Les tensions en Europe de l’Est se traduisent toujours par une activité aérienne soutenue. Mercredi dernier, des chasseurs portugais F‑16 Fighting Falcon ont été envoyés pour intercepter des avions militaires russes au‑dessus de la mer Baltique, rapporte Le Parisien. Cette intervention s’inscrit dans la mission de police du ciel de l’OTAN, destinée à protéger l’intégrité de l’espace aérien de l’Alliance. L’événement a été confirmé par un communiqué du Commandement aérien allié de l’OTAN, qui rappelle l’engagement à défendre cet espace stratégique.
Des interceptions à la chaîne
Les appareils russes interceptés comprenaient un Antonov An‑12 et un Sukhoi Su‑35. Ils ont été pris en charge par les F‑16 portugais, basés à la base aérienne d’Ämari en Estonie. Ce déploiement constitue la sixième alerte du détachement portugais depuis le 1er avril. En mai, on a déjà compté trois interventions du même type, dont l’interception par des Rafales français de deux Su‑24 russes, ce qui illustre l’intensité des mouvements militaires dans la région.
En avril, des Rafales français avaient à plusieurs reprises intercepté des SU‑30SM russes. Des chasseurs suédois et danois sont aussi intervenus fin avril pour empêcher des bombardiers Tupolev Tu‑22M d’approcher des frontières de l’OTAN, illustrant l’interception d’un appareil russe.
Surveillance et escortes au quotidien
La mission de police du ciel de l’OTAN ne se limite pas à intercepter. Elle sert à identifier et à escorter tout avion susceptible de violer les règles de vol établies, et c’est aussi une démonstration de la puissance aérienne de l’Alliance sur son flanc oriental. Cette activité prend une dimension particulière dans la période de fortes tensions géopolitiques actuelle, où ce type de survols russes doit être géré en permanence.
Le ministère russe de la Défense, via des déclarations sur Telegram, a affirmé que ces vols respectaient strictement les règles internationales d’utilisation de l’espace aérien, même s’ils se sont approchés près des frontières de l’OTAN. Il précise que ces vols sont réguliers au‑dessus des eaux neutres de plusieurs mers, dont la mer Baltique, et qu’à certaines étapes ils sont accompagnés par des chasseurs étrangers (ce qui, selon Moscou, est habituel).