„La crise a culminé au début de 2019, quand le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, avait rencontré en France un meneur des « gilets jaunes ».“
Sur la photo il est juste derrière Draghi.
C’est une excellente nouvelle ! Nous avons des choses à gagner ensemble. Il faut sortir de l’illusion du couple européen franco-allemand qui ne fonctionne plus. Angela Merkel s’apprête à tirer sa révérence. Il est temps de mettre un terme à notre fascination névrotique pour l’Allemagne.
Nos chers voisins font cavalier seul en Europe depuis trop longtemps. Les économistes appellent ça d’ailleurs « la politique non coopérative » de l’Allemagne. Ils considèrent que, loin de « converger » et de s’intégrer progressivement à celles de ses partenaires, la politique économique menée depuis plus de 10 ans par la principale puissance de la zone euro a été menée en solo et a provoqué non seulement le creusement des déficits commerciaux à la mesure de ses gigantesques excédents mais aussi la désindustrialisation de la France et de l’Italie.
Espérons désormais que ce traité implique une coopération réaffirmée et concrète entre la France et l’Italie. J’espère aussi que ce nouveau couple franco-italien deviendra un moteur fédérateur en Europe et qu’il fera plus de poids face aux pays du Nord, notamment les Pays-bas qui reprennent bien cyniquement le rôle des Britanniques qui était tenu jusqu’à alors.
Faut faire comme le V4, faire un plus petit groupe de pays membre de l’UE qui coopèrent encore plus étroitement.
Faire une alliance latine entre le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Roumanie et la France. (Après pour nos amis roumains c’est chaud, ils sont loin des 4 autres)
Excellente, excellente nouvelle !
L’Italie est le pays le plus proche de nous en terme de structure industrielle et d’économie : ce qui est bon pour eux est bon pour nous.
L’Italie est aussi le pays le plus proche de nous en terme de géopolitique : ce qui est bon pour eux, est bon pour nous. Et surtout, ils ont les même craintes et problèmes que nous (en gros, la frontière sud).
Enfin, l’Italie c’est un pays avec lequel la France à de nombreuses entreprises partagées. L’un des derniers fabricant européens de semi-conducteur par exemple, [STMicrolectronics](https://en.wikipedia.org/wiki/STMicroelectronics), est le résultat de la fusion du français Thomson et de l’italien SGS, tout deux trop petit au début des années 90 pour espérer tenir la route dans les décennies qui suivent.
Le résultat est pas dégueu puisque effectivement la boite à réussi à survire a la pire période pour cette industrie en Europe et ils sont aujourd’hui les derniers à maitriser l’ensemble du processus sur le continent.
Bref, du tout bon. Ca nous resitue encore plus comme leader européen et on s’écarte de l’Allemagne qui à décidément des intérêts trop divergents des notre pour qu’on puisse continuer à être dans le même bloc au sein de l’UE.
4 comments
„La crise a culminé au début de 2019, quand le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, avait rencontré en France un meneur des « gilets jaunes ».“
Sur la photo il est juste derrière Draghi.
C’est une excellente nouvelle ! Nous avons des choses à gagner ensemble. Il faut sortir de l’illusion du couple européen franco-allemand qui ne fonctionne plus. Angela Merkel s’apprête à tirer sa révérence. Il est temps de mettre un terme à notre fascination névrotique pour l’Allemagne.
Nos chers voisins font cavalier seul en Europe depuis trop longtemps. Les économistes appellent ça d’ailleurs « la politique non coopérative » de l’Allemagne. Ils considèrent que, loin de « converger » et de s’intégrer progressivement à celles de ses partenaires, la politique économique menée depuis plus de 10 ans par la principale puissance de la zone euro a été menée en solo et a provoqué non seulement le creusement des déficits commerciaux à la mesure de ses gigantesques excédents mais aussi la désindustrialisation de la France et de l’Italie.
Espérons désormais que ce traité implique une coopération réaffirmée et concrète entre la France et l’Italie. J’espère aussi que ce nouveau couple franco-italien deviendra un moteur fédérateur en Europe et qu’il fera plus de poids face aux pays du Nord, notamment les Pays-bas qui reprennent bien cyniquement le rôle des Britanniques qui était tenu jusqu’à alors.
Faut faire comme le V4, faire un plus petit groupe de pays membre de l’UE qui coopèrent encore plus étroitement.
Faire une alliance latine entre le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Roumanie et la France. (Après pour nos amis roumains c’est chaud, ils sont loin des 4 autres)
Excellente, excellente nouvelle !
L’Italie est le pays le plus proche de nous en terme de structure industrielle et d’économie : ce qui est bon pour eux est bon pour nous.
L’Italie est aussi le pays le plus proche de nous en terme de géopolitique : ce qui est bon pour eux, est bon pour nous. Et surtout, ils ont les même craintes et problèmes que nous (en gros, la frontière sud).
Enfin, l’Italie c’est un pays avec lequel la France à de nombreuses entreprises partagées. L’un des derniers fabricant européens de semi-conducteur par exemple, [STMicrolectronics](https://en.wikipedia.org/wiki/STMicroelectronics), est le résultat de la fusion du français Thomson et de l’italien SGS, tout deux trop petit au début des années 90 pour espérer tenir la route dans les décennies qui suivent.
Le résultat est pas dégueu puisque effectivement la boite à réussi à survire a la pire période pour cette industrie en Europe et ils sont aujourd’hui les derniers à maitriser l’ensemble du processus sur le continent.
Bref, du tout bon. Ca nous resitue encore plus comme leader européen et on s’écarte de l’Allemagne qui à décidément des intérêts trop divergents des notre pour qu’on puisse continuer à être dans le même bloc au sein de l’UE.