Assemblée : Eric Woerth veut éviter que la présidence de la Commission des finances revienne aux Insoumis

6 comments
  1. Paywall donc je ne sais pas s’il propose une alternative qui n’est pas le RN, mais faut quand même être un sacré cynique pour penser que donner du pouvoir à l’extrême droite pour faire chier la gauche c’est une bonne idée (ça fait un peu penser au “own the libs” des abrutis maga)

  2. **Assemblée : Eric Woerth veut éviter que la présidence de la Commission des finances revienne aux Insoumis**

    Ancien président de cette puissante Commission, le député Renaissance réélu dans l’Oise, candidat à la présidence de l’Assemblée, laisse entendre que les usages lors de l’élection pourraient être revus.

    « Rien n’est à exclure à ce stade ». Présent à l’Assemblée nationale mardi matin, Eric Woerth refuse de fermer la moindre porte pour éviter que les Insoumis puissent hériter de la présidence de la puissance Commission des finances, une fonction qu’il a lui même occupée lors de la dernière mandature.

    Selon le député de l’Oise passé au groupe Renaissance, « les Insoumis ont visiblement en tête de faire du contrôle fiscal ». « C’est ce que je comprends au vu des informations qu’ils cherchent ici ou là ». L’ancien ministre du Budget ajoute : « Ce serait comme si des juges à la commission des lois faisaient des jugements ». Or pour lui, le rôle du président comme d’ailleurs du rapporteur de la Commission des finances constituée de 68 députés, « c’est de contrôler l’action du gouvernement et les politiques publiques, pas de s’intéresser aux dossiers des uns et des autres, les individus et les ménages, comme les entreprises » .

    **« Les Insoumis ont visiblement en tête de faire du contrôle fiscal »**

    Selon le règlement de l’Assemblée, à l’article 39, «ne peut être élu à la présidence de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire qu’un député appartenant à un groupe s’étant déclaré d’opposition». Une règle introduite en mai 2009, découlant d’une pratique lancée par Nicolas Sarkozy en 2007. L’usage veut que cette présidence échoie au principal groupe d’opposition. C’est le cas depuis quinze ans. Comme l’usage veut que la majorité ne prenne pas part au vote. Cette fois-ci donc, tout pourrait changer.

    « LR peut aussi s’entendre avec le RN, je ne sais pas. Des questions vont se poser, il faudra voir la configuration », indique Eric Woerth. Interrogé sur le fait de savoir si LREM pourrait prendre part au vote, il affirme donc que « rien n’est à exclure à ce stade ». Cette élection aura lieu la semaine prochaine, le 29 juin. Comme pour la présidence de l’Assemblée, elle se déroule à trois tours, les deux premiers à la majorité absolue et le troisième à la majorité relative, sachant qu’a priori, un candidat peut se déclarer au troisième tour…

    **Le RN revendique cette présidence**

    « Cela me semble dangereux d’avoir le RN ou LFI à la tête de la commission des Finances », avait-il déjà estimé dans le JDD. De quoi faire enrager les deux groupes concernés. « Nous demanderons tout ce à quoi nous avons droit, tout ce qui aurait été accordé au premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale », a déclaré Marine Le Pen. Ce qui inclut « bien sûr » cette présidence. Son groupe « ne transigera sur aucun des moyens accordés par la tradition ou par les règles républicaines », a ajouté la députée du Pas-de-Calais et présidente du groupe RN à l’Assemblée. C’est Jean-Philippe Tanguy (Somme), qui devrait en être le candidat.

    Mardi à l’Assemblée, Eric Woerth semblait concentré sur un blocage des Insoumis, peut-être moins du RN. De quoi rejoindre les propos de son camarade de la majorité présidentielle et ministre de l’Agriculture Marc Fesneau. «Quand bien même ça ne me plaît pas, que ce soit le Rassemblement national, ça s’impose à nous, ça s’impose à moi», a-t-il déclaré sur France Info. En précisant : «Ce n’est pas une question de préférence. Constitutionnellement, c’est le premier groupe d’opposition. La présidence de la commission des finances à l’Assemblée nationale revient au groupe le plus important de l’opposition.»

    **Alexis Corbière : « Nous ne pouvons pas rester inactifs ».**

    Interrogé sur ce point mardi, Eric Woerth a précisé : « Je ne préfère pas un RN à un FI, il ne faut pas me faire dire cela. Je ne suis pas un extrémiste. Je dis simplement que les Insoumis ont visiblement en tête de faire du contrôle fiscal. Ce que je n’ai pas entendu au RN. »

    De leur côté, les Insoumis comptent bien se faire entendre… Ils revendiquent en chœur cette présidence avec vigueur. Dans les jardins de l’Assemblée mardi, Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis) a haussé le ton. « J’entends, a-t-il déclaré, que nous donnerions des dossiers fiscaux à Mediapart ou à d’autres… Mais ça veut dire quoi ? Nous nous devons de ne pas rester inactifs face à ce qui est en train de se passer ! Pourquoi faudrait-il quelqu’un de pas trop exigeant, de pas trop demandeur, qui voudrait faire différemment ? » Les Insoumis comptent pour l’emporter sur un vote cohérent de la Nupes en faveur de leur candidat. Plusieurs sont en lice.

    Mathématiquement, sauf si LREM prend part au vote, ce sera imparable au vu de leur nombre. Mais au sein de la Nupes, un autre nom médian pourrait aussi émerger, celui de la socialiste Valérie Rabault. Selon Eric Woerth, elle ne serait pas candidate. Mais la présidente sortante du groupe socialiste qui a été rapporteur et membre de cette Commission l’affirme au Figaro : « Je ne me souviens pas d’avoir parlé à Eric Woerth ces derniers temps… »

    **Eric Woerth « candidat » à la présidence de l’Assemblée**

    Le président sortant de la commission des Finances, Eric Woerth, est « candidat » à la tête de l’Assemblée nationale, a-t-il indiqué mardi au Figaro. « On connaît une situation institutionnelle très complexe. Je souhaite mettre à la disposition de l’Assemblée nationale mon expérience, tant parlementaire que ministérielle et locale », explique-t-il, tout en soulignant sa « capacité à parler avec tout le monde », y compris avec les oppositions. L’ancien ministre, ex-membre des Républicains, doit déposer sa candidature avant mardi à 18 heures. La désignation du candidat de la majorité pour le « perchoir » doit se tenir mercredi en fin d’après-midi, puis être confirmée mardi 28 juin dans l’Hémicycle lors d’un vote de tous les députés. Les noms des Marcheurs Roland Lescure et Barbara Pompili circulent aussi pour briguer ce poste-clé. Cette dernière confirme y « réfléchir ».

    Loris Boichot

  3. >Eric Woerth veut éviter que la présidence de la Commission des finances revienne aux Insoumis : « Les Insoumis ont visiblement en tête de faire du contrôle fiscal. Ce que je n’ai pas entendu au Rassemblement National. »

    Cela m etonne pas, mais c est chaud quand même.

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