Si la préparation de la finale de la Ligue des champions n’est pas en cause, l’enquête du « Monde » montre des failles dans la gestion sécuritaire de la soirée par la Préfecture de police.
Par Antoine Albertini
Publié aujourd’hui à 07h00, mis à jour à 10h01
Temps deLecture 6 min.
Qui s’en souvient ? Dans la nuit du 12 au 13 mai 2013, alors que le PSG célèbre sa victoire au championnat de France à Paris, des centaines d’émeutiers gâchent la fête et provoquent des violences place du Trocadéro, près de la tour Eiffel et sur les Champs-Elysées. « Manque d’anticipation », « désastre sécuritaire », « image de la France écornée »… Neuf ans plus tard, au lendemain de la finale de Ligue des Champions du 28 mai, à Paris, entre le Real Madrid et Liverpool (1-0), le préfet de police Didier Lallement suscite peu ou prou les mêmes critiques que son lointain prédécesseur, Bernard Boucault.
Neuf ans plus tard, la Préfecture de police se défend peu ou prou dans les mêmes termes : « Nous avons été confrontés à quelque chose d’absolument inédit, avance un cadre de l’institution. Un enchaînement de causes imprévisibles ne nous a pas permis de mettre en échec l’ensemble des problématiques, survenues dans un temps très court. »
Au-delà des accusations d’amateurisme et des joutes politiciennes, difficile de reprocher à la PP un défaut dans la préparation de l’événement, décidé et organisé à la hâte, en trois mois au lieu de dix-huit, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie (la rencontre devait se dérouler à Saint-Pétersbourg). Quelque 1 680 agents de sécurité, 6 800 policiers et gendarmes, dont 1 300 aux abords du Stade de France : le dispositif prévu ne témoigne d’« aucune intention de minimisation des enjeux sécuritaires autour de ce match de renommée internationale », comme l’a souligné le rapport de la délégation interministérielle aux grands événements sportifs, piloté par l’ancien préfet de police de Paris (de 2015 à 2017) Michel Cadot, et rendu public le 10 juin. Si la Préfecture de police a péché, c’est plutôt par manque de souplesse. D’imagination, peut-être, dans une matière – le maintien de l’ordre – qui demande bien plus de créativité qu’il n’y paraît.
Seize réunions de préparation
Rien à dire côté préparation, donc. Avant le match, seize réunions ont eu lieu pour évoquer l’ensemble des aspects de la rencontre, depuis le stationnement jusqu’à la signalétique. Dont une dizaine sous l’égide de Didier Lallement ou de son directeur de cabinet, David Clavière, sans compter les briefings techniques avec la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police, la Fédération française de football (FFF), les représentants des organismes de transport, RATP et SNCF notamment. Acheminement et préfiltrage des spectateurs, positionnement des forces de sécurité, tout a été passé en revue. Non sans anicroches, parfois.
Car d’emblée, la vente d’alcool mobilise l’attention de Didier Lallement. Le préfet de police tient à l’interdire dans l’enceinte du Stade de France. Après d’âpres débats, la décision contraire l’emporte : d’expérience, les organisateurs savent qu’en cas de prohibition, les supporteurs s’alcoolisent le plus tard possible aux abords du stade, multipliant les risques de heurts et d’un engorgement aux entrées. Mais Didier Lallement y voit un sujet d’ordre public. Au total, il prend dix arrêtés préfectoraux relatifs à la vente d’alcool – et à la gestion du stationnement et des fan-zones – pour la Seine-Saint-Denis, Paris et les aéroports d’Orly et Charles-de-Gaulle.
Ce problème réglé, comment dimensionner le dispositif de sécurité ? Pour la PP, l’enjeu consiste à évaluer le nombre de supporteurs afin d’y adapter sa réponse. La tâche se révèle plutôt aisée avec le club madrilène, qui fournit en temps réel un état des itinéraires prévus, les heures d’arrivée des vols, le nombre de bus, de billets vendus, jusqu’aux moyens d’acheminement des supporteurs vers la fan-zone du parc de la Légion-d’Honneur, à Saint-Denis. Le FC Liverpool, en revanche, communique peu, assure la Préfecture de police. Le 5 mai, une estimation leur parvient : de 50 000 à 70 000 Britanniques sont attendus, 22 000 seulement seraient munis de billets.
