Bon, à prendre avec des pincettes tout de même, visiblement pas mal des jeunes en question ont en vue un héritage qui les met à l’abri du besoin.
Je vais me faire traiter de sale boomer, tant pis !
Mais personnellement, ça me gonfle tous ces gosses de riches qui se taillent la part belle des places dans les grandes écoles, alors qu’ils n’en ont rien à carrer des métiers auxquels elles préparent. À côté de ça, il y a des étudiants issus des classes moyennes qui auraient fait de très bons ingénieurs, mais qui restent sur le banc de touche faute d’être bien orientés et d’avoir le bon réseau.
Ça n’est pas nouveau d’aujourd’hui. C’était déjà comme ça il y a 25 ans.
Mur de paie 🙁
> « Si on reporte le problème du chômage à la gestion de la maison, cela devient absurde : “Mince, la vaisselle est terminée, donc c’est la crise !” »
J’ai bien ri !
Bon sinon oui, dans l’absolu je partage complètement (et je le vis aussi d’ailleurs, d’une certaine façon, étant intermittent spécialisé en post-prod). Mais le profil social très particulier de ces jeunes est difficile à retirer du tableau, on ne voit un peu que ça d’ailleurs aussi dans leurs aspiration (personnes qui veulent du temps pour devenir professeure de yoga ou se spécialiser dans le zéro déchet).
Mais je les rejoins sur ce point : j’ai jamais compris le sens de la “valeur travail”. Surtout que c’est souvent une “valeur emploi”, perso j’ai jamais autant travaillé ni ne me suis autant investi que dans mes projets ou dans des emplois bénévoles. Le salaire a plutôt tendance à foutre la merde dans ma force de travail que l’inverse.
Perso en etant inge j’ai fait le choix du 80% pour vivre mieux effectivement.
L’argent supplémentaire que ca m’aurait donné serait partis a 30% aux impôts donc c’est mieux de profiter d’un jour off de plus.
On est surtout dans un problème d’orientation à mon sens.
Enormement de parents ont poussé ( et la société y incite fortement ) pour que leurs gamins fassent des hautes études , soit médecin , ingénieur , cadre sup , avocat , responsable , directeur.
On met en avant le côté prestigieux de ces postes ( salaire / réputation ) , par contre jamais on vas expliquer le temps de travail lié a ces postes , les responsabilités , la déconnections inexistante de son boulot ( rien que ce point peut faire craquer pas mal de gens ).
On a complètement annihilé l’intérêt pour le travail manuel alors qu’un paquet de personnes s’y épanouissent.
J’ai un pote qui a fait une reconversion finance > Chaudronnerie , ben il en est bien content , il gagne moins mais il bosse 35h , il ne manque pas de boulot , quand il part du taff il n’a pas à y penser tant qu’il n’y a pas remis les pieds , les mails / appels pro , il connaît pas.
Une copine sort d’une grande école de commerce. Dans sa promo, plusieurs personnes se sont vite rendu compte qu’elles ne se voyaient pas faire du conseil ou un truc dans le même genre toute leur vie. Je me souviens d’un de ses potes dont le 1er job était d’aller dans des hôpitaux leur dire qu’ils dépensaient trop et de couper dans les dépenses, il a pas supporté longtemps.
Ils se sont beaucoup reconvertis dans des métiers manuels comme la cuisine, menuiserie, etc.
Ben 10ans après, le bilan est quand même mitigé.
Ils sont plutôt contents d’avoir eu le courage de changer de voie, mais pour pas mal, ça n’a pas marché et rebossent comme commerciaux. Ceux pour qui ça a marché, ont un peu de regrets maintenant qu’ils ont une famille et qu’ils voient ceux qui sont restés dans la filière gagner 3 à 4x leurs salaires.
Emilien Long, prix Nobel d’économie, se présente comme le « candidat de la paresse » à l’élection présidentielle. Son programme : sortir d’un « productivisme morbide » en réduisant le temps de travail à trois heures par jour. « Je suis la voix de ceux qui veulent que la vie ne se résume pas au travail, à la croissance, à la consommation », fait valoir ce Marseillais, qui porte des espadrilles et s’exprime parfois depuis son hamac. S’il n’est autre qu’un personnage de fiction – issu du dernier roman d’Hadrien Klent, Paresse pour tous (Le Tripode, 360 pages, 19 euros) – Emilien Long pourrait être l’élu d’une partie de la jeunesse en quête de temps libre. Façon bréviaire de lutte, sa politique répond à des attentes réelles, à mi-chemin entre utopie et pragmatisme.
