« En France, l’agressivité au volant est d’autant plus inquiétante qu’elle fait l’objet d’un non-dit »

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  1. > Si l’on considère le comportement des Français au volant comme un précipité de leur attitude générale en société, on peut se faire du souci pour notre capacité à vivre ensemble. Près de deux automobilistes sur trois reconnaissent qu’il leur arrive d’injurier les autres conducteurs (davantage que les autres Européens), et 88 % admettent avoir déjà eu peur du comportement agressif des autres usagers de la route, selon un sondage Ipsos pour la société Vinci Autoroutes. A côté de la forte hausse de la mortalité routière depuis le desserrement des restrictions sanitaires, et la piètre performance de la France en matière de sécurité, l’agressivité au volant apparaît comme une calamité spécifique, d’autant plus inquiétante qu’elle fait l’objet d’un non-dit.

    Ça fait plaisir de voir que la question est enfin étudiée avec une communication envers le public.

    > Le mécanisme qui nourrit les accès de *road rage*, comme d’autres situations où un individu pacifique devient violent, est pourtant connu depuis longtemps. La solitude, l’anonymat et l’isolement du monde extérieur sont les ingrédients de cette « désindividualisation » qui tend à abaisser le sentiment de responsabilité. La conduite automobile réunit toutes ces circonstances : enfermé dans sa bulle, le chauffeur ne communique avec les autres que par des moyens primitifs – klaxon, appels de phare, gestes – et se pense tout-puissant, protégé par une identité réduite à la marque de sa voiture. Il n’est plus « la même personne » que dans la vie normale.

    TL;PL : « ma voiture = ma bite » 😞

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