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Il a brillé par son absence. Pete Hegseth, le secrétaire américain à la Défense qui préfère qu’on l’appelle «ministre de la guerre», n’a pas participé à la réunion ministérielle de l’OTAN qui s’est tenue jeudi à Bruxelles, à la veille de la Conférence de Munich sur la sécurité. Il a préféré y dépêcher son sous-secrétaire Elbridge Colby, le numéro 3 du Pentagone. Sans vraiment donner d’explication.

Cette absence n’a rien d’anodin. Avec les menaces répétées de Donald Trump à propos du Groenland dont il veut s’emparer, l’OTAN traverse la crise la plus importante depuis sa création. Le Groenland fait partie de l’OTAN comme territoire autonome danois. Et c’est donc le Danemark qui assure sa défense. L’appétit de Donald Trump pour l’île a poussé plusieurs pays européens à y dépêcher des soldats dans le cadre de l’exercice «Arctic Endurance» mené par les forces danoises. Et si des «pourparlers» sont désormais en cours entre les Etats-Unis, le Danemark et le Groenland, le risque de nouveaux éclats n’est jamais loin.