Ourse tuée en Ariège : le chasseur n’avait pas l’autorisation de se trouver à l’endroit où l’attaque a eu lieu

19 comments
  1. développement intéressant, attendons de voir quel était la vélocité de la balle qui a ricoché sur 20 tronc d’arbre avant d’accuser ce pauvre protecteur de la nature.

  2. C’est la raison pour laquelle il a hésité à tirer après que l’ours lui ait mordu la jambe! Heureusement qu’il avait un fusil, sinon, il aurait été ajouté au compte des disparus en montagne.

  3. J’ai toujours été de la team pro ours, mais je me suis quand même dis “c’est triste, mais il a la légitime défense” en lisant la nouvelle il y a quelques jours… je regrette mon once d’empathie pour ce sale type.

    Petit rappel : L’ourse avait 2 oursons…. je doute de leur survie si rien n’a été mis en place.

  4. On doit vraiment encore sortir les pikachu face avec ce genre de personne ? « Oulalala incroyable, il était là où il n’avait rien à faire ! Choquée en gros plan »

  5. Allez, je vais prendre le ton collectif du thread à contre pied. Je ne suis ni pro ni anti ours, je suis tellement urbain que je ne pourrais sans doute pas reconnaître un ours d’un tilleul.

    Mais d’expérience pour avoir bossé le sujet, pour les ariegeois, l’inquiétude avec les ours n’est pas vraiment celle de la chasse. C’est d’être progressivement privés de pouvoir utiliser la montagne par la présence de plus en plus d’ours rendus intouchables.

    Les “pro” ours observent avec justesse que ces attaques sont en réalité excessivement rares, c’est la première en 25 ans. Mais le fond du problème n’est pas là…

    Pour les “anti” cet incident représente la réalisation d’une peur précise, le fait de voir les habitants peu à peu exclus de la montagne pour des raisons de sécurité. Parce que n’importe quel randonneur qui se balade près des petits risquerait un incident. Il suffit d’un ours sur un secteur gigantesque pour le rendre virtuellement fermé.

    Accessoirement, le chasseur en question se fait courser puis taillader l’artère fémorale *avant* de tirer, ce qui… Bon… Je vous l’avoue moi si un maousse d’ours adulte me fonce dessus et j’ai un flingue sur l’épaule, je vais jouer de la gâchette en mode Dirty Harry bien avant d’évaluer les normes environnementales.

    Mais encore une fois, au delà de la chasse, ce qu’ils ont peur de perdre c’est les déjà très maigres revenus tirés de la montagne, notamment de l’élevage et du tourisme.

    A terme, ils craignent de voir leur département entier sanctuarisé pour le bénéfice d’animaux réintroduits contre leur volonté. L’Ariège est déjà pauvre, et en manque de solutions, Foix c’est pas exactement le cœur battant de la start up nation.

    Pour ceux à qui j’ai parlé, l’opinion publique très pro ours, c’est des gens privilégiés qui préfèrent les animaux aux humains à condition que ça soit loin de chez eux. Ils ont l’impression c’est que si un ours s’approchait à moins de 50km de Toulouse on enverrait l’armée, mais que si des pouilleux de montagnes crèvent c’est pas bien grave.

    C’est aussi, pour eux, une vision de la nature “sauvage” complètement artificielle, qui méprise le travail qu’ils font pour y vivre. Pire encore, des gens qui n’ont jamais mis les pieds en Ariège les décrivent comme des intrus chez eux. Ils se sentent pauvres, précaires, et des gens plus riches qu’eux leur donnent moins de valeur qu’à des animaux.

    Dans la réaction publique à cet incident il y a eu beaucoup de “il aurait mieux fallu qu’il crève parce que c’est un chasseur”. Très humain.

    Ils sentent aussi que beaucoup de politiciens sont pro ours pour se faire des voix avec les électeurs écologistes à Paris ou à Toulouse, parce que ça ne leur coûte rien. Personne n’a jamais gagné une présidentielle dans L’Ariège…

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