>**Etudiants saisonniers dans la restauration: «On veut bien travailler, mais pas à n’importe quelles conditions»**
>Horaires à rallonge, heures supplémentaires non-payées et salaires de misère n’attirent guère les postulants à l’heure où 100 000 jobs restent à pourvoir dans l’hôtellerie-restauration cet été.
>«Les patrons qui paient bien, qui te respectent et qui te proposent un logement trouvent des employés», assure Marvyn, qui enchaîne les saisons estivales dans des restaurants depuis dix ans.
>«Je travaillais 80 heures par semaine, j’étais payé 35 heures et le reste, c’était du bénévolat», se souvient Florent, écœuré. Pendant trois ans, cet homme de 25 ans, tout juste diplômé d’une fac de géographie, a travaillé l’été dans les cuisines d’un restaurant de Dordogne pour payer son loyer et ses frais de scolarité. «Je gagnais 1 500 euros par mois en bossant tous les jours avec une seule matinée de repos dans la semaine. J’étais surexploité mais je n’avais pas le choix. J’ai essayé de travailler pendant l’année scolaire mais évidemment mes notes ont dégringolé. Mes parents ne pouvaient pas m’aider et ce n’était pas mes 100 euros de bourses qui allaient suffire», expose Florent, marqué par des services «sans répits dans une cuisine où la température montait très vite». Finalement, il a abandonné la restauration au profit d’un boulot à la réception d’une base de canoë.
>Comme Florent, cette année, de nombreux saisonniers semblent refuser de se plier aux conditions de travail imposées par les employeurs de la restauration. Si bien qu’il reste encore «un peu plus de 100 000 postes à pourvoir pour la saison», dénombre Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) saisonniers. Pourtant, ce ne sont pas vraiment les bras qui manquent. Plutôt qu’une pénurie de main-d’œuvre, certains évoquent une pénurie de conditions de travail acceptables.
>**«Il ne faut pas être regardant»**
>«Les patrons qui paient bien, qui te respectent et qui te proposent un logement trouvent des employés», assure Marvyn, qui enchaîne les saisons estivales dans des restaurants depuis dix ans. «Le boulot ne manque pas mais il ne faut pas être regardant sur les conditions de travail, résume le serveur de 28 ans, embauché jusqu’à la fin du mois de septembre dans un restaurant de l’Hérault. Les trois quarts des patrons proposent d’office le minimum car il y a un réservoir de main-d’œuvre précaire et prêt à travailler pour peu cher qui est priorisé : les étudiants.»
>Aujourd’hui, avec dix ans d’expérience de «saisonnier professionnel», Marvyn se «satisfait» de gagner 1 800 euros par mois. Et lorsqu’il estime qu’un contrat est sous-payé, il se paye le luxe de le refuser. Ce qui n’est pas le cas de tous les saisonniers. Les étudiants en recherche de jobs d’été, dont beaucoup ont besoin d’argent pour financer leurs études, sont souvent prisonniers des conditions imposées par leurs employeurs.
>«Un jeune qui travaille deux mois l’été dans un bar est très captif et a peu de chances de faire valoir ses droits. L’employeur peut prendre le risque qu’il ne revienne pas l’année prochaine, donc il peut choisir de ne pas payer tout ou partie des heures supplémentaires, de lui imposer des conditions de travail très difficiles, souligne Claire Vivès, sociologue au centre d’études de l’emploi et du travail. Une fois qu’il a effectué ses deux mois, il n’a pas de moyen de pression sur l’employeur. Il prend le salaire et s’en va.»
>Un constat partagé par Louise (1). Cette étudiante de 23 ans ne garde pas un bon souvenir de sa première saison, en 2017, dans un restaurant du Finistère. Entre réprimandes en public, salaire de misère et sexisme ordinaire, cette serveuse était «prête à tout accepter pour gagner un peu d’argent» : «Je n’osais rien dire car j’étais précaire et j’avais besoin de ce salaire. A la place, je me suis fermée.»
