Salut,

Le 2ème tour des élections législatives approche et j’étai assez choqué par l’absence de débat et de remarque sur le fait que les partis qui se réclament le plus “écologistes”, donc surtout LFI et EELV, sont anti nucléaire dans le cas de la France et prétendent possible une transition énergétique basées sur les énergies renouvelables actuellement disponible et une réduction de la consommation d’électricité (pour LFI).

Ce en dépit de du fait que les principales énergies renouvelables dont la prod est extensible à grande échelle en 2022 (éolien on et off shore, solaire photovoltaïque) sont intermittent (indisponible la nuit prou le solaire et aléatoire sur 2-3 jours pour l’éoliens) et demanderais donc des centrales électrique (à gaz) en doublon des énergies renouvelable pour éviter la coupure d’électricité ou hypothétiquement dans le futur des stockage électrique à l’échelle du réseau qui serait rechargés par des excès de renouvelable (surdimensionnement des parcs renouvelable et investissement supposé dans des technologies (hypothétiques stockages massifs par batteries qui sont déjà en quasi pénuries pour le véhicules et/ou hydrolyse de l’eau en hydrogène) dont on ne dispose pas encore à ces échelles étant donné que les emplacement de barrage pour turbinage-pompage pour stockage sont quasiment tous utilisés).

Egalement en dépit du fait que diminuer la prod d’électricité parait extrêmement improbable malgré l’efficacité énergétique et l’isolation des bâtiments car il faudrait transférer toute les mobilité (les véhicules à batterie et hydrogène même le transport de marchandise pour tout ce qui n’est pas sur rails), le chauffage et la chaleur et la chimie industrielle (qui devra utiliser de l’hydrogène produit par électrolyse de l’eau) sur de l’électricité décarbonées. On est donc très très loin du plausible pour ce qui est proposé du coté de LFI et EELV (on est plus sur un projet qui implique d’acheter plus de gaz au qatari et aux Russes et de se débarrasser hyper vite d’un parcs élargis de centrales électriques à gaz avant 2050). (cf : [https://imgur.com/a/NKfzJWB](https://imgur.com/a/NKfzJWB) le bilan des sources de GES en 2019 l’électricité des ménages n’est qu’un partie des 27 % d’émissions générées par toute la production électrique et il faut transférer presque tout les autres postes d’émission anthropiques de GES (sauf ceux de l’agriculture des sols et d’autres trucs) vers des processus utilisant de l’électricités décarbonées (utilisation d’hydrogène produit par électrolyse de l’eau en chimie, pompe à chaleur, transports à batteries, sur rail, par utilisation d’H2)

à coté de cela il y a la production d’électricité par fission nucléaire qui est selon des publication scientifiques vieilles d’il y a 20 ans : à l’échelle mondiale depuis ses début plus sur que l’hydroélectricité, moins émetteur de CO2 que l’éolien, pilotable

Les deux publication (de 2005 environ) sur le fait que le nucléaire est plus sur que l’hydroélectricité en matière d’accidents industriels et de morts par effet indirect ou émissions depuis 1950 :

[https://doi.org/10.1016/S0140-6736(07)61253-7](https://doi.org/10.1016/S0140-6736(07)61253-7)

[https://doi.org/10.1016/j.enpol.2014.01.035](https://doi.org/10.1016/j.enpol.2014.01.035)

Le chapitre de rapport du GIEC de 2015 (IPCC en anglais) qui réexplique avec des chiffres de 2004 que le nucléaire est encore la méthode de prod d’électricité la plus bas carbone et ce sans même prendre en compte que le nucléaire est pilotable. Alors qu’actuellement quant la météo et la nuit bloque le renouvelable les parcs intermittents n’ont aucune obligation de garantir leur taux de charge via du stockage et on doit allumer les centrales à gaz ce qui biaise les résultats en faveur des renouvelables intermittents dans ces études des années 2000 où l’éolien et le solaire étaient tellement minoritaire qu’on ne leur demandais jamais de garanties sur leur production d’électricité.

[https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/ar4-wg3-chapter4-1.pdf](https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/ar4-wg3-chapter4-1.pdf)

(sur les 70 pages c’est la figure 4.19 qui est utile)

(je précise que pour l’IPCC/GIEC, tout est libre d’accès et pour les liens de publication type doi.org il y a moyen de chopper les pdf sur Sci Hub et pour le fait que ce soit en anglais le copier coller dans google traduc vers français marche suffisamment)

11 comments
  1. Les arguments sont:

