La cinquième conférence annuelle sur la défense aérienne et antimissile intégrée (IAMD) de l’OTAN s’est tenue à Gdynia (Pologne) du 9 au 11 mars 2026. Elle a été l’occasion d’échanges de haut niveau sur l’environnement de sécurité actuel et sur la direction future de l’IAMD de l’OTAN.

La conférence s’est déroulée dans un contexte où les menaces aériennes et missiles sont au cœur de l’actualité. En effet, la Russie recourt abondamment aux missiles et aux drones dans sa guerre contre l’Ukraine et des missiles balistiques iraniens dirigés vers la Türkyie ont récemment été interceptés avec succès par l’OTAN. La réunion, à laquelle participaient des représentants de l’Organisation, des hauts responsables venus des capitales des pays membres, ainsi que d’autres acteurs de l’Alliance, était axée sur les questions politiques et stratégiques prioritaires pour le renforcement de la posture de défense intégrée de l’Alliance.

Dans son discours liminaire, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a souligné que les Alliés devaient continuer d’augmenter leurs dépenses de défense et investir de toute urgence dans des moyens de défense aérienne et antimissile supplémentaires. « L’IAMD de l’OTAN est notre première ligne de défense », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « l’OTAN doit – et va – renforcer le bouclier qui protège l’espace aérien de ses pays membres ». Il est ressorti des échanges que, face à l’évolution des menaces, l’OTAN était plus déterminée que jamais à renforcer sa vigilance, ses capacités et la résilience collective.