DIRECT– Guerre au Moyen‑Orient: les États-Unis et Israël frappent le site nucléaire iranien de Natanz, l’AIEA appelle à la “retenue militaire”

Pourtant, derrière ces déclarations, il reconnaît que les États-Unis ont besoin “d’un peu d’aide” pour sécuriser le détroit d’Ormuz et garantir le passage du pétrole.

L’OTAN dans le viseur

Et Trump n’a pas ménagé ses alliés occidentaux. Il a ouvertement critiqué les pays alliés qui refusent de s’engager dans le conflit : “Sans les États-Unis, l’OTAN EST UN TIGRE DE PAPIER. Ils n’ont pas voulu se joindre à la bataille pour arrêter un Iran doté de l’arme nucléaire. Maintenant que le combat militaire est GAGNÉ, avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du pétrole élevés qu’ils doivent payer mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d’Ormuz. LÂCHES, nous nous en SOUVIENDRONS !”, écrit-il sur Truth Social.

Plusieurs pays, dont la France, refusent toute participation directe. Ils privilégient les missions d’escorte distinctes des combats. Trump insiste malgré tout pour que l’OTAN, la Chine et le Japon s’impliquent davantage.

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Malgré ses promesses d’une issue rapide au conflit, les mouvements militaires montrent le contraire. Des médias américains annoncent que des renforts du corps des Marines vont être déployés au Moyen-Orient, en plus de trois navires et 2 500 soldats déjà basés au Japon.

L’administration américaine réfléchit également à s’emparer de l’île de Kharg, d’où partent 90 % des exportations de brut iranien, pour forcer Téhéran à rouvrir le détroit, selon Axios. Le Pentagone pourrait aussi demander plus de 200 milliards de dollars supplémentaires au Congrès pour financer le conflit, rapporte le Washington Post.

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Trump continue d’affirmer que “vous ne faites pas de cessez-le-feu quand vous anéantissez littéralement l’adversaire”, mais ses propos révèlent une dépendance aux alliés pour sécuriser Ormuz. Le détroit reste le pivot énergétique mondial et le théâtre d’un équilibre délicat entre puissance militaire et coopération internationale.