Après deux années de pandémie qui ont bouleversé nos repères et changé durablement l’organisation du travail, l’envie de retrouver du sens s’accompagne plus que jamais d’un désir de ralentir, de se retrouver. En témoignent les apéros « after-workless » organisés à Nantes par le collectif Travailler moins. Du chômage choisi – et non subi – à la retraite anticipée, en passant par une simple réduction de son temps de travail, toutes les options sont envisagées pour lever la tête du guidon.
Lire aussi Serge Latouche : « La décroissance vise le travailler moins pour travailler mieux »
En ce mardi d’octobre, une quinzaine de jeunes sont réunis dans l’espace de coworking La Cordée sur Erdre, à trois minutes de la préfecture de Loire-Atlantique. Au milieu des kayaks et des transats qui garnissent cet appartement haussmannien, on boulotte des croissants au beurre à 19 heures, avec encore du pain sur la planche. « Pourquoi/pour quoi dé-travailler ? » ; « Comment dé-travailler ? » ; « Freins et blocages au dé-travail » : chacun avance de table en table pour faire mûrir une réflexion à la fois individuelle et collective.
« Rentiers frugalistes »
« Dé-travailler, c’est diminuer volontairement son temps de travail contraint, sans exploiter celui des autres, introduit Matthieu Fleurance, 30 ans, membre cofondateur du collectif. On veut aller vers une démarchandisation du temps et repenser nos modes de vie, dans un mouvement anticapitaliste, voire post-capitaliste. ». « Retraité précoce non-milliardaire » comme il aime à se définir, le trentenaire prône une forme de radicalité et de décroissance personnelle – à l’encontre des « rentiers frugalistes » qui misent sur des investissements financiers ou immobiliers.
Fils d’un ouvrier en boucherie et d’une employée de bureau à La Poste, Matthieu Fleurance a intégré très tôt « la culture de l’économie ». « Jusqu’à mes 25 ans, j’ai économisé à mort sans savoir pourquoi », raconte-t-il. Aujourd’hui, le Nantais a 30 000 euros de côté et touche le revenu de solidarité active (RSA), qu’il considère « comme un revenu de base ». Selon ses calculs, il n’a besoin que de 500 à 600 euros par mois pour vivre : « Et je me prive jamais, précise-t-il. Je ne subis pas ce truc. Je me fais un resto quand je veux. »
Comme Matthieu, chacun peut calculer son « RIB » (pour « revenu induit par ses besoins »), et convertir cette somme d’argent en un temps de travail nécessaire. Cela permet « d’arrêter de perdre sa vie à bien vouloir la gagner », détaillent Les écoloHumanistes, blogueurs et auteurs de Vivre avec moins pour vivre heureux (Rustica, 2019), qui proposent ce type de projets à partir d’infographies. L’enjeu environnemental revient pour tous comme un refrain : travailler moins, c’est gagner moins et donc consommer moins, produire moins et mieux prendre soin d’une planète en péril.
Pression sociale et culpabilité
Diplômé d’un master en gestion de l’université de Nantes, Matthieu Fleurance est inscrit en CAP boulanger depuis la rentrée – non pas pour obtenir un CDI dans une boulangerie, mais pour travailler librement, en choisissant ses missions. Puisqu’il voit le salariat d’abord comme une contrainte, le trentenaire invite à la « rébellion joyeuse des jeunes » dans l’ouvrage Va t’faire vivre (« Epoque Epique » chez Marabout, 320 pages, 22,90 euros), coécrit avec ses amies Justine et Mahault et signé de leurs seuls trois prénoms.
Mais il faut oser ne pas bûcher autant que les autres. Surtout quand on a fait de belles et longues études et que les parents en attendaient davantage de leur progéniture. Les « dé-travailleurs » rencontrés à l’apéro répètent en boucle le ras-le-bol de la « pression sociale », de même qu’une « grosse culpabilité », confrontés à une forme de tabou qui entoure le travail.
