« iel, mon mari ! » ou pourquoi le mot « iel » est discriminatoire

9 comments
  1. Je ne sais pas si l’article est sérieux ou une énorme blague de conservateur. Plutôt le second.

    Sinon :

    “Première malfaçon de iel, ce mot commence mâle. Il débute par le i de il. Comme Adam précède Eve, le i de il précède le e initial de elle, ravalé encore une fois au deuxième rang.”

    Du coup je propose “eil”. Mais ça va faire des liaisons bizarres avec le mot précédent, je sais pas comment faire…

  2. Ou tout simplement parceque les règles de grammaire prévoient l’existence de deux genres, pas comme en anglais. Pas la peine de faire une prose obscure où il a l’air de partir en transe.

  3. En ce qui me concerne le principal problème c’est qu’il est atroce à lire en plus d’être chargé idéologiquement.

  4. Tout ce débat autour des pronoms ridicules inventés par littéralement deux personnes prouve que des groupes de pression bien organisé et bénéficiant du soutien d’une certaine presse peuvent aboutir à des résultats impressionnants.

  5. Moi, j’aime bien lorsque les ayatollahs du genre se tirent mutuellement dans les pattes : ça me fait un prétexte pour manger du maïs soufflé.

    > iel : ce mot entend se dérober aux vieilles oppositions gothiques, aux catégories traditionnelles de l’assignation de genre. Mais, loin d’excéder ces catégories archaïques, il les consacre, s’y englue, nous dit Derrida. D’un point de vue étymologique, ce mot se soumet à leur autorité, travaille, sans le savoir, à les mimer, les affermir, les perpétuer. Il et elle : iel ne sort pas de là, comme le vaudeville (comment s’appelle le mâle de Labiche ? ). Il et elle : iel ne se reconnaît que dans ces deux points cardinaux. Il et elle : iel ne propose pas d’autre horizon que

    Sérieusement, mec ? Ah ouais, il est sérieux… 🤦‍♂️

  6. Je propose “al”, “ol” ou “ul”, comme ça : ni “i”, ni “e” et on n’en parle plus.

Leave a Reply