    * les prix du kwh comparés au renouvelable (mais c’est sans préciser que ce sont les assurances qui les font s’envoler d’une part et que d’autres part les prix du renouvelable n’incluent pas les backup quand ils ne produisent pas)
    * les problèmes liés au refroidissement que le dérèglement climatique feraient empirer (mais c’est ignorer des solutions techniques démontrées (il me semble), que c’est en grande partie pour limiter les réchauffement des cours d’eaux (et tant mieux), donc un plus ou moins faux problème)
    * le fait que les centrales ne seraient pas mise en services suffisamment rapidement (mais ça vaut un peu pour tout)
    * le fait que le coût de la nouvelle centrale explose par rapport au budget prévisionnel (mais c’est ignorer que le budget de base était impossible à tenir et qu’il y a bcp de politiques et de règles isécuritaires là dedans, sans compter les économies d’échelle à le faire en série)
    * le fait qu’il y aurait des technologies de stockage pour palier à l’intermittence (dont l’hydrogène), mais faut voir où exactement parce que l’allemagne n’a certainement pas eu le temps de palier à leur dépendance au gaz (et l’hydrogène a des prob lèmes dans le transport parce qu’il fragilise l’acier, plus volatile, doit etre très refroidit, (un mix amonium est plus réaliste)) . Les véhicules électriques serviraient en partie à ce stockage.
    * le fait qu’avant tout c’est la sobriété seule qui nous sauvera et faire des centrales ce seraient mettre la poussière sur le tapis

    Je pense que le plus responsable et réaliste c’est de jouer sur un mix et les deux tableaux, je ne trouve pas personnellement que leurs positions anti nucléaire sert à la transition écologique nécessaire.

  2. Parce qu’ils sont anti-technique et anti-science. Y a qu’à voir les propos de Mélenchon sur les vaccins. Il voulait le vaccin cubain ou russe et pas américains. parce que hey, il a un congélo, il s’y connait en surgélation sanitaire.
    La différence entre écologie et écologisme….

  3. L’éolien offshore est assez intéressant parce qu’il n’y a pas les même problèmes d’intermittence que le terrestre. Et les centrales nucléaires sont également des sources d’énergie intermittentes ([plus de la moitié des réacteurs sont arrêtés](https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/energie-centrales-plus-d-un-reacteur-nucleaire-sur-deux-a-l-arret-comment-en-est-on-arrive-la-2220159.html))

    Après il faut rester pragmatique, le mieux ça reste le mix énergétique

  4. > j’étai assez choqué par l’absence de débat et de remarque sur le fait que les partis qui se réclament le plus “écologistes”, donc surtout LFI et EELV, sont anti nucléaire dans le cas de la France et prétendent possible une transition énergétique basées sur les énergies renouvelables

    Va voir les comptes Twitter des responsables EELV, LFI, Greenpeace & co qui en parlent ces derniers jours: tout le monde leur met le nez dans leur caca.

  5. Les principaux arguments contre le nucléaires sont:

    1. Un problème de compétences. La désaffection des pouvoir publics pour le nucléaire a fait que les filières de formation étaient vides. On n’a pas pu recruter des jeunes et les former. Ce qui crée des cassure dans la transmission de savoir faire. Un ami qui s’est inscrit à un master de physique nucléaire (en particulier sur les réacteur j’ai oublié le nom de la spécialité) m’a dit qu’il n’y avait parfois pas assez d’élèves pour maintenir le master. Et c’est normal. C’est difficile de se lancer dans des études aussi longues et difficiles sans perspectives d’avenir. C’est donc bien le désintérêt, pendant des décennies, de nos dirigeants qui fait que la filière est peut être condamnée. Et j’ai peur que le récent sursaut de popularité électoraliste n’y changera pas grand choses.

    1. Un problème de cinétique. Construire des centrales aujourd’hui prendrait trop longtemps et donc il faut faire du renouvelable. EDF ne pense pas pouvoir construire assez, assez vite pour dépasser 50% de nucléaire 2050, selon le rapport de RTE. ça donne déjà une base de discussion

  6. EELV tient plus de la secte antiscience que d’un parti écologiste hélas. Ils sont complètement engoncés dans leurs dogmes et, de manière terriblement ironique, leurs positions sur le nucléaire font d’eux l’un des parti les plus dangereux pour l’environnement. LFI c’est peu ou prou la même chose.

    Mention spéciale à Mélenchon qui s’amuse régulièrement à faire croire que la France est assise sur un baril de poudre à cause de son parc nucléaire.

  7. “Assez choqué par l’absence de débat sur le nucléaire?”

    Comment dire… Quand le débat se focalise sur “la gauche est elle oui ou non une secte d’extrémiste prète à mettre le pays à feu et à sang ? ” c’est un peu dur d’avoir des débats de fond sur des sujets techniques, tu ne crois pas ?

    Ne sois pas surpris, on a les politiciens qu’on mérite.

  8. Je sais que mon commentaire est peut être un peu hors sujet (par rapport à ce sujet passionnant) mais pourquoi personne ne parle t’il de l’autre filière nucléaire, celle du thorium?

    Surtout quand on voit que certains états, en particulier la Chine, s’intéresse à la filière.

Leave a Reply