N’ayant pas accès à l’article, je ne pourrai pas en faire de résumé, mais on dirait bien qu’heureusement l’histoire s’est bien terminée pour tout le monde.
> Pensant avoir affaire à un braquage, la BAC intervient lors d’un escape game à Paris et menotte deux joueurs en pleine partie.
> Les jeunes ont tenu tête aux policiers, pensant que c’était des comédiens
Si les flics étaient persuadés de faire face à un braquage, et les joueurs à des comédiens, ça aurait pu vraiment mal tourner…
Tout était faux… sauf la police. Une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC), alertée d’une effraction en cours, mardi soir, dans les locaux d’une supposée agence de voyages parisienne de la rue de la Folie-Méricourt à Paris (XIe), s’est soldée par le menottage en règle de deux joueurs. Christopher, 19 ans, et Aghilès, 22 ans, fans absolus d’escape games, ont cette fois du mal à se remettre de leur partie.
« On était venus pour s’amuser ! Je peux comprendre le malentendu de départ, mais tout de même, on est restés menottés longtemps, et ils nous ont tellement mal parlé… Même après avoir vérifié que c’était un jeu », s’agace Christopher.
Le malentendu est digne d’un film burlesque. Chez Wyb-Immersion, la première phase du scénario de deux heures débute dans la rue, à deux pas des terrasses souvent pleines du quartier Oberkampf, devant ce local neutre qui n’a rien d’une vitrine d’agence de voyages. Un comédien de Wyb-Immersion donne un pied-de-biche aux joueurs, et leur indique le lieu à infiltrer, suspecté d’abriter un mystérieux laboratoire.
Sauf que mardi soir, « un passant ignorant l’existence du jeu » a dû alerter la police, suppose Raphaël Dautrey, cofondateur de Wyb-Immersion. « Deux jeunes à casquette et armés d’un pied-de-biche, qui entrent dans un local, ça peut inquiéter, admet volontiers le patron. Mais notre entreprise est pourtant bien répertoriée comme escape game. Nous avons ouvert en mars et, depuis deux mois, il n’y a jamais eu le moindre problème… Je pense que les policiers ont aussi été trompés par le raffut provoqué par une partie en cours au même moment, avec des coups de feu… Ça n’a pas arrangé les choses. »
Les jeunes ont tenu tête aux policiers, pensant que c’était des comédiens
Résultat, l’ambiance se tend. « Le problème, c’est que notre expérience se fait avec plusieurs comédiens très réalistes, raconte encore Raphaël Dautrey. Les joueurs ont cru que les policiers faisaient partie de l’histoire. » Les deux jeunes tiennent donc tête et rient au nez des agents de la BAC, pour leur part très sérieux (contactée, la préfecture de police n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations). « On trouvait qu’ils ne rigolaient pas beaucoup à nos vannes », admet Christopher. Et pour cause, lui et son ami ont frôlé l’outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique, avant que chacun réalise la méprise.
L’escape game propose de s’introduire dans un local commercial avec un pied-de-biche.
L’escape game propose de s’introduire dans un local commercial avec un pied-de-biche.
Fouillés, interrogés sans vraiment de diplomatie, Christopher et Aghilès seront ensuite « sauvés » par l’arrivée du patron de l’entreprise, averti par l’un des comédiens et contraint de sortir tous ses registres et dossiers administratifs. « Cela a duré une quarantaine de minutes », raconte Raphaël Dautrey, qui confirme la « virulence » des policiers, visiblement dépassés puis agacés.
Une possible suite judiciaire
En vrais « mordus » d’escape game, les deux jeunes ont surmonté l’émotion en… reprenant leur partie où elle avait été interrompue avec fracas, dans le local qu’ils devaient infiltrer en quête d’indices. « On n’allait pas repartir comme ça, on venait de loin, des Yvelines et de Seine-Saint-Denis », explique Christopher, qui avoue tout de même une vraie frayeur rétrospective.
« Ils nous ont pris pour des braqueurs, nous ont pointés, menottés, comme ça, comme si on allait braquer en plein Paris ! Mon copain a été blessé par le menottage, et il est encore plus choqué que moi. On en a fait beaucoup des escape games, les pires scénarios d’horreur, on essaye tout et même à l’étranger… Mais alors vraiment, ça, jamais je n’aurais cru le vivre », lâche-t-il avec une pointe de colère.
Les deux jeunes se réservent d’ailleurs le droit de donner une suite judiciaire à leur mésaventure, survenue dans un lieu formellement identifié, qui n’aurait jamais dû à leurs yeux faire l’objet d’une telle intervention. « On va regarder la vidéo du jeu, puisque tout est filmé, après on verra », confirme Christopher.
Cowboy de la bac médian
Si on pouvait se débarrasser une fois de plus de cette organisation de gangsters qu’est la BAC, la nation en serait reconnaissante.
> la première phase du scénario de deux heures **débute dans la rue**, à deux pas des terrasses souvent pleines du quartier Oberkampf, devant ce local neutre qui n’a rien d’une vitrine d’agence de voyages.
6 comments
N’ayant pas accès à l’article, je ne pourrai pas en faire de résumé, mais on dirait bien qu’heureusement l’histoire s’est bien terminée pour tout le monde.
