Macron, Amazon et Google : des documents que l’Élysée a voulu garder « secrets » démontrent une grande proximité

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  1. Au nom du secret des affaires, l’Élysée avait refusé de transmettre à Mediapart les échanges entre les lobbyistes d’Amazon, Google et autres géants du numérique avec la présidence de la République. Le tribunal administratif nous a cependant donné raison et nous venons d’avoir accès à ces échanges, qui montrent la construction permanente d’un discours commun. Tout comme chez Uber, un lobbyiste d’Amazon a même œuvré pour la campagne d’Emmanuel Macron en 2017.

    Le culte du secret ne concerne pas uniquement Uber. Mediapart a enfin eu accès, il y a quelques jours, et après trois ans d’attente, aux échanges entre des conseillers du président et les lobbyistes et dirigeants des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) datant du second semestre 2017. Curieux de savoir quelle relation et quelle proximité la présidence entretenait avec ces multinationales, nous avions demandé en 2019 à l’Élysée de nous communiquer ces documents administratifs. Mais l’Élysée s’y était opposé, au nom du secret des affaires. Mais quelles « affaires » ? À entendre Emmanuel Macron à propos d’Uber, il s’agirait juste de développer l’emploi en France.

    Il a donc pourtant fallu passer par la Commission d’accès aux documents administratifs puis par le tribunal administratif de Paris pour obtenir gain de cause. Le tribunal a estimé que dans les 90 pages communicables, une seule (une note de la DGFIP relative à la situation fiscale d’Amazon) et trois paragraphes sur une autre (un mail sur la stratégie fiscale de Microsoft) pouvaient porter atteinte au secret fiscal et n’avaient donc pas à être communiqués.

  2. Macron : “J’assume totalement. J’ai toujours raison et tous ceux qui ont tort s’excluent du cadre républicain”.

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