Plus de quatre jeunes de 15 à 24 ans sur dix n’ont pas eu de rapport sexuel en 2021. Les confinements n’ont certes pas aidé. Mais cette abstinence est aussi une manière de résister à la dictature de la performance : une révolution asexuelle est en marche.
Ils fleurissent sur les étals des marchands de journaux en même temps que les mots fléchés de l’été pour tromper l’ennui de la plage, ou les Super Picsou Géant pour occuper l’enfant lors des longs voyages. Les hors-séries spécial sexe agrémentés de « unes » suggestives, de propositions d’acrobaties renouvelées pour pimenter son intimité et d’injonctions à la sexualité sont un incontournable estival, rappelant à chacun qu’en cette période, il s’agit autant de baiser que de bronzer, boire du rosé et manger du melon, surtout quand on a moins de 25 ans.
Comme une esthétique du contrepied, un chiffre nous a interpellées, déniché dans le baromètre annuel réalisé par l’IFOP pour le Sidaction en février 2022. Un millier de 15-24 ans sont interrogés sur leur perception du VIH et de sa dangerosité. Au milieu des questions sur la prévention, une sur le nombre de partenaires : au cours des douze derniers mois, 43 % des jeunes interrogés n’avaient pas eu de rapport sexuel, et 44 % avec un seul partenaire – des chiffres en légère augmentation ces dernières années.
Loin des clichés sur les jeunes – si tant est que la jeunesse soit une catégorie – bourrés d’hormones dont les interactions sociales seraient régies par un désir pas encore contraint par les impératifs professionnels et conjugaux, les ados et post-ados semblent en pleine récession sexuelle. Autour de nous, la statistique de l’IFOP surprend les générations d’après, mais pas les premiers concernés. Les plus de 30 ans fantasment la fête du slip chez les moins de 25, comme une période de liberté regrettée. Ils s’en affolent même : « Tu te rends compte, presque un jeune sur deux ne fait pas l’amour ! », là où les premiers concernés semblent répondre : « Et alors ? »
Enfin, pour ceux qui ont accepté de nous répondre. Car avant de les convaincre de nous parler de leur libido en berne et de ces longues traversées du désert, il a fallu passer par mille subterfuges. Nous nous sommes même retrouvées sur des plages varoises un dimanche d’élections à les interroger sur l’abstention – et, par un subtil glissement sémantique, à aborder le sujet de l’abstinence, au cas où. A chaque fois, le même sourire gêné. Il a donc fallu employer les grands moyens : utiliser les comptes Instagram à gros chiffres pour faire passer des appels à témoignage, s’imposer dans les soirées étudiantes et solliciter les penseurs de cette grande démission.
lls sont une dizaine autour de la table, dans une petite cabane de jardin planquée au fond du domicile parental de l’un d’eux, un soir de juin. C’est un groupe d’amis d’enfance de Haute-Savoie. Ils ont 21, 22 ans et fêtent l’anniversaire d’un copain de la bande. Ils enquillent les bières et roulent des joints, rient fort. Ils sont beaux, la peau bronzée par le début de l’été et le verbe facile, le genre de garçons qu’on imagine à l’aise pour draguer. « Qui va se lever pour dire à la journaliste qu’il n’a pas baisé ? » Mais très vite, sur la terrasse de la cabane, dans la nuit qui tombe, à l’écart du groupe, les langues se délient. Derrière la façade de fanfarons, il y a des garçons parfois pétris d’angoisse. Celle de la peur de la honte et de l’humiliation, celle de la pression de la virilité et tout ce qu’elle charrie, et la bouillie du désir qu’il en reste. Tous avouent à demi-mot que finalement, le sexe, ils n’y accordent pas autant d’importance qu’on pourrait le croire. Voire ils n’en ont clairement pas envie. Il y a celui qui a été longtemps dégoûté après une première fois « foireuse », celui qui n’a pas de libido, celui qui est encore « puceau ».