Lire aussi Article réservé à nos abonnés Marie-France Hirigoyen : « La pression sociale nous coupe de nous-même »
J’ai une thèse 4ans de post-doc, ma nana pareil sans les post-doc. Depuis 3 mois au chomage, j’aide ma compagne dans son atelier, je vois des amis, j’apprend un nouveau langage de progammation.
Fini le stress de la performance, les mails à deux heures du matin, la compétition acharné, les voyages en tgv deux fois par semaine pour pouvoir voir être en famille. Fini la bibliometrie, fini l’élitisme imbécile.
Merci les gars, c’était sympa mais je vais tenter ma chance ailleurs.
Je suis passé aux 3/5eme par choix. J’ai la chance d’être bien payé sur ces 3 jours.
Ça me laisse l’opportunité de faire des plus longs week-ends, ou surtout en ce moment de bosser sur ce que je veux.
Dans mon domaine (le dev), les postes à 5j/semaine commencent à devenir louches.
Je pense qu’il y a aussi un biais a prendre en compte qui est ce que nos parents ont fait.
Fils d’ouvrier j’ai eu la chance après mon BEP/bac pro d’aller à la fac et obtenir un master.
Mes parents on toujours bosser comme des acharnés, pas de vacances chaque économies étaient réinvesti dans la pierre.
Au final ils sont à la retraite et travail tjrs car ils ne savent faire que ça et ont pas de hobbies à côté.
Ils ont des prêts de maisons qu’ils louent et donc ne profite pas de leurs rentes. Ils compte mnt peut être tout vendre pour avoir un pécule et prendre leur retraite en campagne.
Et à côté on a nous qui avons gagné un poste et un salaire très correct, on vit pareil qu’eux sans faire trop d’effort. Et on pourrait toujours vivre pareil a 80% ou 60%.
Du coup on peut se poser la question de pourquoi se tuer au travail alors que ça t’apporterais rien. A par encore plus d’argent que nécessaire et reproduire le même schéma que nos parents.
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Bon, à prendre avec des pincettes tout de même, visiblement pas mal des jeunes en question ont en vue un héritage qui les met à l’abri du besoin.
Je vais me faire traiter de sale boomer, tant pis !
Mais personnellement, ça me gonfle tous ces gosses de riches qui se taillent la part belle des places dans les grandes écoles, alors qu’ils n’en ont rien à carrer des métiers auxquels elles préparent. À côté de ça, il y a des étudiants issus des classes moyennes qui auraient fait de très bons ingénieurs, mais qui restent sur le banc de touche faute d’être bien orientés et d’avoir le bon réseau.
Ça n’est pas nouveau d’aujourd’hui. C’était déjà comme ça il y a 25 ans.
Mur de paie 🙁
> « Si on reporte le problème du chômage à la gestion de la maison, cela devient absurde : “Mince, la vaisselle est terminée, donc c’est la crise !” »
J’ai bien ri !
Bon sinon oui, dans l’absolu je partage complètement (et je le vis aussi d’ailleurs, d’une certaine façon, étant intermittent spécialisé en post-prod). Mais le profil social très particulier de ces jeunes est difficile à retirer du tableau, on ne voit un peu que ça d’ailleurs aussi dans leurs aspiration (personnes qui veulent du temps pour devenir professeure de yoga ou se spécialiser dans le zéro déchet).
Mais je les rejoins sur ce point : j’ai jamais compris le sens de la “valeur travail”. Surtout que c’est souvent une “valeur emploi”, perso j’ai jamais autant travaillé ni ne me suis autant investi que dans mes projets ou dans des emplois bénévoles. Le salaire a plutôt tendance à foutre la merde dans ma force de travail que l’inverse.
Perso en etant inge j’ai fait le choix du 80% pour vivre mieux effectivement.
L’argent supplémentaire que ca m’aurait donné serait partis a 30% aux impôts donc c’est mieux de profiter d’un jour off de plus.
On est surtout dans un problème d’orientation à mon sens.
Enormement de parents ont poussé ( et la société y incite fortement ) pour que leurs gamins fassent des hautes études , soit médecin , ingénieur , cadre sup , avocat , responsable , directeur.
