C’est dommage que ce genre d’article soit derrière un Paywall, il devrait être disponible pour tous vu le sujet.
Quasi certain (je ne peux pas lire l’article à cause du paywall), qu’il ne s’agit pas d’un tournage de Jacquie et Michel mais du tournage de l’un de ses sous-traitants. J&M sont malins et prennent le moins de risques possibles. Ils achètent et diffusent juste des vidéos à des producteurs indépendants.
Et à partir de là, même si le producteur en question tombe pour viol, J&M resteront intouchables.
Edit : après avoir pu lire l’article, Piron était bien présent et le tournage a bien été fait en son nom.
Le “but” de ces humiliations et ces viols, c’est aussi de briser mentalement ces femmes pour les pousser à faire tout ce que des connards veulent en surfant sur les promesses de fric “facile”
Et avec des femmes brisées qui finissent par croire à ça tellement leur volonté et leur dignité sont sapées, les mecs peuvent jouer sur la défense “non mais, elle est revenue, c’est bien la preuve qu’elle était pas contre” alors que c’est de la manipulation sur personne fragile bien souvent.
Sinon, j’ai lu que Canal avait visiblement suspendu le service de J&M sur leurs offres et si ça ne va pas tout faire s’effondrer, c’est toujours bon à prendre.
**ENQUÊTE – Piégée par un rabatteur rencontré en ligne, Isabelle* raconte avoir été violée en 2013 dans une chambre d’hôtel à Paris en présence de Michel Piron. Ce témoignage remet en cause la défense du fondateur du site pornographique, qui assure n’intervenir qu’en tant que diffuseur.**
C’est un témoignage capital dans l’enquête qui vise Michel Piron, le fondateur du site «Jacquie et Michel» mis en examen vendredi 17 juin pour complicité de viol et traite d’être humain en bande organisée. Isabelle*, une femme d’une quarantaine d’années au moment des faits, explique avoir été violée à plusieurs reprises sur un tournage, en présence de Michel Piron et de sa femme. C’était en 2013 dans une chambre d’hôtel près de la gare Montparnasse, à Paris. Isabelle a porté plainte en décembre 2020. Cette plainte, que Le Figaro a pu consulter, remet en cause la défense du fondateur du site pornographique, qui assure n’intervenir qu’en tant que diffuseur.
Isabelle fait partie des sept plaignantes dans ce dossier. Aux côtés de Michel Piron, actuellement placé sous contrôle judiciaire, trois hommes – un ancien acteur et deux anciens réalisateurs -, sont également mis en examen pour viols, complicité de viol, proxénétisme et traite d’être humain en bande organisée. L’un d’eux est par ailleurs poursuivi pour complicité de viol avec acte de torture et de barbarie. Un séisme dans le monde du porno dit amateur en France et une victoire pour les victimes.
**Un signalement d’associations**
L’affaire a débuté en juillet 2020 après un signalement adressé au parquet de Paris par trois associations: « Osez le féminisme », « Les Effronté-es » et « Le Mouvement du Nid ». Deux mois plus tard, le parquet a ouvert une enquête pour viols et proxénétisme.
Le signalement des associations s’est notamment appuyé sur la diffusion par le site Konbini d’une vidéo intitulée «Les coulisses sordides du porno amateur» et la parution du livre du journaliste Robin d’Angelo Judy, Lola, Sofia et moi (Ed. Goutte d’Or, 2018). Pratiques sexuelles non consenties, viols, rabatteurs – payés pour repérer des femmes vulnérables ou précaires -, chantage pour faire retirer les vidéos en ligne…. Les preuves rapportées sont édifiantes.
**Piégée sur un site de rencontres**
L’histoire d’Isabelle débute fin 2012. Après un divorce, cette femme d’une quarantaine d’années s’inscrit sur un site de rencontres. Mère de deux enfants, elle souhaite refaire sa vie. Après quelques discussions peu concluantes, Isabelle fait la connaissance d’un certain Adrien*, la quarantaine aussi, qui se dit militaire. Gentil, prévenant et beau garçon, l’homme devient rapidement son confident. Elle tombe amoureuse.