Ces chiffres en main, la Préfecture de police décide d’articuler son dispositif en appliquant le raisonnement arithmétique habituel en pareil cas – tant de supporteurs, tant de policiers. Puis elle met en œuvre une stratégie éprouvée, qui avait donné pleine satisfaction à l’occasion de la dernière finale de la Coupe de France, le 7 mai. En amont, « couper les flux » en provenance des transports en commun ; ensuite, déployer des policiers en appui au niveau du préfiltrage, placé sous la responsabilité de la FFF et de l’UEFA, afin de prévenir le moindre débordement ou, scénario catastrophe, une attaque terroriste ; enfin, établir autour du stade un glacis à l’intérieur duquel ne peuvent pénétrer que les spectateurs munis de billets.
Un tel dispositif n’a rien de nouveau, il relève du « périmètre SILT » prévu par la loi d’octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT) : un arrêté motivé du préfet de police peut réglementer l’accès et la circulation des personnes à l’intérieur d’une zone accueillant un événement exposé au risque.
Des unités loin des lieux
La méthode a beau n’avoir révélé aucune faille notable par le passé, un officier chargé du maintien de l’ordre le 28 mai regrette une approche « trop classique, pas assez élastique » au regard de l’ampleur de l’événement. D’autant qu’au moment de la levée du point de préfiltrage situé sur la rampe « Wilson » (sud-ouest), l’irruption de plusieurs dizaines d’intrus venus de Seine-Saint-Denis va précipiter les choses. Un tel risque, pourtant, n’avait pas été négligé. Trois cent vingt-six fonctionnaires de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne ont été mobilisés pour y faire face.
Mais, ici encore, une logique de ratio a prévalu dans les calculs préfectoraux : 326, c’est très exactement le double des effectifs déployés pour la finale de la Coupe de France, qui s’était déroulée sans incident notable trois semaines plus tôt. Largement suffisant, a-t-on alors pensé à la Préfecture de police. Problème : le 28 mai, ces fonctionnaires de police ont été positionnés « en profondeur », aux alentours de quartiers excentrés ; ils vont contribuer à l’interpellation de 81 personnes (pour 115 plaintes déposées au total), mais cet éloignement pèsera sur l’efficacité de la dispersion des intrus.
Assurer la sécurité autour du Stade de France se double pour la Préfecture de police d’un autre impératif : préserver Paris d’éventuels débordements, un phénomène constaté le 7 février, lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, avec des rixes et des scènes de pillage sur les avenues Montaigne et de la Grande-Armée, près des Champs-Elysées. Défendre ce secteur est donc l’une des priorités affichées, et plusieurs forces mobiles y sont affectées. Mais, éloignées elles aussi du théâtre des opérations, dans un périmètre très calme, ces unités ne seront pas employées au Stade de France où interviendront presque exclusivement les services de la Préfecture de police.
Ce quasi-monopole de l’action, volontiers revendiqué par la Préfecture de police, illustre un débat certes technique mais révélateur des critiques régulièrement adressées, au sein même de l’institution policière, à la gestion sécuritaire de la « plaque parisienne ».
