Nuisances sonores des avions au-dessus de Bruxelles : 64 P-V sur la “route Crucke” en un mois, “aucun avion en infraction n’échappe aux contrôles”

Le bruit environnemental est d’ailleurs identifié par la Commission européenne comme l’un des principaux enjeux en matière de santé publique et de qualité de vie. La directive européenne 2002/49/CE impose notamment de réduire autant que possible les impacts du bruit en élaborant une cartographie du bruit, et en établissant un plan d’actions. Il y a un mois, le Gouvernement wallon a établi les limites maximales des nuisances sonores. À savoir 70 dB en période de jour et 60 dB en période de nuit. À charge d’Infrabel de mener les travaux (remplacement des rails, murs antibruit…).

Les routes ne sont pas exemptes de tout reproche. Et le ministre wallon de la Mobilité et des Infrastructures routières, François Desquesnes (Les Engagés) en a bien conscience. “Le bruit routier est un enjeu de santé publique reconnu à l’échelle européenne”, assure-t-il, indiquant que des mesures seront bientôt prises.

Le Gouvernement wallon a en effet approuvé, en première lecture, son projet de plan d’actions de lutte contre le bruit routier. Lequel doit viser les voiries les plus fréquentées du sud du pays. À savoir les nationales et autoroutes qui sont parcourues par plus de 3 millions de véhicules par an. “Ce plan marque une étape concrète pour améliorer durablement la qualité de vie des riverains exposés aux nuisances sonores”, précise le cabinet du ministre.

Du changement d’ici juin 2027

Concrètement, la cartographie du bruit routier sera actualisée d’ici le 30 juin 2027. Elle servira de base pour fixer les priorités en matière de modernisation des dispositifs antibruit existants le long des routes concernées et à l’installation de nouveaux dispositifs antibruit dans les zones prioritaires, comme c’est le cas le long de l’autoroute E411 à hauteur de Rosières et Wavre.

Enfin, ce plan wallon antibruit doit poursuivre le renouvellement des revêtements routiers les plus bruyants. “Ce projet sera soumis à étude d’incidence sur l’environnement et à consultation publique, ce qui garantira la transparence de la démarche et l’implication des citoyens et des acteurs de terrain, précise le cabinet du ministre. La finalisation de ce projet de plan d’action contre le bruit permettra notamment de définir les investissements prioritaires à réaliser.”

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Les aspects concrets du nouveau plan antibruit devront encore être négociés avant une adoption définitive par le Gouvernement wallon.

Parallèlement, le ministre travaille sur un plan d’investissements permettant de financer les mesures préconisées par le plan antibruit. “C’est une priorité de santé publique, mais aussi de bien-être collectif”, conclut le ministre.