Moscou “a montré à plusieurs reprises qu’elle est prête à utiliser une force militaire importante pour atteindre ses objectifs politiques et qu’elle consacre d’importantes ressources à l’augmentation de sa capacité militaire”, a expliqué M. Nilsson, cité dans le rapport.
Au-delà de la guerre en Ukraine, la Russie “renforce ses moyens dans la région de la mer Baltique, car il s’agit d’une région d’une grande importance stratégique pour la Russie, tant sur le plan économique que militaire”, explique M. Nilsson, cité dans le rapport.
Cette mise en garde intervient au moment où les négociateurs russes, ukrainiens et américains se retrouvent à Genève pour une nouvelle session de pourparlers destinée à trouver une issue à quatre ans de combats en Ukraine, cible pendant la nuit de nouveaux bombardements russes massifs.
Visant des sites énergétiques, l’armée russe a tiré 396 drones et 29 missiles, dont respectivement 367 et 25 ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne.
La Suède vers un renforcement militaire
Le chef des renseignements militaires suédois a mis en garde contre un cessez-le-feu négocié hâtivement.
“Si la guerre en Ukraine devait se terminer selon les conditions russes, et si un cessez-le-feu était suivi d’un allègement des sanctions contre la Russie, la vitesse de ce renforcement (militaire, ndlr) augmenterait. Dans le même temps, les ressources russes existantes pourraient être mobilisées, ce qui aurait un impact sur la sécurité dans notre voisinage immédiat”, relève Thomas Nilsson.
Moscou développe, par ailleurs, ses capacités à mener des activités de guerre hybride.
“Y compris ce que j’appelle le sabotage avancé: les plans d’assassinat, les incendies criminels graves et les attaques contre les infrastructures critiques”, a-t-il auprès de l’AFP.