LES ARCHIVES DU FIGARO – Il y a 60 ans, les académiciens du Figaro s’affrontaient par tribunes interposées après la décision du général de Gaulle de sortir la France du commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique.

Comme dans une lettre de rupture, le destinataire de la missive est prié de remballer ses affaires. Le 7 mars 1966, l’ambassadeur des États-Unis, Charles Bohlen, est convoqué au Quai d’Orsay. Il se voit remettre par son hôte, Maurice Couve de Murville, une lettre adressée au président Lyndon B. Johnson. Le général de Gaulle y informe son homologue américain que la France a décidé de se retirer du commandement militaire intégré de l’Otan. En conséquence, les forces armées américaines et canadiennes installées sur le territoire français devront partir. Le siège social installé à Paris depuis 1952 sera transféré à Bruxelles. Le divorce durera plus de quarante ans, jusqu’en 2009, quand Nicolas Sarkozy décidera la réintégration de la France, «parce que les absents ont toujours tort», justifiera-t-il.

Ce n’est à l’époque pas une surprise, le président de la République avait déjà annoncé son projet le 21 février lors d’une conférence de presse. «Ce n’est pas une rupture, assurait-il, mais une nécessaire…

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