Léo, 21 ans, étudiant en musique, a eu la nausée pendant deux ans quand il pensait aux relations sexuelles, après une première fois « traumatisante ». Il n’a pas assuré, et sa partenaire lui « a fait comprendre, violemment ». « En tant que mec, on porte la responsabilité de la première fois, on est censé driver le truc, alors qu’en fait, on est tout aussi paumé qu’elle. » Lui, qui n’a été élevé que par des femmes auprès desquelles il dit avoir appris « le respect et la patience », a récemment trouvé une petite amie enfin sur la même longueur d’onde que lui. « On a vraiment pris notre temps, et puis on est très francs, on préfère ne pas le faire et se coucher tranquillement plutôt que de se forcer. »
Nathan, à ses côtés, découvre la sexualité vers 16 ans et trouve ça « trop cool ». Mais très vite, il commence à avoir la désagréable impression de « remplir un quota ». Aujourd’hui, avec la pression des études, le sport et les potes, il n’a plus trop envie de sexe. Dans la géographie de sa vie, c’est un territoire assez aride qu’il a moins envie d’explorer. Alors, ce « quota » pèse d’autant plus qu’il le remplit moins. « Ce côté quantifiable, hypernormé » pèse sur son image « de mec » et abîme son couple. Parce que sa copine, comme des ex auparavant, n’accepte pas sa libido timide. Au point où, parfois, « elle commence à faire des choses alors [qu’il] n’en [a] pas envie ». Une fois, elle est même allée si loin que Nathan pense avoir touché « le point de rupture ». Derrière la pression de la « normalité » d’une régularité des rapports, les agressions conjugales ne sont jamais loin.
Sortis de l’effervescence du groupe, les garçons en parlent plus ou moins librement, sans jamais pour autant employer les mots qui font mal. « Dans les films et les séries, on voit surtout le mec qui initie les choses. Or parfois c’est l’inverse, et ça peut mal se passer. Mais on ne voit jamais un mec sur les réseaux sociaux se plaindre de ce type d’événement », détaille le jeune homme en tirant sur ses boucles brunes. « On a l’impression qu’un mec ne peut pas subir ça, on se dit qu’un mec, ça peut se défendre. »
Gawayn, 22 ans, étudiant en école d’ingénieur à Lyon, est encore vierge. Au départ, il parle de sa « peur de mal faire », et de la pression – encore – qui entoure ce rite de passage. Mais très vite se dessine, surtout, l’absence d’envie. Sa virginité semble encombrer les autres plus que lui-même. Par-dessus tout, il aimerait « qu’on [lui] foute la paix ». A l’école d’ingé, où « c’est encore super tabou ce genre de chose », en soirée, on lui montre des filles de loin. « Elle, elle est open. » Mais lui n’a pas envie de brader la chose. D’autres, plus proches, tentent de le rassurer en lui disant « que ce n’est pas grave », ce qui l’énerve : « A force de répéter que ça va, ça va, ça devient suspect. Les gens ont peur que j’aie peur de rater quelque chose, mais en fait, ça ne m’intéresse vraiment pas tant que ça. »
Devant les filles, il faut faire bonne figure, et le jeune garçon aux longs cils a du mal à avouer « qu’il ne l’a jamais fait ». A son père, il n’ose pas en parler, par peur qu’il « panique et qu’il se demande ce qu’il a raté dans [son] éducation. » Même si « c’est comme le vélo », estime le jeune homme : « Si on a appris deux, trois ans après tout le monde, est-ce que c’est pour autant qu’on a une enfance pourrie ? Non. Personne ne se souvient avoir appris à faire du vélo plus tard que les autres. »
A la terrasse d’un hôtel particulier du 9e arrondissement de Paris, Camille Aumont Carnel, la créatrice du compte Instagram @jemenbatsleclito aux 700 000 followers, n’est pas surprise par la statistique de l’IFOP. La jeune femme de 25 ans vient de sortir un livre, #ADOSEXO (Albin Michel Jeunesse, 304 pages, 19,90 euros), pour lequel elle a réalisé près de 1 200 interviews. Robe orange, grandes lunettes, elle pioche dans un gâteau au chocolat et analyse : « On devrait accueillir avec la même énergie une personne qui dit avoir eu quinze rapports la semaine dernière et celle qui n’en a pas eu depuis un an. L’abstinence va être méga à la mode. » Elle a écrit ce guide pour répondre à toutes les questions qu’elle recevait sur son compte, pour compenser des cours de biologie plus enclins à « apprendre à faire pousser des lentilles dans des cotons qu’à parler de sexualité ».
OK, on reposera la question quand vos darons ne seront pas là.
En même temps, quand on voit l’hypersexualisation, la banalisation des sites X, et surtout la pression sociale autour de ca…
Franchement, le sexe c’était plus pour tuer le temps qu’autre chose.
Après il y a les gens anormaux qui collectionnent les aventures comme les blagues carambar, mais eux sont très éloignés de la norme.
Si le porno était autant accessible ne serait-ce qu’il y a 20ans comme il l’est aujourd’hui, je pense que beaucoup de couple n’aurait jamais vu le jour et que bon nombre d’entre nous ne serait pas là aujourd’hui.
