“Steak végétal”, “bacon vegan”… : ces appellations vont être interdites en France

13 comments
  1. les lobbys des produits d’origine animale qui, encore une fois, en essayant de raffermir leur position, prennent les consommateurs pour des cons.

  2. Autant je suis attaché au sens des mots, et appeler “bacon” un morceau de tofu épicé est grotesque, autant je comprends bien qu’il y a un vrai problème pour les industriels qui tentent de donner un nom un peu aguicheur à leurs produits.

    “Substitut végétal de bacon” est certainement moins vendeur. Cependant, d’où viendrait le différentiel de vente?

    * De gens cherchant ce type de produit mais faisant une fixette sur le nom? Cela tiendrait de la dissonance cognitive.

    * De gens croyant acheter du bacon et se trompant de produit? Là on serait effectivement dans la tromperie, qui mérite un tel décret.

    * Autre?

  3. A présent il faut interdire les tomates-cerises, parce que c’est pas des cerises. Et surtout les lapins en chocolat, qui ne sont pas des lapins.

    Tout ça est extrêmement perturbant pour les consommateurs qui ne lisent qu’un mot sur deux.

  4. Vous me ferez le plaisir d’également interdire l’appellation scandaleuse « bière sans alcool ».

    D’avance, merci

  5. C’est quand même marrant, la levée de bouclier ici, au sujet de cette décision.

    Je pense que globalement les viandards s’en cognent.

    Et pour les végans, c’est pourtant une excellente occasion de se démarquer, justement en inventant de nouveaux produits, de nouvelles préparations, au lieu de faire, à travers ces appellations séculaires et viandardes, encore et encore référence à des produits essentiellement carnés, en essayant de les singer.

    Sincèrement, “steak végétal”, moi ça m’a jamais fait envie, et m’a toujours inspiré l’ersatz et la déception prévisible.

    “Galette de boulgour et soja aux noisettes”, par contre, bah ça peut me tenter, éventuellement, si c’est fait maison.

    Car pour finir, quand on regarde la composition de ces ersatz vegans, ce ne sont quasiment que des produits ultra-transformés.

  6. Rappel que cette même industrie qui souhaite vous protéger des risques des steaks de pois chiches vous a fait manger du cheval sous l’appellation “haché de boeuf” pendant dix ans au bas mot sans que personne en France ne soit condamné.

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