« Il y a une forme d’idéologie prégnante à la Préfecture de police en matière de maintien de l’ordre, qui consiste à vouloir tout faire entre soi, estime Alain Vastel, secrétaire national chargé des compagnies républicaines de sécurité (CRS) au syndicat Unité-SGP Police-FO. La Préfecture de police crée des compagnies d’intervention pour les avoir à sa main et les engage au détriment d’unités mobiles comme les CRS, dont c’est le métier, qui savent gérer les foules, manœuvrer et, s’il le faut, rétablir l’ordre. Or, sur le ressort de la préfecture, les CRS sont presque toujours exclues des dispositifs et cantonnées à des missions de servitude, comme les gardes statiques. »
Des CRS pris dans les bouchons
Les « septimo », des comptes rendus qui recensent pratiquement minute par minute les opérations réalisées par les CRS, témoignent du flottement observé le 28 mai. Ce jour-là, avec trois autres compagnies, la CRS 16 de Saint-Omer (Pas-de-Calais) est mobilisée à Paris. De 15 h 30, moment de son arrivée devant la gare du Nord, à 2 h 40, horaire de sa fin de service, elle n’interviendra pourtant qu’en marge des heurts. Elle reçoit d’abord l’ordre de patrouiller autour de la gare en milieu d’après-midi. Puis, deux heures plus tard, la zone se révélant tranquille, on lui ordonne de se déplacer vers le quartier de la Nation pour veiller sur la fan-zone du cours de Vincennes. Elle y reste… treize minutes.
A 19 heures, « sur instruction », ses fourgons blancs s’ébranlent en direction du Stade de France, alors que les troubles ont déjà éclaté. Lorsqu’ils arrivent sur place, quarante-cinq minutes plus tard en raison des inévitables bouchons, les policiers reçoivent l’ordre de mettre en place, avec des gendarmes mobiles, un cordon de sécurité entre le public et l’autoroute. Pendant quatre-vingt-dix minutes, leur seule action consistera à prendre en charge une personne âgée victime d’un malaise – la vieille dame refusera finalement leur aide.
Parfait, limogeons les responsables.
Ils peuvent commencer à présenter leurs excuses aux supporteurs de Liverpool genre…maintenant.
Darmanin est vraiment autre chose.
“Gérald Darmanin has just been asked questions by senate inquiry co-chairman @L_Lafon. He was asked to give a comment or apology to the fans.
He refused to do so. An utterly contemptuous man with no morals whatsoever.”
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Si la préparation de la finale de la Ligue des champions n’est pas en cause, l’enquête du « Monde » montre des failles dans la gestion sécuritaire de la soirée par la Préfecture de police.
Par Antoine Albertini
Publié aujourd’hui à 07h00, mis à jour à 10h01
Temps deLecture 6 min.
Qui s’en souvient ? Dans la nuit du 12 au 13 mai 2013, alors que le PSG célèbre sa victoire au championnat de France à Paris, des centaines d’émeutiers gâchent la fête et provoquent des violences place du Trocadéro, près de la tour Eiffel et sur les Champs-Elysées. « Manque d’anticipation », « désastre sécuritaire », « image de la France écornée »… Neuf ans plus tard, au lendemain de la finale de Ligue des Champions du 28 mai, à Paris, entre le Real Madrid et Liverpool (1-0), le préfet de police Didier Lallement suscite peu ou prou les mêmes critiques que son lointain prédécesseur, Bernard Boucault.
Neuf ans plus tard, la Préfecture de police se défend peu ou prou dans les mêmes termes : « Nous avons été confrontés à quelque chose d’absolument inédit, avance un cadre de l’institution. Un enchaînement de causes imprévisibles ne nous a pas permis de mettre en échec l’ensemble des problématiques, survenues dans un temps très court. »
Au-delà des accusations d’amateurisme et des joutes politiciennes, difficile de reprocher à la PP un défaut dans la préparation de l’événement, décidé et organisé à la hâte, en trois mois au lieu de dix-huit, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie (la rencontre devait se dérouler à Saint-Pétersbourg). Quelque 1 680 agents de sécurité, 6 800 policiers et gendarmes, dont 1 300 aux abords du Stade de France : le dispositif prévu ne témoigne d’« aucune intention de minimisation des enjeux sécuritaires autour de ce match de renommée internationale », comme l’a souligné le rapport de la délégation interministérielle aux grands événements sportifs, piloté par l’ancien préfet de police de Paris (de 2015 à 2017) Michel Cadot, et rendu public le 10 juin. Si la Préfecture de police a péché, c’est plutôt par manque de souplesse. D’imagination, peut-être, dans une matière – le maintien de l’ordre – qui demande bien plus de créativité qu’il n’y paraît.