En plus de ça avec tout les risques que comporte la drague et le nombre de divertissement disponible, je comprends tout à fait le manque d’envie.
Il y a mieux à faire et moins chiant pour les deux sexes, pour avoir sa dose quotidienne de neurotransmetteurs lié au plaisir.
j’en suis! Perso, je suis quelqu’un d’assez pudique et j’aime pas le sexe non plus.
>Gawayn, 22 ans, étudiant en école d’ingénieur à Lyon, est encore vierge.
Bon, r/France, c’est lequel d’entre vous ça ?
Monk mode go brrrrrrrr
C’est fascinant parce que l’air de ne pas y toucher, la plupart des interviewés avoient à demi mots qu’ils sont frustrés de ne pas baiser parce qu’ils se posent plein (trop) de barrières. Perso ça m’inquiète cette tendance parce ca n’a jamais débouché sur du bon la frustration sexuelle permanente, tant à l’échelle d’une individu que d’une société.
Sinon, la sexualité, c’est hygiénique. On est une espèce sexuée on a besoin de copuler (consenti) pour aller bien, mentalement et physiquement. Et c’est parce que quelques personnes parviennent à transcender ça par d’autres biais que ça marche pour la majorité des gens. Sinon on finit par péter des câbles à grosses échelles.
Et non, 3/4 des femmes ne se sont pas faites violées, faut arrêter de foutre la trouille aux jeunes filles (même si c’est bien pratique pour contrôler leur sexualité de leur dire ça).
Je serais curieux de savoir comment ce phénomène se différencie en fonction des genres.
Je m’explique, parmi mes connaissances masculines célibataires j’ai l’impression qu’un max d’entre eux restent quand même chaud patate et ne rateraient pour rien au monde une occasion de pécho. Et puis y a toute la vague “incel”, les “simp” sur les réseaux sociaux, le succès foudroyant d’onlyfans….
Ce désintéressement affecte-il plus les femmes?
Ctrl+F “amour” dans l’article : 2 occurrences, uniquement dans contexte “faire l’amour”.
On dirait que l’accompagnement charnel seul est bien moins savoureux sans son plat spirituel /sentimental.
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Plus de quatre jeunes de 15 à 24 ans sur dix n’ont pas eu de rapport sexuel en 2021. Les confinements n’ont certes pas aidé. Mais cette abstinence est aussi une manière de résister à la dictature de la performance : une révolution asexuelle est en marche.
Ils fleurissent sur les étals des marchands de journaux en même temps que les mots fléchés de l’été pour tromper l’ennui de la plage, ou les Super Picsou Géant pour occuper l’enfant lors des longs voyages. Les hors-séries spécial sexe agrémentés de « unes » suggestives, de propositions d’acrobaties renouvelées pour pimenter son intimité et d’injonctions à la sexualité sont un incontournable estival, rappelant à chacun qu’en cette période, il s’agit autant de baiser que de bronzer, boire du rosé et manger du melon, surtout quand on a moins de 25 ans.
Comme une esthétique du contrepied, un chiffre nous a interpellées, déniché dans le baromètre annuel réalisé par l’IFOP pour le Sidaction en février 2022. Un millier de 15-24 ans sont interrogés sur leur perception du VIH et de sa dangerosité. Au milieu des questions sur la prévention, une sur le nombre de partenaires : au cours des douze derniers mois, 43 % des jeunes interrogés n’avaient pas eu de rapport sexuel, et 44 % avec un seul partenaire – des chiffres en légère augmentation ces dernières années.
Loin des clichés sur les jeunes – si tant est que la jeunesse soit une catégorie – bourrés d’hormones dont les interactions sociales seraient régies par un désir pas encore contraint par les impératifs professionnels et conjugaux, les ados et post-ados semblent en pleine récession sexuelle. Autour de nous, la statistique de l’IFOP surprend les générations d’après, mais pas les premiers concernés. Les plus de 30 ans fantasment la fête du slip chez les moins de 25, comme une période de liberté regrettée. Ils s’en affolent même : « Tu te rends compte, presque un jeune sur deux ne fait pas l’amour ! », là où les premiers concernés semblent répondre : « Et alors ? »
Enfin, pour ceux qui ont accepté de nous répondre. Car avant de les convaincre de nous parler de leur libido en berne et de ces longues traversées du désert, il a fallu passer par mille subterfuges. Nous nous sommes même retrouvées sur des plages varoises un dimanche d’élections à les interroger sur l’abstention – et, par un subtil glissement sémantique, à aborder le sujet de l’abstinence, au cas où. A chaque fois, le même sourire gêné. Il a donc fallu employer les grands moyens : utiliser les comptes Instagram à gros chiffres pour faire passer des appels à témoignage, s’imposer dans les soirées étudiantes et solliciter les penseurs de cette grande démission.
