On y dit que lenseignement des math (en Californie mais un peu partout) favorise les riches devant les pauvres. De plus liés les math à des questions de société est intéréssant et peut montrer que ça sert à beaucoup de chose
Bref pas de quoi fouetter une intégrale curviligne
> La bosse des maths n’existe pas
A postulat imbécile, réponse imbécile:
“Haha” – moi qui passa de 10 de moyenne en première à 16 en terminale après avoir décidé de no-life le sujet tous les week-ends.
Lecture intéressante, on peut imaginer bien des manières de rendre cet enseignement plus captivant
si les maths se politisent, chercher des racines carrées c’est de la radicalisation.
Le truc c’est que quasi tout possède un clivage pauvres/riches. Il faut réformer et aussi jeter de l’argent au problème, pas seulement dire qu’il faut le faire.
Mais est-ce que les pouvoirs publiques s’en donneront les moyens?
Par ex on pourrait me dire que le sport, genre basket ou volley, n’est pas sensé avoir ce clivage…. Et pourtant. Un de mes potes est médecin du sport et travaillait pour un lycée sport étude. Les élèves les plus démunis avaient souvent des chaussures plus cheaps… et donc plus de blessures. Truc con.
Mais oui les maths possèdent aussi ce clivage. Car jusqu’à la fin du lycée si t’es parents peuvent payer des cours particuliers tu es Gucci.
Même après, si tu es excellent mais dois taffer à côté, good luck. Être bon ne suffit plus au bout d’un moment.
>On ne dispose pas de chiffres à l’heure actuelle, mais selon les responsables de l’expérimentation, le nouveau fonctionnement a poussé une plus grande variété d’élèves à choisir les cours de mathématiques avancées, sans que cela n’impacte négativement le niveau des étudiants les plus brillants en mathématiques.
Plutôt bien. La formulation ‘politiser les maths’ est assez problématique, il faut garder les maths neutres mais utiliser tous les outils possibles pour attirer plus d’éleves et mieux leur enseigner.
Utiliser des problèmes modernes comme une porte d’entrée est très intéressant.
> Dans le même ordre d’idées, le CDE suggère que les maths cessent de faire l’autruche et s’engagent davantage, pour faire de la justice sociale une thématique de premier plan. Cela ne cesse d’être répété dans le cadre militant: un bon chiffre vaut bien des arguments, et c’est la maîtrise des statistiques qui permet souvent de prendre le dessus dans un débat. **Autant donner aux mathématiques cette dimension-là, préconise le rapport. À notre époque, étudier les inégalités entre les êtres par le prisme des nombres semble inévitable.**
> Concrètement, le CDE souhaite un décentrage de l’apprentissage des maths, moins de formules et de théorèmes à apprendre par cœur, plus de résolutions de problèmes et de travaux collaboratifs. **S’éloigner d’un cadre figé pour enseigner aux élèves comment s’adapter –en fonction de la question posée et des forces en présence– ne constituerait-il pas une approche plus saine et plus inclusive des maths?** Sur le plan personnel comme dans bien des sphères professionnelles, les ados sortiraient de leurs années lycée avec de véritables compétences et une aptitude certaine dans le maniement des données.
Ils veulent démolir la discipline dans tout ce qu’elle a d’objectif et d’intemporel pour en faire des pseudos cours de science politique où on apprend que A+B=blanchité et ils s’étonnent que ça gueule ?
Les victimes de cette réforme seront ceux qui ne pourront y échapper grâce à l’enseignement privé ou les cours complémentaires et pour qui l’enseignement supérieur scientifique sera devenu complètement inaccessible.
8 comments
facepaume
Titre putaclick au possible.
On y dit que lenseignement des math (en Californie mais un peu partout) favorise les riches devant les pauvres. De plus liés les math à des questions de société est intéréssant et peut montrer que ça sert à beaucoup de chose
Bref pas de quoi fouetter une intégrale curviligne
> La bosse des maths n’existe pas
A postulat imbécile, réponse imbécile:
“Haha” – moi qui passa de 10 de moyenne en première à 16 en terminale après avoir décidé de no-life le sujet tous les week-ends.
Lecture intéressante, on peut imaginer bien des manières de rendre cet enseignement plus captivant
si les maths se politisent, chercher des racines carrées c’est de la radicalisation.
Le truc c’est que quasi tout possède un clivage pauvres/riches. Il faut réformer et aussi jeter de l’argent au problème, pas seulement dire qu’il faut le faire.
Mais est-ce que les pouvoirs publiques s’en donneront les moyens?
Par ex on pourrait me dire que le sport, genre basket ou volley, n’est pas sensé avoir ce clivage…. Et pourtant. Un de mes potes est médecin du sport et travaillait pour un lycée sport étude. Les élèves les plus démunis avaient souvent des chaussures plus cheaps… et donc plus de blessures. Truc con.
Mais oui les maths possèdent aussi ce clivage. Car jusqu’à la fin du lycée si t’es parents peuvent payer des cours particuliers tu es Gucci.
Même après, si tu es excellent mais dois taffer à côté, good luck. Être bon ne suffit plus au bout d’un moment.
>On ne dispose pas de chiffres à l’heure actuelle, mais selon les responsables de l’expérimentation, le nouveau fonctionnement a poussé une plus grande variété d’élèves à choisir les cours de mathématiques avancées, sans que cela n’impacte négativement le niveau des étudiants les plus brillants en mathématiques.
Plutôt bien. La formulation ‘politiser les maths’ est assez problématique, il faut garder les maths neutres mais utiliser tous les outils possibles pour attirer plus d’éleves et mieux leur enseigner.
Utiliser des problèmes modernes comme une porte d’entrée est très intéressant.
> Dans le même ordre d’idées, le CDE suggère que les maths cessent de faire l’autruche et s’engagent davantage, pour faire de la justice sociale une thématique de premier plan. Cela ne cesse d’être répété dans le cadre militant: un bon chiffre vaut bien des arguments, et c’est la maîtrise des statistiques qui permet souvent de prendre le dessus dans un débat. **Autant donner aux mathématiques cette dimension-là, préconise le rapport. À notre époque, étudier les inégalités entre les êtres par le prisme des nombres semble inévitable.**
> Concrètement, le CDE souhaite un décentrage de l’apprentissage des maths, moins de formules et de théorèmes à apprendre par cœur, plus de résolutions de problèmes et de travaux collaboratifs. **S’éloigner d’un cadre figé pour enseigner aux élèves comment s’adapter –en fonction de la question posée et des forces en présence– ne constituerait-il pas une approche plus saine et plus inclusive des maths?** Sur le plan personnel comme dans bien des sphères professionnelles, les ados sortiraient de leurs années lycée avec de véritables compétences et une aptitude certaine dans le maniement des données.
Ils veulent démolir la discipline dans tout ce qu’elle a d’objectif et d’intemporel pour en faire des pseudos cours de science politique où on apprend que A+B=blanchité et ils s’étonnent que ça gueule ?
Les victimes de cette réforme seront ceux qui ne pourront y échapper grâce à l’enseignement privé ou les cours complémentaires et pour qui l’enseignement supérieur scientifique sera devenu complètement inaccessible.