Je partage l’article car ce genre d’évènement était déjà arrivé le soir du second tour.
Je trouve ça excessivement choquant que désormais, en France, si l’on conduit et que l’on ne s’arrete pas à un contrôle de police (ce qui reste bien entendu condamnable), on se fait automatiquement tirer dessus.
Est-ce bien normal que la première réponse évidente de la part des policiers soit de tirer sans aucun questionnement ?
C’est une réponse hyper disproportionnée et agit come une justice expéditive rendu par le flic (qui je n’en doute pas, se gargarise d’avoir pu jouer au cowboy meurtrier, la légitime défense à bon dos)
Enfin, il est aberrant de penser que la réponse adaptée est de tirer plusieurs balles EN PLEIN PARIS, c’est clairement ça le plus dangereux dans l’affaire. Accessoirement, la course poursuite en pleine ville est également dangereuse, je considère que les policiers n’ont pas à engager ce genre de poursuites sur leur propre initiative.
Edit : encore un élément problématique : seul le conducteur est à blamer et pourtant, les tirs des policiers ont blessé le passager, c’est littéralement du dommage collatéral ;
TL DR : Il n’est pas normal que sous un prétexte de refus d’obtempérer, en France, la police tire à vue sans considération
>#Une équipe de policiers à vélo a tiré sur les occupants d’une voiture qui refusaient d’obtempérer. La passagère a été blessée à la tête, le conducteur au torse.
>Par Zoé Lauwereys et Pauline Darvey
Le 4 juin 2022 à 12h43, modifié le 4 juin 2022 à 18h38
>« C’est ouf, j’ai l’impression d’être devant un film policier », lâche une jeune passante. Au croisement des rues Custine et Clignancourt, à deux pas du métro Château-Rouge dans le XVIIIe arrondissement de Paris, badauds et riverains se sont agglutinés derrière les bandes de rubalise qui barricadent le quartier depuis la matinée.
>Il est un peu plus de 16 heures ce samedi. À quelques mètres, des policiers, brassards orange autour du bras, procèdent à des relevés, photographient et fouillent une Peugeot 207 grise. C’est là que quelques heures plus tôt, aux alentours de 11 heures ce samedi matin, une course-poursuite entre ce véhicule et la police s’est achevée.
>Deux personnes ont été blessées par balles. Selon les informations de BFMTV, c’est une équipe de policiers à vélo qui a tiré sur ces deux individus. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris du chef de tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, confiée au 2e DPJ. En parallèle, une enquête a été ouverte du chef de violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et confiée à l’IGPN.
>#La passagère blessée à la tête
>D’après une source policière, les faits auraient débuté rue Ordener, quand un équipage remarque quatre personnes à bord d’une voiture. L’un des passagers ne porte pas sa ceinture de sécurité, les policiers à vélo décident de contrôler les passagers. Mais le conducteur redémarre et part à vive allure.
>Le véhicule se retrouve alors bloqué dans la circulation au niveau de Barbès et est rattrapé par l’équipage de policiers à vélo. Là, le conducteur aurait fait mine de couper le contact avant de redémarrer brusquement et de renverser un fonctionnaire.
>Deux de ces derniers dégainent alors leurs armes de service et tirent. Neuf cartouches auraient été tirées. La voiture aurait ensuite remonté la rue Custine à contresens, avant de s’arrêter à hauteur du 17, certainement bloquée par une fourgonnette blanche qui arrivait en face depuis la rue Clignancourt.
>Toujours selon une source policière et différents témoins, la passagère avant a été blessée à la tête et le conducteur au torse. Ce dernier aurait tenté de prendre la fuite à pied avant d’être interpellé. Leurs pronostics vitaux sont engagés, ils ont été hospitalisés.
>Plusieurs sources indiquent que deux impacts de balle sont visibles sur le pare-brise du côté de la passagère avant. Selon nos informations, certains occupants disent avoir consommé de l’alcool et du cannabis.
