Solidarité pour ce maitre de conf. Le language est certes violent, mais il souligne un problème visible un peu partout. Des décideurs qui se focalisent uniquement sur des chiffres et non sur la qualité de l’enseignement. Et des étudiants qui sont perdus et ne sont plus capables d’apprendre convenablement. Donc oui, des étudiants médiocres dans le meilleur des cas.
Ça m’emmerderait qu’il soit sanctionné alors que les propos n’auraient pas du etre diffusés. Dans l’absolu, c’est la personne qui a diffusé les propos qui devrait etre sanctionnée…
Pour être passé par la case université, y’a vraiment des gens surpris par ces déclarations? Rien d’étonnant quand on cumule des professeurs imbus de leur personnes (pas tous, mais y’en a pas mal à la fac) et des étudiants frôlant avec la débilité profonde (CàD incapable de faire un raisonnement à plus d’une étape cause conséquence).
On a les étudiants qu’on mérite, Monsieur le Professeur assis confortablement dans sa position.
Y’a pire, j’étais trop débile pour frauder.
> “Ces propos sont une honte, ils sont d’une extrême violence et condescendance vis-à-vis des étudiant.e.s et également contre l’ensemble des enseignant.e.s et personnels qui s’investissent dans nos formations”, a dénoncé le syndicat étudiant Une alternative pour l’UBO sur les réseaux sociaux, disant attendre de l’université qu’elle dénonce publiquement ces propos et sanctionne l’enseignant.
D’une extrême violence peut-être mais sont-ils faux ?
C’est pas en évitant soigneusement de regarder les problèmes en face qu’on va sauver le niveau catastrophique de l’éducation en France, et ce à tout niveau d’enseignement.
Ça y est les gamins élevés au téléphone portable arrivent à l’université !
Des “coupes claires”, putain, pas des “coupes sombres” !
Je ne sais pas si les étudiants sont débiles, mais celui qui a écrit ça pourrait faire un peu gaffe !
Ça a toujours été le cas, non ?
T’ain, heureusement que le mecs ne fait pas un tour en collège rep, ça sonne un peu plus fort que ça quand ça s’embrase.
Rien de faux dans ce qu’il dit, malheureusement.
Et il n’y a pas qu’à Brest que ça “amnistie”. Un pote chercheur a fait partie des jurys de master 2 cet été (matière scientifique) : entre les gars qui ne savaient même pas dire correctement le nom des théorèmes (ex: Monroe au lieu de Monte Carlo).
À la fin, l’un des élèves de l’oral lui a demandé de bine couloir faire valoir sa note au “blanc” (de 9/20) au lieu de la note qu’il pressentait bien qu’il allait avoir pour pouvoir passer en année supérieure et être accepté en doctorat. Car ce gars a une offre, alors que c’est apparemment un boulet qui a foutu le feu au moins de fois à sa salle de manips.
D’un côté les prof de fac se plaignent du niv des étudiants à chaque rentrée depuis toujours, et bien souvent c’est plus un aveu d’échec de la part du prof qu’autre chose (lire un ppt et evaluer a la tete du client n’a rien de pédagogique)
d’un autre côté, la démocratisation des etudes supérieures et les modalités d’orientation font qu’o’ n’a plus les mêmes étudiants aujourd’hui, en termes de niveau et de motivation, donc ce qui marchait ya 10 ans, ne peut pas marcher de la même manière aujourd’hui. Diversifier les pratiques pédagogiques et personnaliser les parcours de formation peut aider (genre la 1ere année de licence en 2 ans etc)
C’est bien de se plaindre quand ya un problème, c’est encore mieux si on essaie d’y faire quelque chose
La sanction, selection se faisait au bac. La terminale préparait aux études supérieures et donnait les bases essentielles pour poursuivre ses études. Il semblerait qu’aujourd’hui celle-ci n’accomplisse plus son son devoir. A mon époque moins de 70% des lycéens obtenaient le bac, aujourd’hui plus de 90% d’entre eux l’obtiennent. Nous étions sans doute plus débile dans les années 80…
Si je me désolidarise de ses propos, je suis néanmoins conscient qu’il y a un vrai problème avec la génération bac 2020-2021.
