La fronde contre les paquebots géants, très polluants et énormes consommateurs d’énergie, gagne la cité phocéenne. Les habitants des quartiers nord, qui vivent avec ces mastodontes amarrés sous leurs fenêtres, organisent la résistance.
« Furtive » n’a pas froid aux yeux. Elle ne craint pas non plus de se jeter à l’eau. Le 14 juin, cette jeune activiste qui tient à se présenter sous son pseudonyme, son « nom de combat », dit-elle, plutôt que sous sa véritable identité, a réussi avec quinze de ses camarades du mouvement écologiste Extinction Rebellion et du collectif Stop Croisières à interdire l’entrée du port de Marseille au plus gigantesque navire de tourisme au monde, le « Wonder of the Seas ». Ce mastodonte, long de 362 mètres, soit près de la moitié du bassin du Vieux-Port, fait la taille d’un immeuble de 20 étages et peut transporter jusqu’à 9 300 personnes (7 000 passagers et 2 300 membres d’équipage), l’équivalent d’une municipalité comme Bandol, Evian ou Honfleur.
« La Merveille des mers », en bon français, est une délirante ville flottante dotée de 20 restaurants, 14 bars, 2 casinos, 4 piscines, 10 jacuzzis, des toboggans, un théâtre, des murs d’escalade, des simulateurs de surf, un minigolf, une tyrolienne, et même… une patinoire. Dernier-né de la compagnie Royal Caribbean, ce paquebot géant, construit dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, a beau faire la fierté de son armateur, il n’en constitue pas moins une aberration écologique, sa consommation en fioul étant tout aussi démesurée que sa taille.
A la mi-juin, les militants ont préparé leur blocus du port de Marseille comme une opération commando. « Nous nous sommes retrouvés en secret à 6 heures du matin aux abords des plages du nord de la ville, raconte “Furtive”. Nous avions plusieurs canoës, que nous avons ensuite accrochés avec des mousquetons à une citerne à eau flottante afin de rester soudés, puis nous nous sommes positionnés devant la passe. » Elle poursuit :
“« Quand nous avons contacté les autorités par [radio] VHF pour les prévenir que nous bloquions le port, ils nous ont répondu : “C’est une blague ?” »”
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La fronde contre les paquebots géants, très polluants et énormes consommateurs d’énergie, gagne la cité phocéenne. Les habitants des quartiers nord, qui vivent avec ces mastodontes amarrés sous leurs fenêtres, organisent la résistance.
« Furtive » n’a pas froid aux yeux. Elle ne craint pas non plus de se jeter à l’eau. Le 14 juin, cette jeune activiste qui tient à se présenter sous son pseudonyme, son « nom de combat », dit-elle, plutôt que sous sa véritable identité, a réussi avec quinze de ses camarades du mouvement écologiste Extinction Rebellion et du collectif Stop Croisières à interdire l’entrée du port de Marseille au plus gigantesque navire de tourisme au monde, le « Wonder of the Seas ». Ce mastodonte, long de 362 mètres, soit près de la moitié du bassin du Vieux-Port, fait la taille d’un immeuble de 20 étages et peut transporter jusqu’à 9 300 personnes (7 000 passagers et 2 300 membres d’équipage), l’équivalent d’une municipalité comme Bandol, Evian ou Honfleur.
« La Merveille des mers », en bon français, est une délirante ville flottante dotée de 20 restaurants, 14 bars, 2 casinos, 4 piscines, 10 jacuzzis, des toboggans, un théâtre, des murs d’escalade, des simulateurs de surf, un minigolf, une tyrolienne, et même… une patinoire. Dernier-né de la compagnie Royal Caribbean, ce paquebot géant, construit dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, a beau faire la fierté de son armateur, il n’en constitue pas moins une aberration écologique, sa consommation en fioul étant tout aussi démesurée que sa taille.
A la mi-juin, les militants ont préparé leur blocus du port de Marseille comme une opération commando. « Nous nous sommes retrouvés en secret à 6 heures du matin aux abords des plages du nord de la ville, raconte “Furtive”. Nous avions plusieurs canoës, que nous avons ensuite accrochés avec des mousquetons à une citerne à eau flottante afin de rester soudés, puis nous nous sommes positionnés devant la passe. » Elle poursuit :
“« Quand nous avons contacté les autorités par [radio] VHF pour les prévenir que nous bloquions le port, ils nous ont répondu : “C’est une blague ?” »”