> #« C’était la débandade, ça courrait dans tous les sens »
>Vers 11 heures, ce samedi matin, Louise et Guillaume sortaient de leur immeuble de la rue Custine pour aller prendre un café au bar le Montmartre, à deux pas de chez eux, quand ils sont tombés sur des policiers à vélo « qui pédalaient très vite vers le haut de la rue ». « Quand on est arrivé à la hauteur du Montmartre, des policiers avaient déjà sorti les deux passagers arrière, une fille et garçon, retrace Guillaume. Ils étaient assis à l’angle de la rue. La fille était en état de sidération. Elle était écroulée par terre. Elle a hurlé : Vous avez tiré sur…. Je n’ai pas compris le prénom qu’elle a prononcé. »
>« Au même moment, ils ont sorti la passagère avant, elle avait la tête en sang, poursuit le trentenaire. Ils l’ont allongée par terre à côté de la voiture et un policier a commencé à faire un massage cardiaque. » « Là, c’était trop, souffle sa compagne. On est reparti. Au début, on pensait à un accident mais en voyant l’état de la voiture avec les deux impacts sur le pare-brise, on a compris que c’était autre chose. » « Tous avaient l’air très jeunes », note un autre témoin.
>Quelques minutes plus tôt, boulevard Barbès, à hauteur de la rue Doudeauville, Berthe était au travail, dans la pharmacie qui fait l’angle quand elle a entendu ce qu’elle pensait être des pétards. « Je croyais que c’était une manifestation qui devait avoir lieu ce matin, relate-t-elle. Mais avec mes collègues, on a vu une voiture remonter le boulevard à toute vitesse et des policiers qui suivaient à vélo. On est sortis devant la pharmacie, c’était la débandade, ça courrait dans tous les sens. Là, on a compris que c’était des coups de feu et on est vite rentrés dans l’officine. »
>À 18 heures, les différents relevés et constatations étaient terminés, la police judiciaire repartie. Sous une pluie battante, une remorqueuse vient retirer la Peugeot grise du carrefour. Les différents périmètres de sécurité qui avaient été installés dans le quartier ont été levés. Et la circulation a pu reprendre normalement. Mais les événements du jour sont encore présents sur toutes les lèvres. « Est-ce qu’ils étaient obligés de tirer ? » s’interroge un couple. C’est l’une des questions à laquelle l’enquête devra répondre.
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Je partage l’article car ce genre d’évènement était déjà arrivé le soir du second tour.
Je trouve ça excessivement choquant que désormais, en France, si l’on conduit et que l’on ne s’arrete pas à un contrôle de police (ce qui reste bien entendu condamnable), on se fait automatiquement tirer dessus.
Est-ce bien normal que la première réponse évidente de la part des policiers soit de tirer sans aucun questionnement ?
C’est une réponse hyper disproportionnée et agit come une justice expéditive rendu par le flic (qui je n’en doute pas, se gargarise d’avoir pu jouer au cowboy meurtrier, la légitime défense à bon dos)
Enfin, il est aberrant de penser que la réponse adaptée est de tirer plusieurs balles EN PLEIN PARIS, c’est clairement ça le plus dangereux dans l’affaire. Accessoirement, la course poursuite en pleine ville est également dangereuse, je considère que les policiers n’ont pas à engager ce genre de poursuites sur leur propre initiative.
Edit : encore un élément problématique : seul le conducteur est à blamer et pourtant, les tirs des policiers ont blessé le passager, c’est littéralement du dommage collatéral ;
TL DR : Il n’est pas normal que sous un prétexte de refus d’obtempérer, en France, la police tire à vue sans considération
>#Une équipe de policiers à vélo a tiré sur les occupants d’une voiture qui refusaient d’obtempérer. La passagère a été blessée à la tête, le conducteur au torse.
>Par Zoé Lauwereys et Pauline Darvey
Le 4 juin 2022 à 12h43, modifié le 4 juin 2022 à 18h38
>« C’est ouf, j’ai l’impression d’être devant un film policier », lâche une jeune passante. Au croisement des rues Custine et Clignancourt, à deux pas du métro Château-Rouge dans le XVIIIe arrondissement de Paris, badauds et riverains se sont agglutinés derrière les bandes de rubalise qui barricadent le quartier depuis la matinée.
>Il est un peu plus de 16 heures ce samedi. À quelques mètres, des policiers, brassards orange autour du bras, procèdent à des relevés, photographient et fouillent une Peugeot 207 grise. C’est là que quelques heures plus tôt, aux alentours de 11 heures ce samedi matin, une course-poursuite entre ce véhicule et la police s’est achevée.
