La vraie nature des contes de fées

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  1. > Lou Lubie rappelle également que l’effacement des écrits ou des dires féminins de l’Histoire n’échappe pas au genre du contes de fées puisque les manuscrits des conteuses ont disparu des archives ou des mémoires.

    C’est plutôt faux, parmi les contes collectés par les frères Grimm par exemple beaucoup l’ont été auprès de conteuses. D’ailleurs une conteuse ou un conteur ne laisse pas de “manuscrit”, par définition, puisqu’il s’agit de tradition orale. Les frères Grimm ne sont pas auteurs de quoi que ce soit (ils ont retravaillé les histoires qu’ils ont collectées, mais il n’en ont écrit aucune *ex nihilo*, contrairement à Perrault par exemple). Parmi les contes collectés en Bretagne par Luzel au début du XXè siècle, la majorité l’ont été auprès de femmes aussi, à ma connaissance.

    Et si on veut vraiment parler de manuscrits, les plus anciens textes en Français issus de la tradition orale dont on a conservé la trace nous viennent de Marie de France.

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