Edouard K. apparaît en sang, nu, sur le sol de son salon. Sur les images, Loïk Le Priol lui colle un couteau sous le nez. «Tu sais que j’en ai buté plus d’un des mecs là-bas [à l’armée, ndlr], tu le sais ou pas ? Tu sais que le coupe-gorge, ça va très vite ?» menace cet ancien membre des forces spéciales renvoyé de l’armée, selon les révélations du Point, et également mouillé dans une sombre affaire d’agression d’une prostituée à Djibouti.

    >Le groupe force Edouard K. à danser la Macarena, toujours nu comme un ver. «Mets-toi à genou, bonhomme, et bouge sur la Macarena gentiment […], juste pour le plaisir. Allez bouge les, les mains tendues, voilà, pour le plaisir. Que chaque seconde de cette vidéo soit balancée sur YouTube juste pour le plaisir, le jour où tu parleras. Sinon elle reste entre nous, elle reste que pour moi. C’est Loïk Le Priol qui a cette vidéo. Elle ne changera jamais de main. Tu bouges bien en plus, comme une petite salope, comme t’es en fait.» L’ensemble de ces faits se sont déroulés en présence d’un ami de la victime, qui a été sommé de ne pas s’en mêler. Il a pris la fuite après le départ de la bande, choqué.

    >**Des raisons «obscures»**

    >Mais la petite troupe ne se serait pas arrêtée là. Après avoir quitté l’immeuble en regardant autour d’eux «comme pour s’assurer de ne pas être vus», selon un témoin, ils ont rejoint un bar du quartier latin. Une employée de l’établissement a décrit «cinq individus fortement alcoolisés» et cherchant «clairement à se battre». Le Priol notamment se serait montré «agressif avec les serveuses» et un client qui cherchait à s’interposer a été frappé. L’ambiance était si délétère que le personnel a décidé de fermer plus tôt que prévu. Sur le trottoir, une empoignade éclate : les gudards sont tombés sur des amis d’Edouard K. et des coups partent. De nouveau, Le Priol aurait sorti un couteau et lancé des menaces.

    >Les cinq prévenus sont poursuivis pour violences en réunion sous la menace d’une arme et avec préméditation. Certains, récidivistes, encourent dix ans de prison. Tous ont reconnu avoir porté des coups. Un déchaînement de violence dont les raisons «demeurent obscures», selon la procédure. Les cinq militants d’extrême droite ont déclaré reprocher à leur victime des violences contre des jeunes femmes du milieu, dont l’une des filles de Frédéric Chatillon, ami intime de Marine Le Pen et figure du GUD. Cette dernière s’est rétractée et Edouard K. a produit des SMS qui tendent à dégonfler ces allégations. Surtout, il aurait «trop parlé» et traité Djian, mouillé dans une autre affaire, de «balance». Dérisoire.

  2. L’article fait bien de rappeler rapidement certains liens qui existent entre le GUD, c’est à dire des nazis, des assassins et des tortionnaires, et le RN, vous savez ce parti qui n’est apparemment “plus vraiment d’extrême droite”.

  3. Ces types sont tarés. Des terroristes en puissance.

    Par contre, j’ai l’impression qu’il y a un gay refoulé dans l’histoire.

  4. Tabasser et humilier un type a plusieurs et sous la menace d’une arme.

    Buter un type avec un flingue car il leur a mis la misère dans une baston.

    Y’a pas à dire il pensent avoir des couilles, ils le pensent ouais.

  5. Une belle bande de sociopathes ! Ils auraient été jetés au trou bien avant s’ils n’avaient pas été blancs.

  6. Les faits datent de 2015.
    Si la Justice pouvait être plus rapide, Federico Martín Aramburú n’aurait pas été tué.

  7. ça me fait penser au livre “14, adolf-hitler-strasse”, ou on voit tout un tas d’êtres vicieux et violents n’attendre que le moment où ils pourront enfin se lâcher sur n’importe qui

  8. On continue les traditions: Patrick Devedjian fut, en 1967, brutalisé par ses compères d’Occident, accusé d’être une balance. Il y a aussi les anciens de la villa Susini.

    Plus sérieusement, vu ce que ça donne entre eux, je n’aimerais *vraiment* pas être arrêté pour “sédition” par ces mecs s’ils prennent le pouvoir.

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