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Entre l’Ukraine et le Moyen-Orient, les ministres des Affaires étrangères de l’UE avaient de nouveau un menu bien chargé au programme de leur réunion, lundi à Bruxelles. La situation tendue au détroit d’Ormuz a fait l’objet de discussions nourries, autour de deux axes: la possibilité de recourir à la mission navale de l’UE Aspides, actuellement déployée en mer Rouge pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles yéménites houthis, et l’idée de s’inspirer de l’initiative sur les céréales en mer Noire, alors âprement négociée avec la Russie et l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU et de la Turquie. Mais si les Européens sont unanimes sur la nécessité de trouver une solution pour garder le détroit ouvert, aucune décision n’a été prise. La crainte d’empirer la situation et de provoquer une escalade guerrière paralyse les débats.

«Les Etats membres ne souhaitent pour l’instant pas modifier le mandat de l’opération Aspides», a confirmé en fin de journée la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. «Personne ne veut participer activement à cette guerre», a-t-elle ajouté.