lls sont une dizaine autour de la table, dans une petite cabane de jardin planquée au fond du domicile parental de l’un d’eux, un soir de juin. C’est un groupe d’amis d’enfance de Haute-Savoie. Ils ont 21, 22 ans et fêtent l’anniversaire d’un copain de la bande. Ils enquillent les bières et roulent des joints, rient fort. Ils sont beaux, la peau bronzée par le début de l’été et le verbe facile, le genre de garçons qu’on imagine à l’aise pour draguer. « Qui va se lever pour dire à la journaliste qu’il n’a pas baisé ? » Mais très vite, sur la terrasse de la cabane, dans la nuit qui tombe, à l’écart du groupe, les langues se délient. Derrière la façade de fanfarons, il y a des garçons parfois pétris d’angoisse. Celle de la peur de la honte et de l’humiliation, celle de la pression de la virilité et tout ce qu’elle charrie, et la bouillie du désir qu’il en reste. Tous avouent à demi-mot que finalement, le sexe, ils n’y accordent pas autant d’importance qu’on pourrait le croire. Voire ils n’en ont clairement pas envie. Il y a celui qui a été longtemps dégoûté après une première fois « foireuse », celui qui n’a pas de libido, celui qui est encore « puceau ».
Léo, 21 ans, étudiant en musique, a eu la nausée pendant deux ans quand il pensait aux relations sexuelles, après une première fois « traumatisante ». Il n’a pas assuré, et sa partenaire lui « a fait comprendre, violemment ». « En tant que mec, on porte la responsabilité de la première fois, on est censé driver le truc, alors qu’en fait, on est tout aussi paumé qu’elle. » Lui, qui n’a été élevé que par des femmes auprès desquelles il dit avoir appris « le respect et la patience », a récemment trouvé une petite amie enfin sur la même longueur d’onde que lui. « On a vraiment pris notre temps, et puis on est très francs, on préfère ne pas le faire et se coucher tranquillement plutôt que de se forcer. »
Nathan, à ses côtés, découvre la sexualité vers 16 ans et trouve ça « trop cool ». Mais très vite, il commence à avoir la désagréable impression de « remplir un quota ». Aujourd’hui, avec la pression des études, le sport et les potes, il n’a plus trop envie de sexe. Dans la géographie de sa vie, c’est un territoire assez aride qu’il a moins envie d’explorer. Alors, ce « quota » pèse d’autant plus qu’il le remplit moins. « Ce côté quantifiable, hypernormé » pèse sur son image « de mec » et abîme son couple. Parce que sa copine, comme des ex auparavant, n’accepte pas sa libido timide. Au point où, parfois, « elle commence à faire des choses alors [qu’il] n’en [a] pas envie ». Une fois, elle est même allée si loin que Nathan pense avoir touché « le point de rupture ». Derrière la pression de la « normalité » d’une régularité des rapports, les agressions conjugales ne sont jamais loin.
