Depuis le début du week-end, le président américain exhorte les pays qui dépendent du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, à en assurer la sécurité en coordination avec les États-Unis.
Donald Trump a de nouveau demandé dimanche avec insistance de l’aide pour libérer le détroit d’Ormuz, voie stratégique de transport du pétrole, estimant que l’avenir serait «très mauvais» pour l’Otan en cas de refus d’assistance de ses alliés, et qu’il pourrait reporter sa visite en Chine si Pékin n’obtempère pas.
«Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas», a déclaré le président américain dans une interview au Financial Times, rappelant que l’Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole du Golfe, contrairement aux États-Unis.
«S’il n’y a pas de réponse (à la requête américaine, NDLR), ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan», a-t-il ajouté.
Le détroit d’Ormuz, une cible stratégique
«Je pense que la Chine devrait aussi apporter son aide, car elle importe 90% de son pétrole via le détroit», a-t-il encore affirmé, précisant qu’il aimerait une réponse de Pékin avant sa visite d’État en Chine, où il doit rencontrer le président Xi Jinping du 31 mars au 2 avril. «Nous aimerions le savoir avant cela», sans quoi «nous pourrions repousser» sa visite, a-t-il souligné, sans préciser pour combien de temps.
Depuis le début du week-end, Donald Trump exhorte les pays qui dépendent du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, à en assurer la sécurité en coordination avec les États-Unis.
Téhéran cible le détroit en représailles aux frappes israélo-américaines afin de le rendre impraticable, une stratégie qui vise à nuire à l’économie mondiale pour faire pression sur Washington alors que les cours du pétrole continuent de flamber. Le détroit d’Ormuz est une voie stratégique par laquelle transite d’ordinaire un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures.