Nucléaire : une nationalisation d’EDF “n’est pas exclue”, selon la ministre de la Transition énergétique

11 comments
  1. >Agnès Pannier-Runacher, chargée de la Transition énergétique au gouvernement, n’a pas fermé la porte à une nationalisation d’EDF mais assure que “ce n’est pas tranché”.

    Moi qui pensais, abreuvé de journaux libéraux et de commentaires de turbo-macronnards, que la nationalisation était le mal absolu…

  2. Et quoi cela devrait-il servir vu que l’état français détient déjà près de 84% d’EDF et donc qu’aucun autre actionnaire n’a de majorité de blocage ?

  3. Ça n’est pas nouveau Bruno Le Maire l’a déjà dit il y a quelques mois, en début d’année.

    Comme quoi, quand il y a de la volonté politique, on peut trouver un chemin où ne se trouve pas le veto commission européenne.

  4. Une fois le parc rénové sur l’argent publique, ils le vendront au plus offrant tout en continuant de surfacturer l’énergie aux particuliers et la bradant en grosses corporations.

  5. Cet entre-deux est le pire choix. Soit les investisseurs privés peuvent investir, et tous les problèmes et avantages que ça signifie. Soit c’est l’Etat qui investit, et tous les problèmes et avantages que ça signifie. Si c’est privé, ça coûte plus cher vu qu’il y a une demande de rentabilité mais les investisseurs peuvent investir à très long terme. Si c’est public, ça coûte moins cher mais tous les 5 ans selon les élections ça peut changer la trajectoire.

    Là dire “une nationalisation n’est pas exclue”, ça veut dire “les investisseurs privés peuvent investir mais à n’importe quel moment on peut les spolier”. Moralité: n’investissez jamais chez EDF. Très bien, l’énergie devrait être gérée et planifiée par l’Etat. Mais dans ce cas, que l’Etat gère et planifie, sans changer d’avis en cours de mandat ni tous les 5ans. Parce que là si l’Etat laisse tomber EDF au gré d’un prochain président ou même juste d’un parlement anti-nucléaire, moi si je suis investisseur privé jamais j’irai aider la boîte en sachant que derrière l’Etat fera ce qu’il veut selon le sens du vent et de ce qui plait à son électorat du moment.

    Si on a besoin d’énormément de tune pour faire des réacteurs nucléaires, et le plus rapidement possible, il faut peut-être au contraire inviter les investisseurs privés à rajouter de la tune. Et pour ça faut pas menacer de nationalisation, et faut prévoir un modèle électrique rentable qui ne prévoit pas de vendre 1/4 de la production électrique à perte via l’ARENH. Sinon faut que l’Etat arrête de changer d’avis tous les 4 matins et qu’il garantisse lui même toutes les quantités de pognon requise pour que les projets aboutissent dans les temps, et qu’il fasse une vraie planification plutôt que juste de s’en revendiquer parce que c’est à la mode mais sans jamais expliquer ni démontrer sa stratégie globale de long terme.

    Et 15 ans pour faire des réacteurs nucléaires c’est aberrant. Si vous voulez le nombre de réacteur construit en fonction du délai de construction ça ressemble à ça: [https://imgur.com/a/aaJnwpB](https://imgur.com/a/aaJnwpB) , on peut largement faire sous 15 ans pour peu qu’on mette la tune pour que ça aille plus vite, ça ne représente aucune limite physique ou historique, 95% des réacteurs dans le monde ont été construit en moins de 15 ans. La seule limite c’est de payer assez de gens assez cher pour qu’on ait les bonnes compétences et en bonne quantité.

  6. Ils virent Mélenchonistes ?

    Moi ça me va, mais je me demande quelle usine à gaz ils vont inventer pour nous la faire à l’envers.

Leave a Reply