La Nupes agite le spectre de la « TVA sociale » contre Macron à l’approche du second tour des législatives

8 comments
  1. Puisque ca discute des basses tactiques des différents camp, là c’est la NUPES qui balance une grosse boule puante

    Je crois que l’article est en accès libre, précisez moi si ce n’est pas le cas je peux le mettre en commentaire

    Edit: Réservé aux abonnés finalement, je le mets en commentaire tres vite

  2. La Nupes agite le spectre de la « TVA sociale » contre Macron à l’approche du second tour des législatives

    Jean-Luc Mélenchon et l’alliance de gauche accusent sans preuve le président élu de vouloir augmenter la TVA. Un « mensonge », selon le gouvernement.

    Une semaine à peine pour remporter la victoire face à un président élu, déstabilisé mais pas défait : le défi est grand pour la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Face à une majorité sortante sans programme précis, les tenants de la Nupes tentent de créer le débat, de contourner les invectives et d’obliger leur adversaire à sortir du bois en dévoilant, dans la semaine qui vient, des mesures économiques forcément impopulaires. Quitte à employer les grands moyens : prêter à Emmanuel Macron une mesure dont le gouvernement ne veut pourtant pas entendre parler, la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
    Faute de programme précis à critiquer, pour trouver une arme de mobilisation pour le second tour des législatives, les forces de gauche en sont réduites à dénoncer le « programme caché » du chef de l’Etat. Dimanche soir, lors de sa prise de parole après l’annonce des résultats du premier tour, Jean-Luc Mélenchon a ainsi évoqué « la partie cachée de son programme qui n’a jamais pu être mise en débat (…), les 80 milliards qu’il comptait retirer du budget de l’Etat pour parvenir au retour des 3 % de déficit qu’il avait promis imprudemment à la Commission européenne ». Lundi, devant la presse, il assumait de « répondre à la place » de l’exécutif sur ces 80 milliards d’euros. « Ils referont ce qu’avait fait M. Sarkozy… mais qu’on me le dise “non ce n’est pas vrai, nous nous engageons devant les Français à pas le faire” », a-t-il ajouté.

    L’exécutif a toujours affirmé vouloir ramener le déficit public sous les 3 % du PIB en 2027. Emmanuel Macron l’a indiqué à plusieurs reprises pendant la campagne, et cet objectif figurait déjà dans le programme de stabilité 2021-2027 remis au printemps 2021 à la Commission européenne. Ce document, qui détaille la trajectoire pluriannuelle des finances publiques établie par Bercy, est normalement transmis chaque année à Bruxelles au printemps, mais ne l’a pas été en 2022 du fait des élections. Bercy prévoit de l’envoyer au début de l’été, au moment de la présentation des différents textes sur le pouvoir d’achat. « Opportunément, la France a demandé un délai », remarque la députée européenne La France insoumise Manon Aubry.

    «  Cette affirmation ne se fonde sur rien »

    Le calcul fait par les « insoumis » correspond à un retour au déficit public de 6,5 % l’an dernier à 3 % du PIB en 2027 (un point de PIB valant environ 25 milliards), soit 80 milliards d’économies ou de recettes supplémentaires. « Deux solutions : soit ils coupent dans les dépenses publiques, l’hôpital, l’école, déjà durement touchés, soit ils augmentent les recettes, poursuit la députée. Cet argent, on peut soit le récupérer auprès des plus riches, mais ce n’est pas ce qui avait été fait pendant le dernier quinquennat, soit ils le récupèrent de manière insidieuse, par exemple par une TVA sociale. Est-ce qu’ils vont faire une TVA sociale ? Qu’ils répondent ! »
    « Notre programme est clair : pas un impôt de plus. C’est ironique de la part de quelqu’un qui veut créer trente nouvelles taxes et trente-cinq nouveaux interdits », a souligné la première ministre, Elisabeth Borne, qui s’exprimait en campagne depuis le Calvados, affirmant que M. Mélenchon ment sur le programme des candidats macronistes, « en insinuant partout que nous voudrions augmenter la TVA ». Gabriel Attal, ministre chargé des comptes publics, balaie lui aussi l’accusation : « On atteint des sommets dans le mensonge. Cette affirmation ne se fonde sur rien. Non seulement on ne va pas augmenter les impôts et les taxes, mais on va les baisser ! »

    Mi-mars, en présentant son programme, Emmanuel Macron avait assuré qu’il financerait ses promesses par un « effort budgétaire » de 50 milliards d’euros: la réforme des retraites et une économie au plein-emploi sont censées rapporter 15 milliards d’euros, 15 autres milliards devant provenir de « réformes de fond » et de « simplification » (mise en place de l’e-carte Vitale, impôt minimal sur les multinationales, régulation et bonne attribution des prestations sociales, facturation électronique…). Enfin, le ralentissement de la croissance des dépenses des collectivités et de l’Etat est censé permettre d’économiser 20 milliards d’euros.

  3. Toutes choses égales par ailleurs, je pense qu’on a tous à gagner à considérer que toutes les couleurs politiques sont prêtes à s’abaisser à toutes les tactiques électorales pour gagner à court terme.

    Il y a même un monde ou cela se justifie très bien par l’adage : la fin justifie les moyens.

    Je me méfie des politiques, même quand on est d’accord.

  4. Assez malhonnête quand on sait que le propre programme de la Nupes promet une augmentation de 250 milliards d’euros de la dépense publique.

    Et, grâce à une baguette magique, Jean-Luc Mélenchon prétend que cette augmentation est auto-financée (oui, vous l’avez bien lu), ie. aucune augmentation de la pression fiscale ni émission de dette pour financer ces dépenses supplémentaires.

  5. En psychologie, on appelle cela de la *projection*.

    Pour revenir au sujet, j’ai du mal à comprendre la stratégie politique de la Nupes ici. Pourquoi cherchent ils à tout prix à faire croire que Macron cherche à augmenter les impôts, alors qu’il a montré de manière convaincante que c’était le seul président de la V^(e) qui cherchait à réduire la pression fiscale en France?

    Je suis assez circonspect à vrai dire.

  6. > Le calcul fait par les « insoumis » correspond à un retour au déficit public de 6,5 % l’an dernier à 3 % du PIB en 2027 (un point de PIB valant environ 25 milliards), soit 80 milliards d’économies ou de recettes supplémentaires. « Deux solutions : soit ils coupent dans les dépenses publiques, l’hôpital, l’école, déjà durement touchés, soit ils augmentent les recettes, poursuit la députée. Cet argent, on peut soit le récupérer auprès des plus riches, mais ce n’est pas ce qui avait été fait pendant le dernier quinquennat, soit ils le récupèrent de manière insidieuse, par exemple par une TVA sociale. Est-ce qu’ils vont faire une TVA sociale ? Qu’ils répondent ! »

    Quelqu’un lui dit qu’avant la crise Covid le déficit était à 3.1% en 2019, 2.3% en 2018, sans TVA sociale ?

  7. Il est bien plus vraisemblable que ce qui nous pend au nez avec Lrem, ce sont les privatisations tous azimuts, avec la grande braderie des services publics…

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