>D’été en été, les contrats saisonniers continuent d’être très utilisés par les employeurs pour leur flexibilité mais ils laissent le champ libre à nombre d’abus. «C’est souvent un rythme et des plages horaires journalières au-delà de l’entendable, des heures supplémentaires non payées, le tout sans prime de précarité à la fin du CDD», peste Patrice Bossart, membre de la direction nationale de la CGT en charge des saisonniers.
>Cette année, le rapport de force entre saisonniers et employeurs semble néanmoins s’être inversé. «Je pense que les restos ont encore la sensation d’être tout-puissants, comme avant le Covid, où c’était possible d’imposer des périodes et des horaires à leur convenance», avance Mathis. «Mais la balle a changé de camp. Maintenant que ce sont eux qui sont en demande, ils devraient peut-être s’adapter à l’offre d’emploi que nous leur proposons, parce qu’on veut bien travailler, mais pas à n’importe quelles conditions», poursuit l’étudiant à Sciences-Po avec fermeté. Côté patrons, on met surtout en avant la reconversion de nombreux salariés du secteur, après le premier confinement en 2020, qui aggrave la pénurie de saisonniers cette année. 237 000 salariés ont quitté le secteur entre février 2020 et février 2021, d’après la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).
>**De faibles propositions collectives**
>Loi du marché oblige, avec cette pénurie de main-d’œuvre, ce sont désormais les travailleurs qui semblent pour une fois en position de force. Toutefois, ce «renversement, s’il existe bien, se cantonne au niveau individuel, au cas par cas. Lors des dernières négociations de branche, les propositions des employeurs sont restées très faibles», nuance la sociologue Claire Vivès. En avril, l’hôtellerie-restauration avait augmenté sa grille de salaire de 16,3 % en moyenne… mais l’échelon le plus bas, lui, n’a été revalorisé qu’à hauteur de 4 %, passant à 11,01 euros de l’heure, quelques centimes seulement de plus que les 10,85 euros du smic.
>Cette hausse des salaires n’est probablement pas suffisante pour répondre à la perte d’attractivité du secteur. Et les saisonniers l’ont bien compris. «Je ne remettrai plus jamais les pieds dans un restaurant pour y travailler», jure Louise. Pour arrondir ses fins de mois, la jeune femme préfère aller chercher loin de la restauration et donner des cours particuliers à partir de la rentrée.
>Mais les conditions de travail des saisonniers ne sont pas forcément meilleures dans les autres secteurs. Après avoir refusé plusieurs contrats dans des restaurants, Mathieu, étudiant en sciences politiques, a été embauché dans une grande surface de Haute-Corse. «J’enchaîne sept heures et demie de travail, toujours debout, à soulever des cartons lourds, le tout avec seulement un quart d’heure de pause. J’ai commencé il y a dix jours mais je n’ai toujours pas de contrat de travail, je ne sais même pas combien je suis payé», énumère le jeune homme, en colère. Aujourd’hui, il assure préférer travailler toute l’année, en plus de mener ses études à bien, plutôt que de «gâcher» ses mois de juillet et août dans «le bourbier que sont les jobs d’été».
>(1) Le prénom a été modifié.
Pour avoir travaillé dans la restauration pendant plusieurs années, et avoir subi les abus des employeurs tant au niveau salaire que comportement, j’avoue me réjouir de ce retournement de situation qui laisse plusieurs patrons dans la merde. Comme dit la dame, ceux qui respectent leurs employés et les gratifie à leur juste valeur n’ont pas, ou peu, de problème de recrutement. Ce sont bien les abuseurs qui paient le prix de l’évolution des mentalités des salariés et c’est tant mieux ! Ils se sont assez engraissés sur le dos et la précarité de leurs employés.
Cheh’ comme on dit chez les antitafs… J’aime le rééquilibrage du rapport de force.
Et ils ont bien raison.
