Un sans-abri aspergé de gaz lacrymogène au Bourget : deux policiers d’Épinay suspendus

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  1. *Par Nathalie Revenu*

    *Le 26 juillet 2022 à 18h16*

    « Les fonctionnaires une fois identifiés feront l’objet d’une suspension », avait promis la préfecture de police de Paris, le 15 juillet. Elle indiquait aussi avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, pour faire toute la lumière sur le comportement pour le moins controversé d’un équipage de police dans la nuit du 14 au 15 juillet, à 4 heures du matin, au Bourget (Seine-Saint-Denis). Un sans-abri avait été gazé par la police qui patrouillait à bord d’un véhicule sérigraphié.

    Le retour de bâton n’a pas tardé. « Deux fonctionnaires identifiés (sur les quatre qui se trouvaient à l’intérieur du véhicule) ont été suspendus par l’autorité administrative », indique le ministère de l’Intérieur.

    Une procédure judiciaire pour violence avec armes par personne dépositaire de l’autorité publique a par ailleurs été ouverte.

    Ces policiers ne sont pas en poste au commissariat de La Courneuve, compétent sur Le Bourget, « mais ce sont des policiers du commissariat d’Épinay. Ils étaient au Bourget en renfort pour des violences urbaines », précise une source policière. Le chef de bord, un brigadier, a été mis en retrait. Dans une rue déserte, il avait, dans un premier temps, dépassé le piéton, pour ensuite faire marche arrière, s’arrêter à sa hauteur et redémarrer. Même mesure pour l’auteur présumé du jet de gaz lacrymogène : une gardienne de la paix. Sous le coup d’une double enquête judiciaire et administrative confiée à la police des polices, ils sont entendus ces jours-ci.

    Ces images, filmées la nuit même par un habitant, avaient profondément choqué. Raquel Garrido, députée LFI, avait écrit au préfet de police une lettre dans laquelle elle détaillait le déroulement des faits et concluait : « De tels agissements de la part des forces de l’ordre sont intolérables d’autant plus que l’attitude de ce monsieur n’était visiblement pas menaçante ». L’homme qui souffre de graves troubles psychiques aurait jeté une bouteille selon un témoin.

    **La victime hurle de douleur et s’effondre**

    La vidéo montrait une voiture siglée « police nationale » faire marche arrière, stopper à la hauteur d’un passant, l’asperger de gaz lacrymogène et redémarrer aussi sec, à l’angle de l’avenue de la Division-Leclerc et de la rue du Commandant-Baroche. Les fonctionnaires n’étaient pas descendus du véhicule comme en témoigne l’enregistrement. On ne voit qu’un puissant jet s’échapper de l’arrière de l’habitacle. Mais on devine un bras tendu par la vitre ouverte qui projette le gaz irritant en plein visage.

    La victime hurle de douleur, fait quelques pas et s’effondre sur le trottoir, lâchant les deux gros sacs qu’elle tenait à la main. Si aucune plainte n’a été enregistrée, l’homme a pu être identifié : âgé d’une quarantaine d’années, c’est un sans-domicile-fixe, prénommé Julien.

    « Il est suivi depuis de nombreuses années par les services sociaux de la ville. Il est sans abri depuis une vingtaine d’années. Il ne fréquentait pas un foyer en particulier. Il préférait vivre dans la rue », précise le maire DVD, Jean-Baptiste Borsali. On le voyait déambuler dans le secteur où il a été agressé, non loin de l’église. Affecté de graves troubles mentaux, il lui a été impossible de raconter de façon intelligible l’agression. Il n’a pas porté plainte. « On va en justice quand on est inséré dans la société. Lui, il est dans la rue. C’est une personne très vulnérable. L’urgence est de lui apporter un traitement social », estime Raquel Garrido.

  2. > Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises :

    > 2° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

    > 7° Par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission ;

    > 10° Avec usage ou menace d’une arme ;

    > Les peines sont également portées […] à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende lorsqu’elle est commise dans trois de ces circonstances.

    Allez, on prend les paris sur ce qu’ils vont prendre ? Moi je vote pour 1€ symbolique, et on leur file le vestiaire dont la charnière coince un peu. Tout autre verdict serait évidement une attaque intolérable des islamogauchistes sur notre grande police républicaine.

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