Moi et tous mes collègues, nous savons pertinemment que leurs dernières années ont été difficiles socialement parlant.
Mais sur le critère académique, je maintiens que ce n’est pas une excuse pour envoyer au niveau N+1 des étudiants qui n’ont pas le niveau.
Et chez moi en tout cas, tout le monde est sur la même ligne: pas de complaisance Covid. Si le niveau n’est pas acceptable, alors il faut recommencer.
Du coup on a eu plus de doublants, mais franchement c’est pas la mort non plus. La licence en 4 ans, c’est pas la fin du monde. En tout cas chez nous, la fac de “province” qui veut pas s’assumer;)
Sur Paris, ou apparemment en Bretagne, il faut garder la hype, plutôt que les résultats semble t-il.
Moi ce qui me fait réagir ne sont pas les propos mais que le prof le découvre.
Les notes exceptionnellement hautes, voire les changements de moyenne, les triches explicites sur lesquelles on ferme les yeux, etc parce qu’un prof aime bien un élève c’est pas nouveau. Il y a aussi l’inverse, des notes illégalement basses pour saquer un élève qu’on peut pas piffer.
Aucun recours possible, les doyens n’y voient jamais de problème quand les étudiants font un courrier pour soulever le problème
les profs de prépa/médecine en sueur.
>après la diffusion d’un courrier interne
Des propos privés donc, qui n’ont rien à faire sur la place publique.
>”Ces propos sont une honte, ils sont d’une extrême violence et condescendance vis-à-vis des étudiant.e.s et également contre l’ensemble des enseignant.e.s et personnels qui s’investissent dans nos formations”, a dénoncé le syndicat étudiant Une alternative pour l’UBO sur les réseaux sociaux, disant attendre de l’université qu’elle dénonce publiquement ces propos et **sanctionne l’enseignant.**
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Solidarité pour ce maitre de conf. Le language est certes violent, mais il souligne un problème visible un peu partout. Des décideurs qui se focalisent uniquement sur des chiffres et non sur la qualité de l’enseignement. Et des étudiants qui sont perdus et ne sont plus capables d’apprendre convenablement. Donc oui, des étudiants médiocres dans le meilleur des cas.
Ça m’emmerderait qu’il soit sanctionné alors que les propos n’auraient pas du etre diffusés. Dans l’absolu, c’est la personne qui a diffusé les propos qui devrait etre sanctionnée…
Pour être passé par la case université, y’a vraiment des gens surpris par ces déclarations? Rien d’étonnant quand on cumule des professeurs imbus de leur personnes (pas tous, mais y’en a pas mal à la fac) et des étudiants frôlant avec la débilité profonde (CàD incapable de faire un raisonnement à plus d’une étape cause conséquence).
On a les étudiants qu’on mérite, Monsieur le Professeur assis confortablement dans sa position.
Y’a pire, j’étais trop débile pour frauder.
> “Ces propos sont une honte, ils sont d’une extrême violence et condescendance vis-à-vis des étudiant.e.s et également contre l’ensemble des enseignant.e.s et personnels qui s’investissent dans nos formations”, a dénoncé le syndicat étudiant Une alternative pour l’UBO sur les réseaux sociaux, disant attendre de l’université qu’elle dénonce publiquement ces propos et sanctionne l’enseignant.
D’une extrême violence peut-être mais sont-ils faux ?
C’est pas en évitant soigneusement de regarder les problèmes en face qu’on va sauver le niveau catastrophique de l’éducation en France, et ce à tout niveau d’enseignement.
Ça y est les gamins élevés au téléphone portable arrivent à l’université !
Des “coupes claires”, putain, pas des “coupes sombres” !
Je ne sais pas si les étudiants sont débiles, mais celui qui a écrit ça pourrait faire un peu gaffe !
Ça a toujours été le cas, non ?
