Parrot ne cache pas sa satisfaction : ses micro-drones ANAFI UKR font désormais partie du catalogue de la NATO Support and Procurement Agency (NSPA), l’organisme chargé des achats pour les pays membres de l’OTAN. Résultat, les premières commandes sont déjà tombées. Les livraisons ont débuté au premier trimestre 2026, avec des lots compris entre 100 et 500 unités. Rien de spectaculaire à ce stade, mais les volumes devraient grimper progressivement jusqu’à atteindre plusieurs milliers d’exemplaires.
Un drone taillé pour les situations compliquées
Deux clients sont déjà dans la boucle. D’un côté, les forces armées finlandaises, dont l’achat avait été évoqué auparavant. De l’autre, un second client, encore non identifié pour des raisons évidentes de confidentialité. Parrot promet d’en dire plus lorsque ce sera possible.
Pour le groupe français, passer par la NSPA change la donne. Ce canal permet aux États d’acheter plus facilement du matériel validé par l’OTAN, via des mécanismes contractuels standardisés. « Les pays disposent ainsi d’un moyen clair et établi pour acquérir rapidement des capacités », souligne Chris Roberts, directeur commercial de Parrot. Il y voit « une étape concrète » dans le déploiement de l’ANAFI UKR à plus grande échelle.
Autrement dit, ces premières commandes servent surtout de tremplin. L’objectif est désormais de transformer l’essai, avec des achats répétés et potentiellement l’ajout d’autres produits Parrot dans ce circuit. Derrière ces contrats, il y a un produit bien ciblé. L’ANAFI UKR est un micro-drone de moins d’un kg, conçu pour être utilisé directement sur le terrain, sans logistique lourde. Il se déploie rapidement, il se transporte facilement et il peut être utilisé de manière discrète.
Mais l’essentiel se joue ailleurs : dans sa capacité à fonctionner là où les conditions sont loin d’être idéales. Le drone est capable de voler sans GPS, grâce à un mélange d’IA embarquée et de navigation optique. Un point central dans des environnements brouillés ou soumis à des perturbations électromagnétiques. « Le besoin est celui d’un système compact, déployable rapidement et capable de rester autonome en environnement sans GNSS », résume Chris Roberts. « L’ANAFI UKR combine IA embarquée et navigation optique pour y répondre. »
Côté sécurité, Parrot coche aussi les cases attendues. Le drone embarque des communications sécurisées, une architecture de cybersécurité renforcée et un système radio militaire avec saut de fréquence (MARS), conçu pour limiter les interceptions. Des protections contre le spoofing — ces tentatives de tromper les systèmes de navigation — sont également intégrées.
L’ensemble a été éprouvé dans des scénarios de guerre électronique, un passage obligé pour ce type d’équipement aujourd’hui. Parrot insiste enfin sur un point de plus en plus sensible : la maîtrise des données. Le drone peut fonctionner de manière totalement autonome, sans connexion, pour garantir que les informations collectées restent sous contrôle.
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