Seize réunions de préparation
Rien à dire côté préparation, donc. Avant le match, seize réunions ont eu lieu pour évoquer l’ensemble des aspects de la rencontre, depuis le stationnement jusqu’à la signalétique. Dont une dizaine sous l’égide de Didier Lallement ou de son directeur de cabinet, David Clavière, sans compter les briefings techniques avec la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police, la Fédération française de football (FFF), les représentants des organismes de transport, RATP et SNCF notamment. Acheminement et préfiltrage des spectateurs, positionnement des forces de sécurité, tout a été passé en revue. Non sans anicroches, parfois.
Car d’emblée, la vente d’alcool mobilise l’attention de Didier Lallement. Le préfet de police tient à l’interdire dans l’enceinte du Stade de France. Après d’âpres débats, la décision contraire l’emporte : d’expérience, les organisateurs savent qu’en cas de prohibition, les supporteurs s’alcoolisent le plus tard possible aux abords du stade, multipliant les risques de heurts et d’un engorgement aux entrées. Mais Didier Lallement y voit un sujet d’ordre public. Au total, il prend dix arrêtés préfectoraux relatifs à la vente d’alcool – et à la gestion du stationnement et des fan-zones – pour la Seine-Saint-Denis, Paris et les aéroports d’Orly et Charles-de-Gaulle.
Ce problème réglé, comment dimensionner le dispositif de sécurité ? Pour la PP, l’enjeu consiste à évaluer le nombre de supporteurs afin d’y adapter sa réponse. La tâche se révèle plutôt aisée avec le club madrilène, qui fournit en temps réel un état des itinéraires prévus, les heures d’arrivée des vols, le nombre de bus, de billets vendus, jusqu’aux moyens d’acheminement des supporteurs vers la fan-zone du parc de la Légion-d’Honneur, à Saint-Denis. Le FC Liverpool, en revanche, communique peu, assure la Préfecture de police. Le 5 mai, une estimation leur parvient : de 50 000 à 70 000 Britanniques sont attendus, 22 000 seulement seraient munis de billets.
Ces chiffres en main, la Préfecture de police décide d’articuler son dispositif en appliquant le raisonnement arithmétique habituel en pareil cas – tant de supporteurs, tant de policiers. Puis elle met en œuvre une stratégie éprouvée, qui avait donné pleine satisfaction à l’occasion de la dernière finale de la Coupe de France, le 7 mai. En amont, « couper les flux » en provenance des transports en commun ; ensuite, déployer des policiers en appui au niveau du préfiltrage, placé sous la responsabilité de la FFF et de l’UEFA, afin de prévenir le moindre débordement ou, scénario catastrophe, une attaque terroriste ; enfin, établir autour du stade un glacis à l’intérieur duquel ne peuvent pénétrer que les spectateurs munis de billets.
Un tel dispositif n’a rien de nouveau, il relève du « périmètre SILT » prévu par la loi d’octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT) : un arrêté motivé du préfet de police peut réglementer l’accès et la circulation des personnes à l’intérieur d’une zone accueillant un événement exposé au risque.
Des unités loin des lieux
La méthode a beau n’avoir révélé aucune faille notable par le passé, un officier chargé du maintien de l’ordre le 28 mai regrette une approche « trop classique, pas assez élastique » au regard de l’ampleur de l’événement. D’autant qu’au moment de la levée du point de préfiltrage situé sur la rampe « Wilson » (sud-ouest), l’irruption de plusieurs dizaines d’intrus venus de Seine-Saint-Denis va précipiter les choses. Un tel risque, pourtant, n’avait pas été négligé. Trois cent vingt-six fonctionnaires de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne ont été mobilisés pour y faire face.