>Deux personnes ont été blessées par balles. Selon les informations de BFMTV, c’est une équipe de policiers à vélo qui a tiré sur ces deux individus. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris du chef de tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, confiée au 2e DPJ. En parallèle, une enquête a été ouverte du chef de violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et confiée à l’IGPN.
>#La passagère blessée à la tête
>D’après une source policière, les faits auraient débuté rue Ordener, quand un équipage remarque quatre personnes à bord d’une voiture. L’un des passagers ne porte pas sa ceinture de sécurité, les policiers à vélo décident de contrôler les passagers. Mais le conducteur redémarre et part à vive allure.
>Le véhicule se retrouve alors bloqué dans la circulation au niveau de Barbès et est rattrapé par l’équipage de policiers à vélo. Là, le conducteur aurait fait mine de couper le contact avant de redémarrer brusquement et de renverser un fonctionnaire.
>Deux de ces derniers dégainent alors leurs armes de service et tirent. Neuf cartouches auraient été tirées. La voiture aurait ensuite remonté la rue Custine à contresens, avant de s’arrêter à hauteur du 17, certainement bloquée par une fourgonnette blanche qui arrivait en face depuis la rue Clignancourt.
>Toujours selon une source policière et différents témoins, la passagère avant a été blessée à la tête et le conducteur au torse. Ce dernier aurait tenté de prendre la fuite à pied avant d’être interpellé. Leurs pronostics vitaux sont engagés, ils ont été hospitalisés.
>Plusieurs sources indiquent que deux impacts de balle sont visibles sur le pare-brise du côté de la passagère avant. Selon nos informations, certains occupants disent avoir consommé de l’alcool et du cannabis.
> #« C’était la débandade, ça courrait dans tous les sens »
>Vers 11 heures, ce samedi matin, Louise et Guillaume sortaient de leur immeuble de la rue Custine pour aller prendre un café au bar le Montmartre, à deux pas de chez eux, quand ils sont tombés sur des policiers à vélo « qui pédalaient très vite vers le haut de la rue ». « Quand on est arrivé à la hauteur du Montmartre, des policiers avaient déjà sorti les deux passagers arrière, une fille et garçon, retrace Guillaume. Ils étaient assis à l’angle de la rue. La fille était en état de sidération. Elle était écroulée par terre. Elle a hurlé : Vous avez tiré sur…. Je n’ai pas compris le prénom qu’elle a prononcé. »
>« Au même moment, ils ont sorti la passagère avant, elle avait la tête en sang, poursuit le trentenaire. Ils l’ont allongée par terre à côté de la voiture et un policier a commencé à faire un massage cardiaque. » « Là, c’était trop, souffle sa compagne. On est reparti. Au début, on pensait à un accident mais en voyant l’état de la voiture avec les deux impacts sur le pare-brise, on a compris que c’était autre chose. » « Tous avaient l’air très jeunes », note un autre témoin.
>Quelques minutes plus tôt, boulevard Barbès, à hauteur de la rue Doudeauville, Berthe était au travail, dans la pharmacie qui fait l’angle quand elle a entendu ce qu’elle pensait être des pétards. « Je croyais que c’était une manifestation qui devait avoir lieu ce matin, relate-t-elle. Mais avec mes collègues, on a vu une voiture remonter le boulevard à toute vitesse et des policiers qui suivaient à vélo. On est sortis devant la pharmacie, c’était la débandade, ça courrait dans tous les sens. Là, on a compris que c’était des coups de feu et on est vite rentrés dans l’officine. »
>À 18 heures, les différents relevés et constatations étaient terminés, la police judiciaire repartie. Sous une pluie battante, une remorqueuse vient retirer la Peugeot grise du carrefour. Les différents périmètres de sécurité qui avaient été installés dans le quartier ont été levés. Et la circulation a pu reprendre normalement. Mais les événements du jour sont encore présents sur toutes les lèvres. « Est-ce qu’ils étaient obligés de tirer ? » s’interroge un couple. C’est l’une des questions à laquelle l’enquête devra répondre.