“dans l’associatif, la répression syndicale est super forte, joli combo avec le côté « on est dans une association alors on est tous/tes des gens biens et militants donc ça se fait pas de parler de domination”, qui décourage pas mal à se mobiliser”
J’ai découvert ça récemment. L’associatif est une machine à lancer des initiatives sans financement, à essayer de récupérer des subventions en tapant à toutes les portes, à écraser les salariés, culpabilisés de demander à être traités décemment…
>Ce témoignage est tristement banal : il semblerait qu’en France, les hiérarchies se complaisent dans l’inaction face aux atteintes à la santé des salariés. Il faut dire que les dernières évolutions législatives ont considérablement favorisé cette nouvelle donne. Nous en avons parlé à de multiples reprises : depuis la loi El Khomri de 2016 et les ordonnances travail de 2017, la santé au travail est reléguée au second plan, et le pouvoir du patronat face aux salariés a été considérablement renforcé. Le prix à payer était, jusqu’ici, l’augmentation du mal-être au travail, du burn out ainsi que des accidents, qui fait de la France une triste championne d’Europe de la mortalité au travail.
>La démission et le turn over qui en résultent, ainsi que la difficulté à recruter dans de nombreux secteurs, est désormais le prix que doivent payer les employeurs, et ils ne sont pas contents : peut-être auraient-ils pu y songer quand ils envoyaient toutes leurs organisations représentatives (MEDEF, CPME…) plaider pour détricoter le code du travail auprès des gouvernements successifs.
Chef’s kiss. Assumez donc, patrons de merde.
Je n’ai pas le sentiment que Macron regarde cela d’un bon œil, son récent propos de faire s’engager les allocataires du RSA témoigne de sa vision de l’ordre. Il parle désormais du plein emploi.
4 comments
En espérant que ça continue.
“dans l’associatif, la répression syndicale est super forte, joli combo avec le côté « on est dans une association alors on est tous/tes des gens biens et militants donc ça se fait pas de parler de domination”, qui décourage pas mal à se mobiliser”
J’ai découvert ça récemment. L’associatif est une machine à lancer des initiatives sans financement, à essayer de récupérer des subventions en tapant à toutes les portes, à écraser les salariés, culpabilisés de demander à être traités décemment…
>Ce témoignage est tristement banal : il semblerait qu’en France, les hiérarchies se complaisent dans l’inaction face aux atteintes à la santé des salariés. Il faut dire que les dernières évolutions législatives ont considérablement favorisé cette nouvelle donne. Nous en avons parlé à de multiples reprises : depuis la loi El Khomri de 2016 et les ordonnances travail de 2017, la santé au travail est reléguée au second plan, et le pouvoir du patronat face aux salariés a été considérablement renforcé. Le prix à payer était, jusqu’ici, l’augmentation du mal-être au travail, du burn out ainsi que des accidents, qui fait de la France une triste championne d’Europe de la mortalité au travail.
>La démission et le turn over qui en résultent, ainsi que la difficulté à recruter dans de nombreux secteurs, est désormais le prix que doivent payer les employeurs, et ils ne sont pas contents : peut-être auraient-ils pu y songer quand ils envoyaient toutes leurs organisations représentatives (MEDEF, CPME…) plaider pour détricoter le code du travail auprès des gouvernements successifs.
Chef’s kiss. Assumez donc, patrons de merde.
Je n’ai pas le sentiment que Macron regarde cela d’un bon œil, son récent propos de faire s’engager les allocataires du RSA témoigne de sa vision de l’ordre. Il parle désormais du plein emploi.