On met en avant le côté prestigieux de ces postes ( salaire / réputation ) , par contre jamais on vas expliquer le temps de travail lié a ces postes , les responsabilités , la déconnections inexistante de son boulot ( rien que ce point peut faire craquer pas mal de gens ).
On a complètement annihilé l’intérêt pour le travail manuel alors qu’un paquet de personnes s’y épanouissent.
J’ai un pote qui a fait une reconversion finance > Chaudronnerie , ben il en est bien content , il gagne moins mais il bosse 35h , il ne manque pas de boulot , quand il part du taff il n’a pas à y penser tant qu’il n’y a pas remis les pieds , les mails / appels pro , il connaît pas.
Une copine sort d’une grande école de commerce. Dans sa promo, plusieurs personnes se sont vite rendu compte qu’elles ne se voyaient pas faire du conseil ou un truc dans le même genre toute leur vie. Je me souviens d’un de ses potes dont le 1er job était d’aller dans des hôpitaux leur dire qu’ils dépensaient trop et de couper dans les dépenses, il a pas supporté longtemps.
Ils se sont beaucoup reconvertis dans des métiers manuels comme la cuisine, menuiserie, etc.
Ben 10ans après, le bilan est quand même mitigé.
Ils sont plutôt contents d’avoir eu le courage de changer de voie, mais pour pas mal, ça n’a pas marché et rebossent comme commerciaux. Ceux pour qui ça a marché, ont un peu de regrets maintenant qu’ils ont une famille et qu’ils voient ceux qui sont restés dans la filière gagner 3 à 4x leurs salaires.
Emilien Long, prix Nobel d’économie, se présente comme le « candidat de la paresse » à l’élection présidentielle. Son programme : sortir d’un « productivisme morbide » en réduisant le temps de travail à trois heures par jour. « Je suis la voix de ceux qui veulent que la vie ne se résume pas au travail, à la croissance, à la consommation », fait valoir ce Marseillais, qui porte des espadrilles et s’exprime parfois depuis son hamac. S’il n’est autre qu’un personnage de fiction – issu du dernier roman d’Hadrien Klent, Paresse pour tous (Le Tripode, 360 pages, 19 euros) – Emilien Long pourrait être l’élu d’une partie de la jeunesse en quête de temps libre. Façon bréviaire de lutte, sa politique répond à des attentes réelles, à mi-chemin entre utopie et pragmatisme.
Après deux années de pandémie qui ont bouleversé nos repères et changé durablement l’organisation du travail, l’envie de retrouver du sens s’accompagne plus que jamais d’un désir de ralentir, de se retrouver. En témoignent les apéros « after-workless » organisés à Nantes par le collectif Travailler moins. Du chômage choisi – et non subi – à la retraite anticipée, en passant par une simple réduction de son temps de travail, toutes les options sont envisagées pour lever la tête du guidon.
Lire aussi Serge Latouche : « La décroissance vise le travailler moins pour travailler mieux »
En ce mardi d’octobre, une quinzaine de jeunes sont réunis dans l’espace de coworking La Cordée sur Erdre, à trois minutes de la préfecture de Loire-Atlantique. Au milieu des kayaks et des transats qui garnissent cet appartement haussmannien, on boulotte des croissants au beurre à 19 heures, avec encore du pain sur la planche. « Pourquoi/pour quoi dé-travailler ? » ; « Comment dé-travailler ? » ; « Freins et blocages au dé-travail » : chacun avance de table en table pour faire mûrir une réflexion à la fois individuelle et collective.
« Rentiers frugalistes »
« Dé-travailler, c’est diminuer volontairement son temps de travail contraint, sans exploiter celui des autres, introduit Matthieu Fleurance, 30 ans, membre cofondateur du collectif. On veut aller vers une démarchandisation du temps et repenser nos modes de vie, dans un mouvement anticapitaliste, voire post-capitaliste. ». « Retraité précoce non-milliardaire » comme il aime à se définir, le trentenaire prône une forme de radicalité et de décroissance personnelle – à l’encontre des « rentiers frugalistes » qui misent sur des investissements financiers ou immobiliers.
