Lors d’un entretien accordé à LCI le vendredi 8 mai 2026, le candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle de 2027 a rappelé une promesse brandie lors de ses anciennes campagnes de quitter l’Otan, “par étapes”.

“Si je suis Président, la France quitte l’Otan.” Sur son compte X, Jean-Luc Mélenchon a martelé une annonce faite le 8 mai sur LCI. Pour le chef de file de LFI, candidat à la course à l’Élysée, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) “ne sert qu’à une chose : nous mettre sous tutelle des États-Unis”.

32 pays liés militairement

Dans les faits, la France participe activement à cette alliance militaire défensive depuis sa création, en 1949. Les 32 pays membres sont liés par “une défense collective”, et disposent via l’Otan d’une puissance militaire unique au monde, comme expliqué sur le site officiel.

Depuis 2022, deux guerres impliquent directement des membres de l’Otan : celle déclenchée par la Russie en Ukraine, alliée de nombreux pays européens, et celle en Iran, dont sont à l’origine les États-Unis, l’un des membres les plus importants de l’organisation internationale.

Par définition, la France doit s’impliquer dans ces conflits parce qu’elle est influente au sein de l’Otan, étant l’un des pays membres du commandement intégré de l’Otan. Selon Jean-Luc Mélenchon, ce positionnement est dû à “(Nicolas) Sarkozy en 2007”, alors que la France se tenait jusque-là “à distance de l’Otan” telle une “ligne historique”.

La France face à “la loi du plus fort”

Pour le candidat LFI, la France ne peut pas rivaliser avec les États-Unis et sa “loi du plus fort” puisque “nous ne sommes pas les plus forts”. S’il avait été président au lancement de la guerre au Moyen-Orient, Jean-Luc Mélenchon assure qu’il aurait monté “un front de refus” avec d’autres pays européens, rapporte 20minutes.

C’est pourquoi une “sortie de l’Otan” lui semble toujours aussi pertinente que lors de ses dernières campagnes ; il porte ce projet depuis au moins 2017, rappelle Public Sénat. Il promet toutefois une sortie “par étapes”, en quittant d’abord le commandement intégré puis via une “mise à distance de tous les équipements communs avec l’armée américaine”.

publié le 9 mai à 16h16, Mina Peltier, 6Médias

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