Le salariat est un rapport de force; pour une personne “normale”, c’est son seul accès au capital (les professions indépendantes dépendent beaucoup des salariés qui peuvent se payer leurs services).
Donc qu’il soit, pour une fois, en faveur des salariés ? C’est jubilatoire.
Vivement une lame de fond sur ce point, un truc qui marque les esprits à la MeToo, parce que vraiment, les employeurs sans aucun scrupule sont vraiment ceux qu’on entend partout.
Je propose un #Goodpaynoshortage
J’ai fais mes études dans la restaurations et ça ma dégoûtée parceque j’ai enchaînée les mauvaises entreprise.
À être sous payée, pas voir la trace du moindre pourboire, avoir des horaires ignobles ,1 jour ou une demi journée de repos par semaine .
J’ai fait mon apprentissage chez mes parents ou ça se passait bien. Mes parents sont strictes mais savent reconnaitre un bon élément et on toujours considérée que leurs employées étaient une deuxieme famille. Offrant des chocolats aux fêtes de Noël, proposant des sorties et des activités avec les apprentis pour leurs donner la passion du métier.
Quelle horrible surprise et cette descente au enfer qui aura aggravée mon anxiété sociale, et accentuer ma dépression. On melange tout ça avec des burns out à répétition et me faire travailler pendant mes arrêts sinon j’étais virée (dans une autres entreprises) ça a créé ou exacerbée des troubles psychiatrique que j’ai et ma rendu innapte au travail. Quand j’ai donnée ma demission sur ordre de mon médecin après un mois d’hospitalisation en hp (il a voulu me licencier pour faute grave à ce moment là car il à été mis au courant au bout d’une semaine que j’avais été internée par un courrier de l’hôpital qu’il n’avait pas ouvert). Mon patron de l’époque ma menacées de bruler le restaurant de mes parents si je finissais pas la saison. ( j’ai donnée ma démission en Avril la fin d ela saison est debut octobre hein…) au final on a prevenu la police naturellement rien à été fait même avec toutes les preuves de harcelement. La personne chargee de mon dossier à l’inspection du travail s’est foutu de ma gueule en disant que ça servait à rien de jouer les petites natures et que la restauration est un métier dur. Le restaurateur est toujours en activité…
Ça ma dégoûtée du metier mais pas des restaurateurs. Nombreux sont les amis de mes parents hotelier restaurateurs que j’ai connu petite, personne n’a jamais eu de problème et quand mes parents leurs ont racontée mes mésaventures ils étaient dégoûtée. Comme ce “collegue” ne fait parti d’aucun organisme de restauration ils ne peuvent rien faire a part dénoncer à l’inspection du travail.
Les metiers de bouches et l’hôtellerie c’est la chair à canon de notre pays après les forces de l’ordre on à affaire à la pouriture de l’humanité on est traitée comme des déchets par certains patrons et clients.
Et là jai fais 500 bornes pour faire 2j dans une entreprise exclusivement masculine. Ou je ne devais faire que les petits dej dans un centre nautique. On ma fait faire la plonge et le service du soir mon premier jour(fini à minuit) et le second après les petit déjeuner(j’ai commencee à 6h donc c’est légal mais pas moral) mon patron m’a annoncée que j’avais 2j pour connaitre à la perfections les methodes de travail et le contenue de cette entreprise en 2j maximum sinon basta. A noter que le chef et ses collegues étaient amis matcho et sale. Une femme ronde enthousiaste a l’idée de travailler après 2 ans d’inactivité les a irritée et je m’en suis prise plein la face des le premier jour. Si bien qu’en rentrant “chez moi” j’ai éclatée en sanglots je ne voulais plus y retourner. Donc voila je suis là à vous écrire d’un endroit qui se trouve a 500km de ma maison loin de ma famille après mettre endettée pour venir pour avoir travaillée 2j et que le patron veut même pas me payer mes frais de deplacement
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>**Etudiants saisonniers dans la restauration: «On veut bien travailler, mais pas à n’importe quelles conditions»**
>Horaires à rallonge, heures supplémentaires non-payées et salaires de misère n’attirent guère les postulants à l’heure où 100 000 jobs restent à pourvoir dans l’hôtellerie-restauration cet été.