Après un mois d’échanges virtuels, ils finissent par se rencontrer « en vrai », en décembre 2012. Après avoir discuté, ils se dirigent vers une chambre d’hôtel – payée par Adrien -, puis ont un premier rapport intime. Cette relation à distance se poursuit plusieurs semaines. Adrien semble de plus en plus porté sur le sexe lors de leurs échanges vidéos sur Skype: l’homme se met souvent nu et se masturbe. Il demande aussi à Isabelle de montrer sa poitrine et de se masturber. Amoureuse, elle accepte.
Un second rendez-vous a lieu chez Isabelle en février 2013. Adrien lui parle alors du site pornographique «Jacquie et Michel», qu’elle ne connaît pas, et lui montre des vidéos. Il lui propose une première fois de tourner ensemble une vidéo, «pour le fun» . Puis il la relance en mars-avril 2013. Isabelle finit par accepter. Le projet – dont elle n’attend aucune rémunération -, l’angoisse mais «mon but était d’être avec Adrien, j’aurais fait n’importe quoi pour lui», raconte-t-elle aux enquêteurs de la PJ.
Isabelle explique avoir reçu un appel de Michel Piron lui-même quelques jours plus tard. « Je lui ai clairement expliqué que je voulais faire l’amour devant la caméra de manière traditionnelle avec mon petit copain Adrien », indique Isabelle dans sa plainte. Michel Piron lui réserve des billets de train et lui donne rendez-vous à Paris le samedi 18 mai 2013. « Je te rejoindrai directement là-bas », lui assure de son côté Adrien. Ce samedi-là, quand Isabelle arrive à la gare Montparnasse vers midi, Michel Piron l’accueille en personne à sa descente du train, explique-t-elle aux policiers. Il est accompagné de son épouse, d’un caméraman et d’un homme d’une trentaine d’années, un certain Brandon*. Adrien, lui, n’est pas encore arrivé. Le groupe se dirige dans un hôtel près de la gare.
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C’est dommage que ce genre d’article soit derrière un Paywall, il devrait être disponible pour tous vu le sujet.
Quasi certain (je ne peux pas lire l’article à cause du paywall), qu’il ne s’agit pas d’un tournage de Jacquie et Michel mais du tournage de l’un de ses sous-traitants. J&M sont malins et prennent le moins de risques possibles. Ils achètent et diffusent juste des vidéos à des producteurs indépendants.
Et à partir de là, même si le producteur en question tombe pour viol, J&M resteront intouchables.
Edit : après avoir pu lire l’article, Piron était bien présent et le tournage a bien été fait en son nom.
Le “but” de ces humiliations et ces viols, c’est aussi de briser mentalement ces femmes pour les pousser à faire tout ce que des connards veulent en surfant sur les promesses de fric “facile”
Et avec des femmes brisées qui finissent par croire à ça tellement leur volonté et leur dignité sont sapées, les mecs peuvent jouer sur la défense “non mais, elle est revenue, c’est bien la preuve qu’elle était pas contre” alors que c’est de la manipulation sur personne fragile bien souvent.
Sinon, j’ai lu que Canal avait visiblement suspendu le service de J&M sur leurs offres et si ça ne va pas tout faire s’effondrer, c’est toujours bon à prendre.
**ENQUÊTE – Piégée par un rabatteur rencontré en ligne, Isabelle* raconte avoir été violée en 2013 dans une chambre d’hôtel à Paris en présence de Michel Piron. Ce témoignage remet en cause la défense du fondateur du site pornographique, qui assure n’intervenir qu’en tant que diffuseur.**
C’est un témoignage capital dans l’enquête qui vise Michel Piron, le fondateur du site «Jacquie et Michel» mis en examen vendredi 17 juin pour complicité de viol et traite d’être humain en bande organisée. Isabelle*, une femme d’une quarantaine d’années au moment des faits, explique avoir été violée à plusieurs reprises sur un tournage, en présence de Michel Piron et de sa femme. C’était en 2013 dans une chambre d’hôtel près de la gare Montparnasse, à Paris. Isabelle a porté plainte en décembre 2020. Cette plainte, que Le Figaro a pu consulter, remet en cause la défense du fondateur du site pornographique, qui assure n’intervenir qu’en tant que diffuseur.
