Coupe de Belgique : un Anderlecht séduisant surclasse l’Antwerp et retrouvera l’Union pour une finale 100 % bruxelloise (0-4)Anderlecht a envahi le Bosuil

Le message de Jérémy Taravel est passé. C’est ce qu’on appelle un effet immédiat. “Il a su nous motiver, confie Nathan Saliba. Il nous a demandé de nous concentrer sur notre prestation, sur nos responsabilités.”

Dès la première minute, les Mauves ont ouvert le score. Les Nathan ont une belle connexion mentale. Le pied de De Cat pour la tête de Saliba, comme s’ils répétaient une phase sur les terrains d’entraînement de Neerpede. Un but d’entrée donne un boost mais au vu de l’attitude des Bruxellois, on est en droit de penser que même sans cette ouverture du score, ils auraient envahi le Bosuil de la même manière.

Le fait qu’un nouveau coach – logiquement Alfred Schreuder – soit proche d’une arrivée définitive ajoute une couche de motivation. Le Néerlandais était devant sa télévision. Il a dû se demander pourquoi d’autres entraîneurs n’ont pas été intéressés parle projet.

Celui qui n’a jamais vu Anderlecht cette saison a dû se dire qu’il assistait au match d’une équipe en forme avec de la qualité et de l’envie. L’exact opposé de tout ce qui s’est passé au club en janvier.

Le bulletin d’Anderlecht : De Cat extraterrestre, Diarra un roc en défense, Verschaeren impressionnant et un grand Bertaccini… même sans butUn mystère du football

Pour expliquer l’envie, on peut trouver des arguments. L’approche de Taravel, les critiques, le statut d’outsider. Tout était fait pour que le réveil sonne et que les Bruxellois arrêtent d’appuyer sur snooze. Pour la qualité de football, c’est incompréhensible. La porte d’entrée du Bosuil est-elle une faille spatio-temporelle. Sommes-nous de retour au mois de novembre, seul moment positif de la saison du RSCA ?

Non, car le niveau de jeu était encore supérieur à ce qui avait été proposé à l’époque. Le football était juste, rythmé, agréable à regarder. Cela faisait bien longtemps.

Plus commun, par contre, la facilité de Tristan Degreef à marquer face à l’Antwerp. Le produit de Neerpede a marqué cinq butsen carrière. Trois sont tombés face au matricule 1. Nathan De Cat avait ouvert son compteur en carrière sur cette pelouse au printemps dernier. Les matchs se sont enchaînés depuis pour Catje avec cette constante : quand le gamin va bien, l’équipe tourne mieux. Il a donné un assist, marqué un but et fait un match plein. Toutes griffes dehors.

Ne pas être les Jean-Claude Dusse de la Coupe

Deux finales en deux ans. La troisième en cinq ans. Anderlecht s’est mué en équipe de coupe mais n’a pas réussi à conclure ses dernières occasions. Pour ne pas se transformer en Jean-Claude Dusse de la Croky Cup, il faudra plus que compter sur un malentendu.

L’Union est un obstacle largement plus solide que l’Antwerp mais il faudra le surmonter. Anderlecht n’a plus soulevé le moindre trophée depuis mai 2017. Pour éviter qu’on passe la saison 2026-27 à écrire qu’Anderlecht a passé dix ans sans rien gagner, les Mauves doivent au moins afficher un niveau similaire à cette demi-finale retour.

La finale se disputera le 14 mai à Bruxelles entre deux équipes de la capitale. Jamais l’Union et Anderlecht ne se sont croisés pour un tel rendez-vous. Une chose est certaine, la Croky Cup restera à Bruxelles après le match. Décorée de rubans jaune et bleu ou mauve et blanc.