Le tweet du Parisien qui donne un peu plus de détails : https://twitter.com/LeParisien_75/status/1532651433379733505
> Pensant avoir affaire à un braquage, la BAC intervient lors d’un escape game à Paris et menotte deux joueurs en pleine partie.
> Les jeunes ont tenu tête aux policiers, pensant que c’était des comédiens
Si les flics étaient persuadés de faire face à un braquage, et les joueurs à des comédiens, ça aurait pu vraiment mal tourner…
Tout était faux… sauf la police. Une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC), alertée d’une effraction en cours, mardi soir, dans les locaux d’une supposée agence de voyages parisienne de la rue de la Folie-Méricourt à Paris (XIe), s’est soldée par le menottage en règle de deux joueurs. Christopher, 19 ans, et Aghilès, 22 ans, fans absolus d’escape games, ont cette fois du mal à se remettre de leur partie.
« On était venus pour s’amuser ! Je peux comprendre le malentendu de départ, mais tout de même, on est restés menottés longtemps, et ils nous ont tellement mal parlé… Même après avoir vérifié que c’était un jeu », s’agace Christopher.
Le malentendu est digne d’un film burlesque. Chez Wyb-Immersion, la première phase du scénario de deux heures débute dans la rue, à deux pas des terrasses souvent pleines du quartier Oberkampf, devant ce local neutre qui n’a rien d’une vitrine d’agence de voyages. Un comédien de Wyb-Immersion donne un pied-de-biche aux joueurs, et leur indique le lieu à infiltrer, suspecté d’abriter un mystérieux laboratoire.
Sauf que mardi soir, « un passant ignorant l’existence du jeu » a dû alerter la police, suppose Raphaël Dautrey, cofondateur de Wyb-Immersion. « Deux jeunes à casquette et armés d’un pied-de-biche, qui entrent dans un local, ça peut inquiéter, admet volontiers le patron. Mais notre entreprise est pourtant bien répertoriée comme escape game. Nous avons ouvert en mars et, depuis deux mois, il n’y a jamais eu le moindre problème… Je pense que les policiers ont aussi été trompés par le raffut provoqué par une partie en cours au même moment, avec des coups de feu… Ça n’a pas arrangé les choses. »
Les jeunes ont tenu tête aux policiers, pensant que c’était des comédiens
Résultat, l’ambiance se tend. « Le problème, c’est que notre expérience se fait avec plusieurs comédiens très réalistes, raconte encore Raphaël Dautrey. Les joueurs ont cru que les policiers faisaient partie de l’histoire. » Les deux jeunes tiennent donc tête et rient au nez des agents de la BAC, pour leur part très sérieux (contactée, la préfecture de police n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations). « On trouvait qu’ils ne rigolaient pas beaucoup à nos vannes », admet Christopher. Et pour cause, lui et son ami ont frôlé l’outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique, avant que chacun réalise la méprise.
L’escape game propose de s’introduire dans un local commercial avec un pied-de-biche.
L’escape game propose de s’introduire dans un local commercial avec un pied-de-biche.
Fouillés, interrogés sans vraiment de diplomatie, Christopher et Aghilès seront ensuite « sauvés » par l’arrivée du patron de l’entreprise, averti par l’un des comédiens et contraint de sortir tous ses registres et dossiers administratifs. « Cela a duré une quarantaine de minutes », raconte Raphaël Dautrey, qui confirme la « virulence » des policiers, visiblement dépassés puis agacés.
Une possible suite judiciaire
En vrais « mordus » d’escape game, les deux jeunes ont surmonté l’émotion en… reprenant leur partie où elle avait été interrompue avec fracas, dans le local qu’ils devaient infiltrer en quête d’indices. « On n’allait pas repartir comme ça, on venait de loin, des Yvelines et de Seine-Saint-Denis », explique Christopher, qui avoue tout de même une vraie frayeur rétrospective.
« Ils nous ont pris pour des braqueurs, nous ont pointés, menottés, comme ça, comme si on allait braquer en plein Paris ! Mon copain a été blessé par le menottage, et il est encore plus choqué que moi. On en a fait beaucoup des escape games, les pires scénarios d’horreur, on essaye tout et même à l’étranger… Mais alors vraiment, ça, jamais je n’aurais cru le vivre », lâche-t-il avec une pointe de colère.
Les deux jeunes se réservent d’ailleurs le droit de donner une suite judiciaire à leur mésaventure, survenue dans un lieu formellement identifié, qui n’aurait jamais dû à leurs yeux faire l’objet d’une telle intervention. « On va regarder la vidéo du jeu, puisque tout est filmé, après on verra », confirme Christopher.
Cowboy de la bac médian
Si on pouvait se débarrasser une fois de plus de cette organisation de gangsters qu’est la BAC, la nation en serait reconnaissante.
> la première phase du scénario de deux heures **débute dans la rue**, à deux pas des terrasses souvent pleines du quartier Oberkampf, devant ce local neutre qui n’a rien d’une vitrine d’agence de voyages.
Je pense que c’est un problème
Quand tu actives le mode hardcore pour ta partie