T’ain, heureusement que le mecs ne fait pas un tour en collège rep, ça sonne un peu plus fort que ça quand ça s’embrase.
Rien de faux dans ce qu’il dit, malheureusement.
Et il n’y a pas qu’à Brest que ça “amnistie”. Un pote chercheur a fait partie des jurys de master 2 cet été (matière scientifique) : entre les gars qui ne savaient même pas dire correctement le nom des théorèmes (ex: Monroe au lieu de Monte Carlo).
À la fin, l’un des élèves de l’oral lui a demandé de bine couloir faire valoir sa note au “blanc” (de 9/20) au lieu de la note qu’il pressentait bien qu’il allait avoir pour pouvoir passer en année supérieure et être accepté en doctorat. Car ce gars a une offre, alors que c’est apparemment un boulet qui a foutu le feu au moins de fois à sa salle de manips.
D’un côté les prof de fac se plaignent du niv des étudiants à chaque rentrée depuis toujours, et bien souvent c’est plus un aveu d’échec de la part du prof qu’autre chose (lire un ppt et evaluer a la tete du client n’a rien de pédagogique)
d’un autre côté, la démocratisation des etudes supérieures et les modalités d’orientation font qu’o’ n’a plus les mêmes étudiants aujourd’hui, en termes de niveau et de motivation, donc ce qui marchait ya 10 ans, ne peut pas marcher de la même manière aujourd’hui. Diversifier les pratiques pédagogiques et personnaliser les parcours de formation peut aider (genre la 1ere année de licence en 2 ans etc)
C’est bien de se plaindre quand ya un problème, c’est encore mieux si on essaie d’y faire quelque chose
La sanction, selection se faisait au bac. La terminale préparait aux études supérieures et donnait les bases essentielles pour poursuivre ses études. Il semblerait qu’aujourd’hui celle-ci n’accomplisse plus son son devoir. A mon époque moins de 70% des lycéens obtenaient le bac, aujourd’hui plus de 90% d’entre eux l’obtiennent. Nous étions sans doute plus débile dans les années 80…
Si je me désolidarise de ses propos, je suis néanmoins conscient qu’il y a un vrai problème avec la génération bac 2020-2021.
Moi et tous mes collègues, nous savons pertinemment que leurs dernières années ont été difficiles socialement parlant.
Mais sur le critère académique, je maintiens que ce n’est pas une excuse pour envoyer au niveau N+1 des étudiants qui n’ont pas le niveau.
Et chez moi en tout cas, tout le monde est sur la même ligne: pas de complaisance Covid. Si le niveau n’est pas acceptable, alors il faut recommencer.
Du coup on a eu plus de doublants, mais franchement c’est pas la mort non plus. La licence en 4 ans, c’est pas la fin du monde. En tout cas chez nous, la fac de “province” qui veut pas s’assumer;)
Sur Paris, ou apparemment en Bretagne, il faut garder la hype, plutôt que les résultats semble t-il.
Moi ce qui me fait réagir ne sont pas les propos mais que le prof le découvre.
Les notes exceptionnellement hautes, voire les changements de moyenne, les triches explicites sur lesquelles on ferme les yeux, etc parce qu’un prof aime bien un élève c’est pas nouveau. Il y a aussi l’inverse, des notes illégalement basses pour saquer un élève qu’on peut pas piffer.
Aucun recours possible, les doyens n’y voient jamais de problème quand les étudiants font un courrier pour soulever le problème
les profs de prépa/médecine en sueur.
>après la diffusion d’un courrier interne
Des propos privés donc, qui n’ont rien à faire sur la place publique.
>”Ces propos sont une honte, ils sont d’une extrême violence et condescendance vis-à-vis des étudiant.e.s et également contre l’ensemble des enseignant.e.s et personnels qui s’investissent dans nos formations”, a dénoncé le syndicat étudiant Une alternative pour l’UBO sur les réseaux sociaux, disant attendre de l’université qu’elle dénonce publiquement ces propos et **sanctionne l’enseignant.**
Qu’ils aillent se faire foutre.