Mais, ici encore, une logique de ratio a prévalu dans les calculs préfectoraux : 326, c’est très exactement le double des effectifs déployés pour la finale de la Coupe de France, qui s’était déroulée sans incident notable trois semaines plus tôt. Largement suffisant, a-t-on alors pensé à la Préfecture de police. Problème : le 28 mai, ces fonctionnaires de police ont été positionnés « en profondeur », aux alentours de quartiers excentrés ; ils vont contribuer à l’interpellation de 81 personnes (pour 115 plaintes déposées au total), mais cet éloignement pèsera sur l’efficacité de la dispersion des intrus.
Assurer la sécurité autour du Stade de France se double pour la Préfecture de police d’un autre impératif : préserver Paris d’éventuels débordements, un phénomène constaté le 7 février, lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, avec des rixes et des scènes de pillage sur les avenues Montaigne et de la Grande-Armée, près des Champs-Elysées. Défendre ce secteur est donc l’une des priorités affichées, et plusieurs forces mobiles y sont affectées. Mais, éloignées elles aussi du théâtre des opérations, dans un périmètre très calme, ces unités ne seront pas employées au Stade de France où interviendront presque exclusivement les services de la Préfecture de police.
Ce quasi-monopole de l’action, volontiers revendiqué par la Préfecture de police, illustre un débat certes technique mais révélateur des critiques régulièrement adressées, au sein même de l’institution policière, à la gestion sécuritaire de la « plaque parisienne ».
« Il y a une forme d’idéologie prégnante à la Préfecture de police en matière de maintien de l’ordre, qui consiste à vouloir tout faire entre soi, estime Alain Vastel, secrétaire national chargé des compagnies républicaines de sécurité (CRS) au syndicat Unité-SGP Police-FO. La Préfecture de police crée des compagnies d’intervention pour les avoir à sa main et les engage au détriment d’unités mobiles comme les CRS, dont c’est le métier, qui savent gérer les foules, manœuvrer et, s’il le faut, rétablir l’ordre. Or, sur le ressort de la préfecture, les CRS sont presque toujours exclues des dispositifs et cantonnées à des missions de servitude, comme les gardes statiques. »
Des CRS pris dans les bouchons
Les « septimo », des comptes rendus qui recensent pratiquement minute par minute les opérations réalisées par les CRS, témoignent du flottement observé le 28 mai. Ce jour-là, avec trois autres compagnies, la CRS 16 de Saint-Omer (Pas-de-Calais) est mobilisée à Paris. De 15 h 30, moment de son arrivée devant la gare du Nord, à 2 h 40, horaire de sa fin de service, elle n’interviendra pourtant qu’en marge des heurts. Elle reçoit d’abord l’ordre de patrouiller autour de la gare en milieu d’après-midi. Puis, deux heures plus tard, la zone se révélant tranquille, on lui ordonne de se déplacer vers le quartier de la Nation pour veiller sur la fan-zone du cours de Vincennes. Elle y reste… treize minutes.
A 19 heures, « sur instruction », ses fourgons blancs s’ébranlent en direction du Stade de France, alors que les troubles ont déjà éclaté. Lorsqu’ils arrivent sur place, quarante-cinq minutes plus tard en raison des inévitables bouchons, les policiers reçoivent l’ordre de mettre en place, avec des gendarmes mobiles, un cordon de sécurité entre le public et l’autoroute. Pendant quatre-vingt-dix minutes, leur seule action consistera à prendre en charge une personne âgée victime d’un malaise – la vieille dame refusera finalement leur aide.
Parfait, limogeons les responsables.
Ils peuvent commencer à présenter leurs excuses aux supporteurs de Liverpool genre…maintenant.
Darmanin est vraiment autre chose.
“Gérald Darmanin has just been asked questions by senate inquiry co-chairman @L_Lafon. He was asked to give a comment or apology to the fans.
He refused to do so. An utterly contemptuous man with no morals whatsoever.”
https://twitter.com/_Dan_Austin/status/1547221099414421506?t=ibPeg_MizGAp6kyaq-iPlg&s=19
Macron/Darmanin me fait penser à Chirac/Sarko, le second préparent clairement la suite à ce poste clé.