« Il faut se rendre à l’évidence »… un village du Var à court d’eau avec la sécheresse

9 comments
  1. >#Classé parmi les plus beaux villages de France, Seillans et une partie de ses 2.000 habitants n’ont plus d’eau. La source est à sec et le fond de la nappe phréatique touchée. Des camions-citernes font quotidiennement des allers-retours tandis que des habitants sont restreints à 150 litres par jour

    >[400 habitants du village de Seillans, dans le Var, sont ravitaillés en eau en camions-citernes et limités à 150 litres par jour et par personnes — Alexandre Vella / 20 Minutes](https://img.20mn.fr/9aCfBa5TRq6-xyexWTwakSk/640x410_400-habitants-village-seillans-var-ravitailles-eau-camion-citerne-limites-150-litres-jour-personnes)

    >* Le village de Seillans, dans le Var, connaît une situation catastrophique à cause de la sécheresse.

    >* Une des deux sources ne coule plus et le forage a touché le fond de la nappe phréatique.

    >* Conséquence : 400 habitants sont alimentés par camions-citernes et sont restreints à 150 litres par jour.

    >Dans le Var, un village a soif. Seillans, son vieux village provençal et ses maisons construites à flanc de colline, classé parmi les plus beaux de France, manque d’eau. La source du Baou Roux, une des deux alimentant le village, ne coule plus. À cause de la sécheresse, le forage voisin dans la nappe phréatique qui donnait jusqu’à 150 mètres cubes par jour a touché le fond, bien qu’il ait été approfondi il y a huit ans. Conséquence : voilà près d’un mois que 400 des 2.000 habitants de Seillans dépendent d’un réseau d’eau alimenté par camions-citernes. Deux camions réalisent en moyenne 6 allers-retours par jour le long d’une piste caillouteuse et sinueuse d’un kilomètre. « Il a fallu la retaper pour l’occasion », explique Benjamin, de la régie des eaux de la communauté communes qui a repris la compétence au 1er janvier 2020. Chaque jour, ce sont ainsi près de 100 mètres cubes qui sont puisés dans la source de la Siagnole qui aliment le bas du village et qui sont remontés par la force motrice pour rejoindre la cuve de 500 mètres cubes desservant quelque 400 habitants. « On arrive péniblement à maintenir le niveau », commente Benjamin, satisfait en ce début d’après midi brûlant de voir la cuve presque pleine.

    >Des neuf communes de cette collectivité qui regroupe 28.000 habitants, la partie haute du village de Seillans est la seule à faire face à de telles difficultés. Nécessairement, René Ugo, maire du village depuis 2001 et actuel président de la communauté de communes, cherche des solutions. À commencer par prendre un arrêté qui limite à 150 litres par jour et par habitant (soit la moyenne journalière nationale) la consommation d’eau des 400 habitants, en plus de l’interdiction, sur toute la commune, de l’arrosage, du remplissage des piscines et autres jeux d’eau. Des imitateurs de débit ont été installés. « C’est la première fois que je suis confronté à une situation pareille. C’est une catastrophe », se désole René Ugo. « Il faut se rendre à l’évidence, le changement climatique est là. Que pouvons-nous contre dame nature ? », interroge-t-il. Ces dernières années, la mairie a pourtant fait refaire toutes les canalisations du village et de sa partie haute. C’est littéralement la chasse à la fuite. « Mais on peut avoir le meilleur réseau, s’il n’y a pas d’eau qui rentre dedans… » Pourtant, la commune a connu cette vitale ressource autrefois abondante. Une petite rivière, le Riou Gabriel y coulait, donnant lieu jusque dans les années 60 à deux activités économiques : une bouchonnerie et une parfumerie. Dans son lit pousse désormais des arbres.

    >Pour l’élu, la solution à terme est d’interconnecter les deux réseaux du village et, surtout, d’avoir une seconde ressource, en se branchant sur le lac de Saint-Cassien, édifié en 1966 pour produire de l’énergie hydroélectrique. Distant de dix kilomètres, « ce projet est administrativement et techniquement compliqué », sait Eric Martel, le chef de service de la régie des eaux. « Il faudra bien quatre à cinq ans ». Car en plus de toute la tuyauterie, une usine de traitement devra être construite sur la commune qui ne disposait que d’eau du sous-sol qu’il n’y avait pas besoin de traiter. « On se disait qu’on trouverait toujours une solution technique, mais là, on voit bien qu’on arrive au bout », observe-t-il.

    >En attendant, tous les habitants, ici, scrutent le ciel en espérant quelques bons orages tout en continuant à arroser les quelques jardinières du vieux village où s’épanouissent de jolies fleurs. Dans quinze jours, le comité qui désigne les plus beaux villages de France doit venir renouveler, ou non, son label. Il ne faudrait pas qu’une catastrophe en engendre une autre dans ce village prisé des touristes.

  2. Problème :

    > La source du Baou Roux, une des deux alimentant le village, ne coule plus. À cause de la sécheresse, le forage voisin dans la nappe phréatique qui donnait jusqu’à 150 mètres cubes par jour a touché le fond, bien qu’il ait été approfondi il y a huit ans.

    Solution :

    > Deux camions réalisent en moyenne 6 allers-retours par jour le long d’une piste caillouteuse et sinueuse d’un kilomètre.

    Suivi de :

    > « Il faut se rendre à l’évidence, le changement climatique est là. Que pouvons-nous contre dame nature ? »

    Je vous laisse apprécier cette dramatique ironie. Perso ça me fait peur, et ça me rend bien triste pour l’avenir de nos enfants.

  3. Do not, my friends, become addicted to water. It will take hold of you, and you will resent its absence!

  4. Je suis hydrogéologue, je pense qu’il y a anguille sous roche. Je vais regarder plus précisément les données cet aprem, mais en regardant rapidement sur Google maps, dis dont, ils auraient pas tous une piscine à Seillans ? Ouin ouin.. On a rempli nos piscines tout les été depuis 20 ans au delà de la capacité de recharge de la nappe. Ouin ouin on est des victimes du réchauffement climatique, ouin ouin il faut que l’état nous aide. Des branquignolles

  5. >**« On se disait qu’on trouverait toujours une solution technique, mais là, on voit bien qu’on arrive au bout », observe-t-il.**

    Ça c’est le passage pour tous les défenseurs de cette économie dégénérée qui se voilent la face avec “mUh TecHnoloGie” qui sera créée parce que les marchés financiers sont malins.

    Non y’aura quedalle, y’aura plein de jeunes gens brillants qui vont continuer à aller calculer des dérivées de produits financiers plutôt que se pencher sur une manière de stabiliser ce système.

Leave a Reply