>«Les patrons qui paient bien, qui te respectent et qui te proposent un logement trouvent des employés», assure Marvyn, qui enchaîne les saisons estivales dans des restaurants depuis dix ans.
>«Je travaillais 80 heures par semaine, j’étais payé 35 heures et le reste, c’était du bénévolat», se souvient Florent, écœuré. Pendant trois ans, cet homme de 25 ans, tout juste diplômé d’une fac de géographie, a travaillé l’été dans les cuisines d’un restaurant de Dordogne pour payer son loyer et ses frais de scolarité. «Je gagnais 1 500 euros par mois en bossant tous les jours avec une seule matinée de repos dans la semaine. J’étais surexploité mais je n’avais pas le choix. J’ai essayé de travailler pendant l’année scolaire mais évidemment mes notes ont dégringolé. Mes parents ne pouvaient pas m’aider et ce n’était pas mes 100 euros de bourses qui allaient suffire», expose Florent, marqué par des services «sans répits dans une cuisine où la température montait très vite». Finalement, il a abandonné la restauration au profit d’un boulot à la réception d’une base de canoë.
>Comme Florent, cette année, de nombreux saisonniers semblent refuser de se plier aux conditions de travail imposées par les employeurs de la restauration. Si bien qu’il reste encore «un peu plus de 100 000 postes à pourvoir pour la saison», dénombre Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) saisonniers. Pourtant, ce ne sont pas vraiment les bras qui manquent. Plutôt qu’une pénurie de main-d’œuvre, certains évoquent une pénurie de conditions de travail acceptables.
>**«Il ne faut pas être regardant»**
>«Les patrons qui paient bien, qui te respectent et qui te proposent un logement trouvent des employés», assure Marvyn, qui enchaîne les saisons estivales dans des restaurants depuis dix ans. «Le boulot ne manque pas mais il ne faut pas être regardant sur les conditions de travail, résume le serveur de 28 ans, embauché jusqu’à la fin du mois de septembre dans un restaurant de l’Hérault. Les trois quarts des patrons proposent d’office le minimum car il y a un réservoir de main-d’œuvre précaire et prêt à travailler pour peu cher qui est priorisé : les étudiants.»
>Aujourd’hui, avec dix ans d’expérience de «saisonnier professionnel», Marvyn se «satisfait» de gagner 1 800 euros par mois. Et lorsqu’il estime qu’un contrat est sous-payé, il se paye le luxe de le refuser. Ce qui n’est pas le cas de tous les saisonniers. Les étudiants en recherche de jobs d’été, dont beaucoup ont besoin d’argent pour financer leurs études, sont souvent prisonniers des conditions imposées par leurs employeurs.
>«Un jeune qui travaille deux mois l’été dans un bar est très captif et a peu de chances de faire valoir ses droits. L’employeur peut prendre le risque qu’il ne revienne pas l’année prochaine, donc il peut choisir de ne pas payer tout ou partie des heures supplémentaires, de lui imposer des conditions de travail très difficiles, souligne Claire Vivès, sociologue au centre d’études de l’emploi et du travail. Une fois qu’il a effectué ses deux mois, il n’a pas de moyen de pression sur l’employeur. Il prend le salaire et s’en va.»
>Un constat partagé par Louise (1). Cette étudiante de 23 ans ne garde pas un bon souvenir de sa première saison, en 2017, dans un restaurant du Finistère. Entre réprimandes en public, salaire de misère et sexisme ordinaire, cette serveuse était «prête à tout accepter pour gagner un peu d’argent» : «Je n’osais rien dire car j’étais précaire et j’avais besoin de ce salaire. A la place, je me suis fermée.»