Isabelle fait partie des sept plaignantes dans ce dossier. Aux côtés de Michel Piron, actuellement placé sous contrôle judiciaire, trois hommes – un ancien acteur et deux anciens réalisateurs -, sont également mis en examen pour viols, complicité de viol, proxénétisme et traite d’être humain en bande organisée. L’un d’eux est par ailleurs poursuivi pour complicité de viol avec acte de torture et de barbarie. Un séisme dans le monde du porno dit amateur en France et une victoire pour les victimes.
**Un signalement d’associations**
L’affaire a débuté en juillet 2020 après un signalement adressé au parquet de Paris par trois associations: « Osez le féminisme », « Les Effronté-es » et « Le Mouvement du Nid ». Deux mois plus tard, le parquet a ouvert une enquête pour viols et proxénétisme.
Le signalement des associations s’est notamment appuyé sur la diffusion par le site Konbini d’une vidéo intitulée «Les coulisses sordides du porno amateur» et la parution du livre du journaliste Robin d’Angelo Judy, Lola, Sofia et moi (Ed. Goutte d’Or, 2018). Pratiques sexuelles non consenties, viols, rabatteurs – payés pour repérer des femmes vulnérables ou précaires -, chantage pour faire retirer les vidéos en ligne…. Les preuves rapportées sont édifiantes.
**Piégée sur un site de rencontres**
L’histoire d’Isabelle débute fin 2012. Après un divorce, cette femme d’une quarantaine d’années s’inscrit sur un site de rencontres. Mère de deux enfants, elle souhaite refaire sa vie. Après quelques discussions peu concluantes, Isabelle fait la connaissance d’un certain Adrien*, la quarantaine aussi, qui se dit militaire. Gentil, prévenant et beau garçon, l’homme devient rapidement son confident. Elle tombe amoureuse.
Après un mois d’échanges virtuels, ils finissent par se rencontrer « en vrai », en décembre 2012. Après avoir discuté, ils se dirigent vers une chambre d’hôtel – payée par Adrien -, puis ont un premier rapport intime. Cette relation à distance se poursuit plusieurs semaines. Adrien semble de plus en plus porté sur le sexe lors de leurs échanges vidéos sur Skype: l’homme se met souvent nu et se masturbe. Il demande aussi à Isabelle de montrer sa poitrine et de se masturber. Amoureuse, elle accepte.
Un second rendez-vous a lieu chez Isabelle en février 2013. Adrien lui parle alors du site pornographique «Jacquie et Michel», qu’elle ne connaît pas, et lui montre des vidéos. Il lui propose une première fois de tourner ensemble une vidéo, «pour le fun» . Puis il la relance en mars-avril 2013. Isabelle finit par accepter. Le projet – dont elle n’attend aucune rémunération -, l’angoisse mais «mon but était d’être avec Adrien, j’aurais fait n’importe quoi pour lui», raconte-t-elle aux enquêteurs de la PJ.
Isabelle explique avoir reçu un appel de Michel Piron lui-même quelques jours plus tard. « Je lui ai clairement expliqué que je voulais faire l’amour devant la caméra de manière traditionnelle avec mon petit copain Adrien », indique Isabelle dans sa plainte. Michel Piron lui réserve des billets de train et lui donne rendez-vous à Paris le samedi 18 mai 2013. « Je te rejoindrai directement là-bas », lui assure de son côté Adrien. Ce samedi-là, quand Isabelle arrive à la gare Montparnasse vers midi, Michel Piron l’accueille en personne à sa descente du train, explique-t-elle aux policiers. Il est accompagné de son épouse, d’un caméraman et d’un homme d’une trentaine d’années, un certain Brandon*. Adrien, lui, n’est pas encore arrivé. Le groupe se dirige dans un hôtel près de la gare.