Gironde : un garçon de 8 ans victime d’un tir de LBD, considéré comme justifié

11 comments
  1. >Le 8 avril dernier, Ismaël s’est rendu au skate park avec sa mère et sa petite sœur dans sa poussette.100 mètres plus loin, des jeunes caillassaient un équipage de police qui a répliqué par deux tirs de LBD.

    Suis-je insensible si je pense que la mère est un peu concon de rester à 100m d’affrontements entre policiers et jeunes* ?

    *je n’aime pas ce terme qui ne veut rien dire, mais je reconnais que trouver une alternative crédible n’est pas aisé

    Edit : maintenant que j’y pense, fais-je du victim-blaming?

  2. Je viens de visionner l’audition de Lallement au Sénat, j’ai jamais vu ça. Ce type est un malade mental.

  3. >Gironde : un garçon de 8 ans victime **collatérale** d’un tir de LBD, considéré comme justifié **car tiré par des policiers en train de se faire agresser à coups de pierre**

    Voilà OP, je sais qu’on ne peut pas éditer les titres alors je l’ai corrigé pour toi.

    Par contre je ne peux pas remplacer le flair “actus” par “trompeur”

  4. Au moins l’ordre règne (s/ )

    Edit: et pour ne pas en rester là un extrait du live du monde sur le sujet :

    La question du désarmement est un vrai enjeu. En effet (je le vois dans une autre question), dans les pays où la police est moins armée, le niveau de violence est plus faible (tant des policiers vis-à-vis du public que dans l’autre sens). Plus que de « désarmement », qui me paraît une position théoriquement intéressante mais trop complexe à mettre en œuvre dans un pays où les policiers sont armés depuis longtemps, penser en termes de désescalade. Ce que montrent beaucoup de recherches, c’est l’existence de « spirales » ou de cercles vicieux (la violence appelant la violence, la défiance, la défiance, etc.). Ce que les Britanniques appellent le « hard power trap » : le « piège de la force ».

    Du coup, il faut penser, tant pour les opérations de maintien de l’ordre que pour celles de police de quotidien, des pratiques professionnelles et conceptions du métier permettant de rompre ces cercles vicieux : en expliquant le travail policier, en engageant des démarches d’apaisement, en choisissant la persuasion. C’est un chantier essentiel et de long terme qui suppose de travailler sur le recrutement (valoriser les compétences relationnelles), la formation, l’encadrement de proximité, mais aussi les politiques plus générales (affirmation des objectifs par ministre, direction générale, etc.).

    Jacques de Maillard (Professeur de sciences politiques à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

  5. Après le meurtre d’une innocente d’une balle dans la tête, on va maintenant avoir droit aux justifications d’un LBD qui tape un enfant de 8 ans.

    Voyons voir si on descend plus bas que “pas de chance mais c’est un peu sa faute aussi” du précédent fait divers.

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