Fils d’un ouvrier en boucherie et d’une employée de bureau à La Poste, Matthieu Fleurance a intégré très tôt « la culture de l’économie ». « Jusqu’à mes 25 ans, j’ai économisé à mort sans savoir pourquoi », raconte-t-il. Aujourd’hui, le Nantais a 30 000 euros de côté et touche le revenu de solidarité active (RSA), qu’il considère « comme un revenu de base ». Selon ses calculs, il n’a besoin que de 500 à 600 euros par mois pour vivre : « Et je me prive jamais, précise-t-il. Je ne subis pas ce truc. Je me fais un resto quand je veux. »
Comme Matthieu, chacun peut calculer son « RIB » (pour « revenu induit par ses besoins »), et convertir cette somme d’argent en un temps de travail nécessaire. Cela permet « d’arrêter de perdre sa vie à bien vouloir la gagner », détaillent Les écoloHumanistes, blogueurs et auteurs de Vivre avec moins pour vivre heureux (Rustica, 2019), qui proposent ce type de projets à partir d’infographies. L’enjeu environnemental revient pour tous comme un refrain : travailler moins, c’est gagner moins et donc consommer moins, produire moins et mieux prendre soin d’une planète en péril.
Pression sociale et culpabilité
Diplômé d’un master en gestion de l’université de Nantes, Matthieu Fleurance est inscrit en CAP boulanger depuis la rentrée – non pas pour obtenir un CDI dans une boulangerie, mais pour travailler librement, en choisissant ses missions. Puisqu’il voit le salariat d’abord comme une contrainte, le trentenaire invite à la « rébellion joyeuse des jeunes » dans l’ouvrage Va t’faire vivre (« Epoque Epique » chez Marabout, 320 pages, 22,90 euros), coécrit avec ses amies Justine et Mahault et signé de leurs seuls trois prénoms.
Mais il faut oser ne pas bûcher autant que les autres. Surtout quand on a fait de belles et longues études et que les parents en attendaient davantage de leur progéniture. Les « dé-travailleurs » rencontrés à l’apéro répètent en boucle le ras-le-bol de la « pression sociale », de même qu’une « grosse culpabilité », confrontés à une forme de tabou qui entoure le travail.
Lire aussi Article réservé à nos abonnés Marie-France Hirigoyen : « La pression sociale nous coupe de nous-même »
J’ai une thèse 4ans de post-doc, ma nana pareil sans les post-doc. Depuis 3 mois au chomage, j’aide ma compagne dans son atelier, je vois des amis, j’apprend un nouveau langage de progammation.
Fini le stress de la performance, les mails à deux heures du matin, la compétition acharné, les voyages en tgv deux fois par semaine pour pouvoir voir être en famille. Fini la bibliometrie, fini l’élitisme imbécile.
Merci les gars, c’était sympa mais je vais tenter ma chance ailleurs.
Je suis passé aux 3/5eme par choix. J’ai la chance d’être bien payé sur ces 3 jours.
Ça me laisse l’opportunité de faire des plus longs week-ends, ou surtout en ce moment de bosser sur ce que je veux.
Dans mon domaine (le dev), les postes à 5j/semaine commencent à devenir louches.
Je pense qu’il y a aussi un biais a prendre en compte qui est ce que nos parents ont fait.
Fils d’ouvrier j’ai eu la chance après mon BEP/bac pro d’aller à la fac et obtenir un master.
Mes parents on toujours bosser comme des acharnés, pas de vacances chaque économies étaient réinvesti dans la pierre.
Au final ils sont à la retraite et travail tjrs car ils ne savent faire que ça et ont pas de hobbies à côté.
Ils ont des prêts de maisons qu’ils louent et donc ne profite pas de leurs rentes. Ils compte mnt peut être tout vendre pour avoir un pécule et prendre leur retraite en campagne.
Et à côté on a nous qui avons gagné un poste et un salaire très correct, on vit pareil qu’eux sans faire trop d’effort. Et on pourrait toujours vivre pareil a 80% ou 60%.
Du coup on peut se poser la question de pourquoi se tuer au travail alors que ça t’apporterais rien. A par encore plus d’argent que nécessaire et reproduire le même schéma que nos parents.
Donc je comprends ces gens.