>D’été en été, les contrats saisonniers continuent d’être très utilisés par les employeurs pour leur flexibilité mais ils laissent le champ libre à nombre d’abus. «C’est souvent un rythme et des plages horaires journalières au-delà de l’entendable, des heures supplémentaires non payées, le tout sans prime de précarité à la fin du CDD», peste Patrice Bossart, membre de la direction nationale de la CGT en charge des saisonniers.
>Cette année, le rapport de force entre saisonniers et employeurs semble néanmoins s’être inversé. «Je pense que les restos ont encore la sensation d’être tout-puissants, comme avant le Covid, où c’était possible d’imposer des périodes et des horaires à leur convenance», avance Mathis. «Mais la balle a changé de camp. Maintenant que ce sont eux qui sont en demande, ils devraient peut-être s’adapter à l’offre d’emploi que nous leur proposons, parce qu’on veut bien travailler, mais pas à n’importe quelles conditions», poursuit l’étudiant à Sciences-Po avec fermeté. Côté patrons, on met surtout en avant la reconversion de nombreux salariés du secteur, après le premier confinement en 2020, qui aggrave la pénurie de saisonniers cette année. 237 000 salariés ont quitté le secteur entre février 2020 et février 2021, d’après la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).
>**De faibles propositions collectives**
>Loi du marché oblige, avec cette pénurie de main-d’œuvre, ce sont désormais les travailleurs qui semblent pour une fois en position de force. Toutefois, ce «renversement, s’il existe bien, se cantonne au niveau individuel, au cas par cas. Lors des dernières négociations de branche, les propositions des employeurs sont restées très faibles», nuance la sociologue Claire Vivès. En avril, l’hôtellerie-restauration avait augmenté sa grille de salaire de 16,3 % en moyenne… mais l’échelon le plus bas, lui, n’a été revalorisé qu’à hauteur de 4 %, passant à 11,01 euros de l’heure, quelques centimes seulement de plus que les 10,85 euros du smic.
>Cette hausse des salaires n’est probablement pas suffisante pour répondre à la perte d’attractivité du secteur. Et les saisonniers l’ont bien compris. «Je ne remettrai plus jamais les pieds dans un restaurant pour y travailler», jure Louise. Pour arrondir ses fins de mois, la jeune femme préfère aller chercher loin de la restauration et donner des cours particuliers à partir de la rentrée.
>Mais les conditions de travail des saisonniers ne sont pas forcément meilleures dans les autres secteurs. Après avoir refusé plusieurs contrats dans des restaurants, Mathieu, étudiant en sciences politiques, a été embauché dans une grande surface de Haute-Corse. «J’enchaîne sept heures et demie de travail, toujours debout, à soulever des cartons lourds, le tout avec seulement un quart d’heure de pause. J’ai commencé il y a dix jours mais je n’ai toujours pas de contrat de travail, je ne sais même pas combien je suis payé», énumère le jeune homme, en colère. Aujourd’hui, il assure préférer travailler toute l’année, en plus de mener ses études à bien, plutôt que de «gâcher» ses mois de juillet et août dans «le bourbier que sont les jobs d’été».
>(1) Le prénom a été modifié.
Pour avoir travaillé dans la restauration pendant plusieurs années, et avoir subi les abus des employeurs tant au niveau salaire que comportement, j’avoue me réjouir de ce retournement de situation qui laisse plusieurs patrons dans la merde. Comme dit la dame, ceux qui respectent leurs employés et les gratifie à leur juste valeur n’ont pas, ou peu, de problème de recrutement. Ce sont bien les abuseurs qui paient le prix de l’évolution des mentalités des salariés et c’est tant mieux ! Ils se sont assez engraissés sur le dos et la précarité de leurs employés.
Cheh’ comme on dit chez les antitafs… J’aime le rééquilibrage du rapport de force.
Et ils ont bien raison.
