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On dirait bien que le tollé que Lola Quivoron s’est mangée après son interview immonde sur Konbini n’a absolument pas freiné son ascension.

Oui tout va bien ici en France. On récompense a tour de bras une fille de bonne famille, qui ne connait rien de la nuisance et de l’irrespect au quotidien du rodéo urbain. Les élites, eux, prouvent leur **complaisance** et leur **déconnexion** en avalant sans aucun esprit critique la vision romantique du rodéo urbain.

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Pour rappel, le rodéo urbain, c’est le quotidien de malheureusement trop de français vivant dans des quartiers défavorisés.
Le rodéo urbain, c’est **4-5 heures non stop** dans la journée où tu entends résonner entre les bâtiments un bruit affreux de moteur qui te perce les tympans. Et je ne vais même pas parler de toutes les victimes innocentes qui ont juste eu le malheur de se trouver sur la trajectoire de ces énergumènes.Le rodéo urbain, c’est des jeunes sans foi ni loi **contre qui on ne peut rien faire**. Et oui, pour éviter toute “bavure policière”, on interdit maintenant aux agents de les prendre en chasse.
Le rodéo urbain, c’est le symbole même de **l’impuissance, du laxisme et même de la lâcheté** de l’Etat face à la délinquance, c’est le symbole de l’échec du vivre-ensemble.

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Franchement, je n’ai juste plus les mots. Ca me débecte juste de voir l’élite française voir ce sujet avec autant de légèreté. Je les imagine bien, à leur cocktail de délibération, à se pavaner, à donner leur lecture du phénomène pour ensuite retourner dans leurs beaux quartiers où évidemment il n’y aura jamais ça. “*Oui bien sûr, on voit bien que le rodéo urbain n’est en fait que le seul moyen pour des jeunes désoeuvrés pour exprimer leur existence face à un monde qui ne veut pas d’eux. Oh oh oh que je suis sensible artistiquement et préoccupé par le quotidien des banlieues oh oh oh.”*

A toute cette élite snobinarde, j’aimerai juste qu’on les fout dans une banlieue pendant une semaine à écouter ce magnifique **concerto de moteur et de crissement de pneus**. On verra bien comment ils verront le rodéo urbain après ça.

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Fin bref, j’ai l’impression que l’on ne peut juste rien faire aujourd’hui. Il y a bien eu le maire de Cannes qui a fait un communiqué, soutenant la police, sur ce sujet mais bon c’est bien vite passé à la trappe. L’Etat, comme à son habitude, ne fera rien à part poser un **écran de poudre de perlimpinpin**. Et comme l’opinion publique va bientôt voir le rodéo urbain, non plus comme une nuisance, mais comme un phénomène culturel, l’Etat va encore moins bouger son cul.
Et attention à ne pas trop ouvrir sa gueule sur le rodéo urbain ! Si tu prends une position trop pro-flic, on va très vite faire des raccourcis et te caser comme f@cho.

En tout cas, j’attends avec impatience le jour où un autre illuminé va nous sortir un film sur la vision romantique de la colline du crack à Stalingrad. Franchement ça va être beau à voir.

Edit : mise en forme

3 comments
  1. C’est juste le circle jerk des bobos du cinéma.

    Ce sont les memes qui trouvent que les films qui se veulent serieux sur la province, la précarité etc… sont géniaux et ultra réalistes alors que c’est souvent des caricatures grossières

  2. Rien que pour le raz de marée de sel de petit bourgeois : merci Lola.

    >j’ai l’impression que l’on ne peut juste rien faire aujourd’hui

    Ironique.

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