Sortis de l’effervescence du groupe, les garçons en parlent plus ou moins librement, sans jamais pour autant employer les mots qui font mal. « Dans les films et les séries, on voit surtout le mec qui initie les choses. Or parfois c’est l’inverse, et ça peut mal se passer. Mais on ne voit jamais un mec sur les réseaux sociaux se plaindre de ce type d’événement », détaille le jeune homme en tirant sur ses boucles brunes. « On a l’impression qu’un mec ne peut pas subir ça, on se dit qu’un mec, ça peut se défendre. »
Gawayn, 22 ans, étudiant en école d’ingénieur à Lyon, est encore vierge. Au départ, il parle de sa « peur de mal faire », et de la pression – encore – qui entoure ce rite de passage. Mais très vite se dessine, surtout, l’absence d’envie. Sa virginité semble encombrer les autres plus que lui-même. Par-dessus tout, il aimerait « qu’on [lui] foute la paix ». A l’école d’ingé, où « c’est encore super tabou ce genre de chose », en soirée, on lui montre des filles de loin. « Elle, elle est open. » Mais lui n’a pas envie de brader la chose. D’autres, plus proches, tentent de le rassurer en lui disant « que ce n’est pas grave », ce qui l’énerve : « A force de répéter que ça va, ça va, ça devient suspect. Les gens ont peur que j’aie peur de rater quelque chose, mais en fait, ça ne m’intéresse vraiment pas tant que ça. »
Devant les filles, il faut faire bonne figure, et le jeune garçon aux longs cils a du mal à avouer « qu’il ne l’a jamais fait ». A son père, il n’ose pas en parler, par peur qu’il « panique et qu’il se demande ce qu’il a raté dans [son] éducation. » Même si « c’est comme le vélo », estime le jeune homme : « Si on a appris deux, trois ans après tout le monde, est-ce que c’est pour autant qu’on a une enfance pourrie ? Non. Personne ne se souvient avoir appris à faire du vélo plus tard que les autres. »
A la terrasse d’un hôtel particulier du 9e arrondissement de Paris, Camille Aumont Carnel, la créatrice du compte Instagram @jemenbatsleclito aux 700 000 followers, n’est pas surprise par la statistique de l’IFOP. La jeune femme de 25 ans vient de sortir un livre, #ADOSEXO (Albin Michel Jeunesse, 304 pages, 19,90 euros), pour lequel elle a réalisé près de 1 200 interviews. Robe orange, grandes lunettes, elle pioche dans un gâteau au chocolat et analyse : « On devrait accueillir avec la même énergie une personne qui dit avoir eu quinze rapports la semaine dernière et celle qui n’en a pas eu depuis un an. L’abstinence va être méga à la mode. » Elle a écrit ce guide pour répondre à toutes les questions qu’elle recevait sur son compte, pour compenser des cours de biologie plus enclins à « apprendre à faire pousser des lentilles dans des cotons qu’à parler de sexualité ».
OK, on reposera la question quand vos darons ne seront pas là.
En même temps, quand on voit l’hypersexualisation, la banalisation des sites X, et surtout la pression sociale autour de ca…
Franchement, le sexe c’était plus pour tuer le temps qu’autre chose.
Après il y a les gens anormaux qui collectionnent les aventures comme les blagues carambar, mais eux sont très éloignés de la norme.
Si le porno était autant accessible ne serait-ce qu’il y a 20ans comme il l’est aujourd’hui, je pense que beaucoup de couple n’aurait jamais vu le jour et que bon nombre d’entre nous ne serait pas là aujourd’hui.
En plus de ça avec tout les risques que comporte la drague et le nombre de divertissement disponible, je comprends tout à fait le manque d’envie.
Il y a mieux à faire et moins chiant pour les deux sexes, pour avoir sa dose quotidienne de neurotransmetteurs lié au plaisir.
j’en suis! Perso, je suis quelqu’un d’assez pudique et j’aime pas le sexe non plus.
>Gawayn, 22 ans, étudiant en école d’ingénieur à Lyon, est encore vierge.
Bon, r/France, c’est lequel d’entre vous ça ?
Monk mode go brrrrrrrr
C’est fascinant parce que l’air de ne pas y toucher, la plupart des interviewés avoient à demi mots qu’ils sont frustrés de ne pas baiser parce qu’ils se posent plein (trop) de barrières. Perso ça m’inquiète cette tendance parce ca n’a jamais débouché sur du bon la frustration sexuelle permanente, tant à l’échelle d’une individu que d’une société.
Sinon, la sexualité, c’est hygiénique. On est une espèce sexuée on a besoin de copuler (consenti) pour aller bien, mentalement et physiquement. Et c’est parce que quelques personnes parviennent à transcender ça par d’autres biais que ça marche pour la majorité des gens. Sinon on finit par péter des câbles à grosses échelles.
Et non, 3/4 des femmes ne se sont pas faites violées, faut arrêter de foutre la trouille aux jeunes filles (même si c’est bien pratique pour contrôler leur sexualité de leur dire ça).
Je serais curieux de savoir comment ce phénomène se différencie en fonction des genres.
Je m’explique, parmi mes connaissances masculines célibataires j’ai l’impression qu’un max d’entre eux restent quand même chaud patate et ne rateraient pour rien au monde une occasion de pécho. Et puis y a toute la vague “incel”, les “simp” sur les réseaux sociaux, le succès foudroyant d’onlyfans….
Ce désintéressement affecte-il plus les femmes?
Ctrl+F “amour” dans l’article : 2 occurrences, uniquement dans contexte “faire l’amour”.
On dirait que l’accompagnement charnel seul est bien moins savoureux sans son plat spirituel /sentimental.