Le salariat est un rapport de force; pour une personne “normale”, c’est son seul accès au capital (les professions indépendantes dépendent beaucoup des salariés qui peuvent se payer leurs services).
Donc qu’il soit, pour une fois, en faveur des salariés ? C’est jubilatoire.
Vivement une lame de fond sur ce point, un truc qui marque les esprits à la MeToo, parce que vraiment, les employeurs sans aucun scrupule sont vraiment ceux qu’on entend partout.
Je propose un #Goodpaynoshortage
J’ai fais mes études dans la restaurations et ça ma dégoûtée parceque j’ai enchaînée les mauvaises entreprise.
À être sous payée, pas voir la trace du moindre pourboire, avoir des horaires ignobles ,1 jour ou une demi journée de repos par semaine .
J’ai fait mon apprentissage chez mes parents ou ça se passait bien. Mes parents sont strictes mais savent reconnaitre un bon élément et on toujours considérée que leurs employées étaient une deuxieme famille. Offrant des chocolats aux fêtes de Noël, proposant des sorties et des activités avec les apprentis pour leurs donner la passion du métier.
Quelle horrible surprise et cette descente au enfer qui aura aggravée mon anxiété sociale, et accentuer ma dépression. On melange tout ça avec des burns out à répétition et me faire travailler pendant mes arrêts sinon j’étais virée (dans une autres entreprises) ça a créé ou exacerbée des troubles psychiatrique que j’ai et ma rendu innapte au travail. Quand j’ai donnée ma demission sur ordre de mon médecin après un mois d’hospitalisation en hp (il a voulu me licencier pour faute grave à ce moment là car il à été mis au courant au bout d’une semaine que j’avais été internée par un courrier de l’hôpital qu’il n’avait pas ouvert). Mon patron de l’époque ma menacées de bruler le restaurant de mes parents si je finissais pas la saison. ( j’ai donnée ma démission en Avril la fin d ela saison est debut octobre hein…) au final on a prevenu la police naturellement rien à été fait même avec toutes les preuves de harcelement. La personne chargee de mon dossier à l’inspection du travail s’est foutu de ma gueule en disant que ça servait à rien de jouer les petites natures et que la restauration est un métier dur. Le restaurateur est toujours en activité…
Ça ma dégoûtée du metier mais pas des restaurateurs. Nombreux sont les amis de mes parents hotelier restaurateurs que j’ai connu petite, personne n’a jamais eu de problème et quand mes parents leurs ont racontée mes mésaventures ils étaient dégoûtée. Comme ce “collegue” ne fait parti d’aucun organisme de restauration ils ne peuvent rien faire a part dénoncer à l’inspection du travail.
Les metiers de bouches et l’hôtellerie c’est la chair à canon de notre pays après les forces de l’ordre on à affaire à la pouriture de l’humanité on est traitée comme des déchets par certains patrons et clients.
Et là jai fais 500 bornes pour faire 2j dans une entreprise exclusivement masculine. Ou je ne devais faire que les petits dej dans un centre nautique. On ma fait faire la plonge et le service du soir mon premier jour(fini à minuit) et le second après les petit déjeuner(j’ai commencee à 6h donc c’est légal mais pas moral) mon patron m’a annoncée que j’avais 2j pour connaitre à la perfections les methodes de travail et le contenue de cette entreprise en 2j maximum sinon basta. A noter que le chef et ses collegues étaient amis matcho et sale. Une femme ronde enthousiaste a l’idée de travailler après 2 ans d’inactivité les a irritée et je m’en suis prise plein la face des le premier jour. Si bien qu’en rentrant “chez moi” j’ai éclatée en sanglots je ne voulais plus y retourner. Donc voila je suis là à vous écrire d’un endroit qui se trouve a 500km de ma maison loin de ma famille après mettre endettée pour venir pour avoir travaillée 2j et que le patron veut même pas me payer mes frais de deplacement
Courage à vous tous