Affaire Paty : un prof suspendu pour avoir mis en cause l’Éducation nationale se dit “estomaqué”

11 comments
  1. C’est quand même un petit peu ironique de censurer quelqu’un lors d’un événement pour la liberté d’expression. Ça sent tellement la franchise et le républicanisme tout ce qui se passe dans ce gouvernement…

    Edit: j’adore ce passage

    >(…) nous nous insurgeons qu’il lui soit reproché de les avoir exprimés”, stipule le texte, signé par 53 enseignants et agents de l’établissement.

  2. Le mec ne respecte pas la loi en public face à un gouvernement qui ne tolère pas la critique et demande à l’administration de ne rien laisser passer. Faut pas s’étonner des sanctions. Je trouve ça assez moche de jouer sur l’émotion, d’autant que le devoir de réserve nous préserve de pas mal de conneries.

  3. Ahhh la liberté d’expression à la française et ses millions de conditions comme la loyauté à son employeur. La loyauté du dit employeur par contre … 😅

  4. > Contacté par L’Express, le rectorat de l’académie de Besançon précise que “ce professeur a été sanctionné par suspension à titre conservatoire suite à l’utilisation d’un outil institutionnel et professionnel de communication, en l’occurrence l’environnement numérique de travail (ENT) à des fins de diffusion de propos personnels qui n’ont rien de pédagogiques”. Et le rectorat d’insister : “C’est bien dans ce cadre là qu’il a été sanctionné et non pas pour ses propos”. Selon l’institution, l’enseignant aurait déjà fait l’objet d’un blâme “pour des publications inappropriées sur les réseaux sociaux”, sur un tout autre sujet, en décembre 2020.

    Donc en fait il n’a pas été suspendu pour ses prises de position, mais par le fait qu’il utilise une ressource pédagogique pour un usage plus personnel. Je suis d’accord sur le principe : l’ENT n’est pas Twitter. Ce qu’on y écrit en tant que professeur engage également son établissement.

    D’ailleurs, les collègues cités dans l’article qui réagissent ne contestent pas le fait qu’il soit puni, mais seulement la sévérité de cette punition. Donc quand le professeur dit que l’EN “muselle et sanctionne les enseignants qui osent justement exercer ladite liberté d’expression”, c’est de la mauvaise foi.

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