
“L’avortement est un meurtre” [Flack, saison 2 épisode 2, VOSTFR]
"L’avortement est un meurtre" [Flack, saison 2 épisode 2, VOSTFR] from france

“L’avortement est un meurtre” [Flack, saison 2 épisode 2, VOSTFR]
"L’avortement est un meurtre" [Flack, saison 2 épisode 2, VOSTFR] from france
4 comments
Adaptation, repérage et traduction par moi-même (je reste ouvert à toutes les critiques) :
>L’avortement est un meurtre.
>
>Sérieux ? – Laisse tomber.
>
>Non, non.
>
>Non, ça passe pas.
>
>C’est absolument pas ton problème.
>
>Toute vie est sacrée.
>
>Grandis.
>
>Si tu le pensais t’aurais pas des chaussures en cuir.
>
>Regarde-moi ces écrase-merdes orthopédiques.
>
>Il y a des réfugiés qui meurent noyés, des familles qui se font bombarder, des enfants sans eau ni vaccins.
>
>Si la “vie” est si importante que ça pour toi, alors occupe-toi d’eux plutôt que rester planter là à jouer à Candy Crush et à harceler des inconnues. On parle de personnes vivantes, pas de fœtus.
>
>Et à moins que tu veuilles qu’on te le passe par le cul, le porter pendant neuf mois et qu’il sorte en déchirant tes parties génitales, et crois-moi il te les déchirera, tu donnes pas ton avis.
>
>C’est la solution de facilité.
>
>T’as jamais eu un avortement.
>
>Crois-moi, j’en ai eu deux.
>
>Et non, ça ne fait pas de moi une pute, ça fait de moi une femme du 21e siècle.
>
>Ado, un mec 4 ans plus vieux a retiré la capote sans me le dire.
>
>J’ai aussi merdé avec un autre qui refusait la capote car sa bitte aimait pas ça.
>
>Passe à autre chose.
>
>Trouve un hobby.
>
>Et occupe-toi de ton cul.
Le texte original :
>Hey, abortion is murder.
>
>Really?
>
>Come on, let’s just go, come on.
>
>No, no, do you know what, no, no. Not okay.
>
>This has literally nothing to do with you.
>
>All life is sacred.
>
>Grow up.
>
>If you really thought all life was sacred you wouldn’t be wearing leather shoes, if you can call those orthopedic monstrosity shoes.
>
>There are refugees drowning in boats, families being carpet bombed, tiny babies without enough water or basic vaccines.
>
>If you really care so much about life, then do something about that instead of sitting around here on your ass playing Candy Crush and shouting at women you’ve never met before.
>
>Those are actual lives, this was a fetus.
>
>And unless you want to take it and stick it up your ass and carry it around for nine months until it finally tears its way through your genitals, and trust me it will tear, then you don’t get a say in the matter.
>
>It’s the easy way out.
>
>You’ve clearly never had an abortion.
>
>Trust me, I’ve had two.
>
>And no, that doesn’t make me a slut, it makes me a woman in the 21st century, who as a teenager was stealthed by a guy four years my senior and who was stupid enough to have sex with another man who refused to wear a condom because it made his willie feel funny so deal with it.
>
>Get a life.
>
>And mind your own fucking business.
C’est un mauvais argument que de répondre à quelqu’un qui considère que l’avortement est un meurtre “c’est ma liberté individuelle, ça ne te regarde pas”. Le “droit” au meurtre ne fait pas partie des libertés individuelles, c’est un crime sévèrement puni.
Je pense que le meilleur (“meilleur” ne veut pas dire “qui va réussir à convaincre systématiquement ceux qui pensent autrement” évidemment, mais disons qui fait appel au factuel et pas aux valeurs/la morale) argument à opposer à ceux qui considèrent l’avortement comme un meurtre, c’est de leur rappeler qu’il a toujours été constaté que la légalisation de l’avortement en fait baisser le nombre (un phénomène constaté à l’échelle mondiale, indépendant de la culture et de la religion).
Par ailleurs, ce passage est vraiment une illustration presque caricaturale de ce que Ian Danskin déplorait dans un de ses épisodes du Alt-Right Playbook : ce fantasme vain des progressistes de “détruire avec des faits et la logique” un conservateur via un monologue ininterrompu.
Complètement d’accord avec le message, mais ça ne convaincra jamais une personne qui pense déjà ça, malheureusement.
Les débats sur l’avortement avec des prolife c’est toujours très casse gueule. Encore plus quand c’est avec des religieux, impossible de répondre au fameux “c’est la volonté de dieu”.